Ces arts martiaux japonais, hautement traditionnels, sont enseignés sous l'autorité de Maître Alain Floquet, 8e dan Kyoshi d'Aikibudo et 7e dan de Kobudo de l'école Katori Shinto Ryu.

L'Aikibudo et le Kobudo (techniques d'armes) sont deux facettes d'un même art. Si ces deux disciplines peuvent être étudiées séparément, il faut cependant souligner que c'est leur étude conjointe qui permet de multiplier les potentialités du pratiquant. Elles sont très complémentaires, et les relations entre le mouvement de la main et celui du sabre sont multiples. L'une apporte davantage en ce qui concerne l'assise du corps, le sens de la précision, la rigueur; l'autre met l'accent sur la disponibilité du corps et de l'esprit, la rapidité, la souplesse, la sûreté du jugement. Toutes les deux insistent sur la concentration, l'absence de peur, la détermination, l'attitude parfaite et le respect d'autrui.

Dans le Japon médiéval, nombreux étaient les seigneurs rompus au maniement des principales armes de guerre (sabre, etc.), mais la classe dirigeante (chefs de clans, appelés daimyo, grands seigneurs) se devait de posséder des techniques secrètes, sophistiquées, lui permettant de faire face à une agression imprévue. Certains clans mirent au point des méthodes de défense permettant de maîtriser une attaque armée ou non. Le clan Aizu poussa très loin le développement de ces techniques, dont le secret était jalousement gardé. Toutefois, à la fin du XIXe siècle, le Japon avait beaucoup évolué, le temps des samurai en armes était révolu, et le clan, en la personne du seigneur Saigo Tanomo (Hoshiwa), décida d'autoriser l'enseignement de ses techniques à certaines personnes de l'extérieur.

Celui qui fut chargé de cet enseignement, O Sensei Takeda Sokaku, installa son école en Hokkaido (île du nord du Japon) et l'appela Daito Ryu Aikijujutsu. Il eut notamment pour élève celui qui permit le développement fantastique des mouvements Aiki dans le monde : O Sensei Ueshiba Morihei. Devenu professeur du Daito Ryu, Maître Ueshiba eut de nombreux élèves, dont Maître Mochizuki Minoru. C'est ce dernier qui introduisit, en 1951, la pratique de l'Aikijujutsu Ueshiba Ryu (qu'il appelait alors Aikido-Jujutsu du Yoseikan - nom de son dojo) en France. Le premier non japonais qu’il forma à sa pratique de l’Aikido-Jujutsu sur une longue période en son dojo de Shizuoka, était un jeune français : Maître Jim Alcheik. Tout au long de son activité, il enseigna également à d’autres personnalités des arts martiaux japonais, dont pour la part qui concerne l’historique de l’Aikibudo, un des élèves de Maître Jim Alcheik, qui avait également été, en son temps, l’élève et l’assistant de Maître Hiro Mochizuki : Maître Alain Floquet.

Entre temps, Maître Ueshiba avait beaucoup évolué dans sa recherche et avait profondément modifié l'art qu'il enseignait avant la dernière guerre mondiale. Cette mutation avait conduit, vers 1948, à la naissance de l'Aikido. En 1982, Maître Floquet, qui enseignait toujours sous couvert de l'Aikido-Jujutsu du Yoseikan, prit pour dénommer sa pratique, avec l'accord de Maître Mochizuki, le nom d'Aikibudo. En outre, il renoua le contact avec l'école-mère et l'héritier (ou soke) du Daito Ryu, Takeda Tokimune, et intégra cette forme originelle de l'Aikijujutsu dans son enseignement, aux côtés du Katori Shinto Ryu.

Dans l'esprit et la pratique de Maître Floquet, ces trois entités (les techniques fondamentales de l'Aikibudo, l'art du Daito Ryu et celui du Katori Shinto Ryu) sont une seule et même chose et constituent le fondement de l'art de l'Aikibudo.

L'Aikibudo est un art martial dont la pratique est sans complaisance mais aussi sans brutalité. Le terme "bu" ne signifie pas la guerre, comme on l'entend dire trop souvent, mais plutôt la force qui permet la paix.

Ueshiba Morihei
Takeda Tokimune

Le mot kobudo signifie «arts martiaux anciens».

Les armes que nous apprenons à utiliser, et les techniques enseignées sont celles d'une école très ancienne et très respectée au Japon : le Tenshin Shoden Katori Shinto Ryu. L'école est placée sous l'autorité du soke (héritier) Yasusada Shuri no Suke, et de trois maîtres (shihan) : Otake Risuke, Sugino Yoshio et Mochizuki Minoru. Nous étudions le Katori traditionnel sous la direction de Maître Sugino Yoshio, et une forme de Iaijutsu mise au point par Maître Mochizuki Minoru. Leur représentant est Maître Alain Floquet, 6e dan.

Cette école enseigne les techniques de sabre japonais (kenjutsu et iaijutsu), de bâton (bojutsu), de lance (naginatajutsu et yarijutsu), et de nombreuses autres armes. Elle met l'accent sur la disponibilité du corps et de l'esprit, la rapidité, la souplesse, la sûreté du jugement. L'enseignement y est conçu comme une série de kata (suite de mouvements imposés) entre le professeur et l'élève. Le professeur utilise toujours le sabre en bois (bokken ou bokuto); l'élève apprend à utiliser toutes les armes de l'école.

Fondateur du Tenshin Shoden Katori Shinto Ryu
Sugino Yoshio

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