« Jésus pleure sur Haïti »
cité de Jean Vanier

Bonjour à vous tous, mes chers amis lecteurs du Papotin, hé oui je vous reviens après six mois de silence et je suis content de vous retrouver et de partager mon vécu. Merci à vous tous qui m’avez exprimé votre plaisir à lire mes textes.

Pour la deuxième fois consécutive je vous entretiendrai sur Haïti! Que j’ai revu oh avec difficulté; la douleur que je ressentais était tellement vive que très souvent je compatissais en me disant « Pauvre Haïti ».

J’ai beaucoup médité durant la semaine sainte vécue là-bas, et comme le disait récemment le célébrant à St-Clément de Bishopton, pour grandir il faut VOIR ensuite RÉFLÉCHIR et finalement AGIR.

Je vous ai exprimé mes sentiments dans Le Papotin d’il y a six mois. Érosion des montagnes déboisées, routes impraticables et dangereuses. C’est la très grande misère que ce peuple vit. On y voit mourir sur le bord d’une rue, en plein centre-ville, une personne âgée d’environ 60 ans causé par une malnutrition.

Les jeunes expriment leurs souffrances par des actes de violence envers de mes amis en mission là-bas. Des brigands sur les routes, détroussent des voyageurs, brisent leur véhicule et vont même jusqu’à tuer les personnes froidement. J’ai appris qu’on kidnappe de plus en plus afin d’obtenir une rançon. Ici je dois dire que je me suis trouvé, pendant plus de 2 heures, dans une situation assez vulnérable. On aurait pu très facilement me faire disparaître de la circulation. Mais…ce fut tout à fait le contraire, on m’a rendu service, hautement traité ma foi comme un V.I.P. ( Very Important Personne ).

J’ai VU, j’ai RÉFLÉCHIS, faut AGIR maintenant Armand.

J’accorderai mon aide à six ingénieurs étudiants de l’université de Sherbrooke qui vont construire un bâtiment multi-fonctionnel où les jeunes vont y apprendre divers métiers. Le financement est assuré à 80% du coût de la construction par la fondation Paul Gérin Lajoie; l’autre 20% est fourni par la ville de St-Marc. Il manque seulement 50,000 $ pour défrayer les dépenses des six volontaires : logis, nourriture et transport pendant huit mois. Et c’est plein, plein de gestes du genre, accomplis par des gens, tout à fait bénévolement.

Quels beaux exemples, allons Armand Jeanson agi.

À bientôt mes amis,

par Armand Jeanson