Le système immunitaire (SI) permet à notre organisme de se défendre contre les envahisseurs (bactéries, virus,...). Il permet aussi d'éliminer les cellules anormales qui apparaissent périodiquement dans l'organisme. Si ces cellules anormales ne sont pas éliminées, elles peuvent mener à un cancer. Notre système immunitaire nous protège donc contre les maladies.

 

ANATOMIE DU SI
DÉFENSES NON-SPÉCIFIQUES
Antigène, anticorps, CMH
Réponse cellulaire
Réponse humorale
Sélection clonale
Barrière externe Complément
-

 

Les organes du système immunitaire

Passer la souris sur le nom de l'organe pour visualiser sa position dans le corps humain.

Amygdales : Situées dans la cavité buccale, les amygdales servent à détruire la plus grande partie des envahisseurs qui entrent par l'air ou les aliments.

Ganglions lymphatiques : Situés dans tout le corps le long des vaisseaux lymphatiques, les ganglions filtrent la lymphe et en éliminent les envahisseurs.
Moelle osseuse : Site de maturation des lymphocytes B.
Rate : Située sur le côté gauche, la rate est un siège de prolifération des lymphocytes. C'est le plus gros des organes lymphoïdes.
Thymus : Situé dans le bas du cou, le thymus est le site de maturation des lymphocytes T. Surtout actif pendant l'enfance, le thymus s'atrophie avec l'âge.
Vaisseaux lymphatiques : Situés dans tout le corps, les vaisseaux lymphatiques transportent la lymphe.

Les cellules du système immunitaire

Les cellules impliquées dans la défense de l'organisme sont les globules blancs, aussi appelés LEUCOCYTES. Ils circulent dans le sang et la lymphe : ce sont nos soldats. On en compte plusieurs types ayant des fonctions spécifiques.

 

Tableau des leucocytes

 
Nom
% des leucocytes totaux
Fonction principale
Granulocytes neutrophiles
40-70%
Phagocytose des bactéries
Granulocytes éosinophiles
1-4%
Destruction des vers parasites
Granulocytes basophiles et mastocytes
0.5-1%
Libération de médiateurs chimiques (réaction inflammatoire)
Lymphocytes B
20-45%
Production d'anticorps (réponse humorale)
Lymphocytes T
Attaque des cellules infectées (réponse cellulaire)
Monocytes
4-8%
Phagocytose (les monocytes se transforment en macrophages dans les tissus)

 

Le système de défense non-spécifique ne peut pas distinguer les agents infectieux les uns des autres. Les défenses non-spécifiques comprennent la barrière externe et la réaction inflammatoire.

 

La barrière externe

Elle est constituée de la peau et des muqueuses. Lorsque celles-ci sont intactes (sans écorchure), elles forment une barrière physique qui empêche l'entrée des envahisseurs. La sueur et le sébum rendent la peau légèrement acide (pH 5), ce qui limite la propagation des microorganismes sur la peau. Le mucus sécrété par les cellules des muqueuses emprisonne les envahisseurs, ce qui facilite leur phagocytose par les macrophages. Finalement, la très grande acidité de l'estomac permet d'éliminer la majeure partie des envahisseurs qui entrent dans notre corps par la nourriture.

 

Les protéines antimicrobiennes

Les sécrétions du corps humain comme les larmes, la salive et les sécrétions vaginales contiennent une enzyme appelée le lysosyme. Le lysosyme a la capacité de détruire les bactéries.

L'interféron est une autre protéine antimicrobienne qui fait partie des défenses non-spécifiques. Une cellule infectée par un virus sécrétera des interférons, qui sont des petites protéines. Les interférons diffusent alors vers les cellules voisines (qui ne sont pas encore infectées par le virus). Sous l'influence de l'interféron, les cellules voisines vont synthétiser des protéines qui vont interférer avec la multiplication du virus lorsque celui-ci les infectera. Cela a pour but de limiter la propagation du virus.

 

La réaction inflammatoire

L'entrée de microbes par une blessure provoque une réaction inflammatoire. Celle-ci est caractérisée par les étapes suivantes :

 
  1. Lésion du tissu et entrée de microbes
  2. Libération de médiateurs chimiques (histamine) par les basophiles et les mastocytes
  3. Dilatation des vaisseaux sanguins environnants
  4. Augmentation de l'apport sanguin (rougeur, chaleur)
  5. Migration des phagocytes (neutrophiles, macrophages) vers la lésion
  6. Phagocytose des microbes
  7. Libération de facteurs de coagulation
  8. Cicatrisation

Cliquez sur l'image pour voir un schéma complet.

 
 

 

Le système du complément est composé d'une vingtaine de protéines, qui circulent dans le sang sous une forme inactive. Lorsque ces protéines sont activées, elles jouent un rôle autant dans la défense non-spécifique que dans la défense spécifique. Voyons d'abord les quatre rôles du complément.

 
  • Lyse des cellules étrangères
  • Facilitation de la phagocytose (opsonisation)
  • Augmentation de la réaction inflammatoire
  • Attraction des phagocytes (chimiotactisme)
 

Lorsqu'une cellule étrangère, par exemple une bactérie, entre dans le corps, il y a production d'anticorps contre elle (voir réponse humorale). Les anticorps produits vont se fixer à la cellule étrangère. À ce moment, une protéine du complément va lier deux anticorps adjacents (qui sont attachés à la cellule étrangère). Cette liaison va activer la protéine du complément, qui à son tour, va activer une deuxième protéine du complément, et ainsi de suite. On appelle cette chaîne d'activation une activation en cascade. Les protéines du compléments activées vont s'associer pour former un complexe d'attaque membranaire (CAM) qui va s'insérer dans la membrane plasmique de la cellule étrangère. Ce CAM formera ainsi des trous dans la cellule étrangère, entraînant la mort par une lyse cellulaire. Cette voie d'activation du complément qui nécessite une liaison aux anticorps est appelée voie classique.

Il existe une seconde voie d'activation du complément appelée voie alterne. Celle-ci n'exige pas la coopération des anticorps. Le reste de l'activation se fait comme décrit précedemment.

Cliquez ici pour voir un schéma de la voie classique du complément.

Un autre rôle du complément est de faciliter la phagocytose des cellules étrangères. L'opsonisation (du latin savourer), c'est l'enrobage des cellules étrangères par des protéines du complément ou par des anticorps. Cela facilite la phagocytose par les macrophages car ceux-ci peuvent se lier aux protéines du complément ou à la portion constante des anticorps.

Certaines protéines du complément, lorsqu'elles sont activées, vont contribuer à la réaction inflammatoire en se liant à des cellules contenant de l'histamine, entraînant ainsi la libération de ce médiateur chimique (voir réaction inflammatoire).

Finalement, certaines protéines du complément, lorsqu'elles sont activées, vont attirer les phagocytes vers la région infectée. On appelle cela du chimiotactisme.

Si vous ne voyez pas le menu, cliquez ici pour retourner à la page d'accueil.