Le sabre jouait un rôle capital dans la vie du samurai. Sa très grande efficacité en faisait une arme de combat de choix. Les deux sabres (daisho) que le samurai portait insérés dans sa ceinture reflétaient son rang social et concrétisaient les aspects spirituels liés à sa vie de guerrier. Aussi, le sabre était-il considéré comme l'âme du samurai.

La main gauche servait à donner de la puissance aux frappes, et la main droite à diriger les coupes. Au combat, le samurai utilisait un sabre présentant une lame plus longue et plus incurvée, et une poignée également plus longue. Ce type de sabre amplifiait les mouvements de la lame et augmentait la puissance de coupe. Durant la période Edo, les lames sont devenues plus courtes et moins incurvées.

Le katana (sabre long) et le wakizashi (sabre court) étaient portés à l'extérieur. À l'intérieur, seul le wakizashi était porté en tout temps et même placé à côté du lit pendant la nuit. Le samurai ne se séparait jamais de son sabre qui constituait sa plus précieuse possession.

Dans le Japon féodal, religion et art étroitement mêlés président à la naissance d'un sabre. Arme d'essence divine, le sabre est considéré comme l'âme du samurai; rien n'est donc trop beau pour cette lame au profil harmonieux
qui ne doit connaître "que la soie ou le corps de l'ennemi..."
(Daniel Gony)

Les parties du sabre japonais

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