Le moment de la journée le plus favorable à l'entraînement physique est le matin, dès le réveil, lorsque l'esprit et le corps sortent du repos entièrement disponibles.

La pratique matinale de l'activité physique met en forme pour la journée et l'acquis technique est nettement plus conséquent que celui issu de l'entraînement effectué tard le soir.

La respiration abdominale (diaphragmatique) est la respiration type de certaines philosophies ou de certains arts martiaux d'Extrême-Orient. Sa pratique permet la matérialisation d'un centre où se rassemblent les énergies et les lignes de force.

Ce centre est considéré par les occidentaux comme le centre de gravité du corps humain. Pour les orientaux, c'est le centre des émotions de la vie sensitive, créatrice et rationnelle.

Sur le plan pratique, le fait de respirer vers le bas avec le diaphragme abaisse la masse intestinale, et en conséquence abaisse le centre de gravité ce qui renforce l'équilibre et stabilise le "centre" où vont prendre appui tous les efforts fournis. (Alain Floquet)

La tenue - L'Aikibudoka porte une veste (type judo) et un pantalon blancs. Ce vêtement est appelé non pas kimono mais keikogi (vêtement d'entraînement). Il comporte également une ceinture blanche. Le pratiquant qui n'a pas encore atteint le 1er dan est un kyu. Après le passage du 1er dan, il devient un yudansha et porte alors un hakama (pantalon souple traditionnel) noir ou bleu foncé.

Les techniques - Les techniques sont nombreuses, et chacune peut se faire sur un grand nombre d'attaques, ce qui multiplie les combinaisons possibles. Pour ses débuts, le pratiquant apprend d'abord à se déplacer (tai sabaki), puis à chuter (ukemi), pour se lancer ensuite dans l'étude des éducatifs qui prépareront la voie à l'accomplissement de quelques mouvements simples aboutissant à des chutes arrière; les projections en chute avant viendront plus tard. Le pratiquant devra rapidement mémoriser les termes japonais employés.

Les principes de chute - Trois principes fondamentaux peuvent être mis en oeuvre pour faire chuter le partenaire :
1. Le premier, qui est aussi le plus répandu, consiste à porter une clé sur une articulation du partenaire tout en lui laissant une seule voie d'évitement de la douleur : la chute.
2. Le deuxième, moins fréquent et plus difficile pour un débutant, consiste à créer et accentuer le déséquilibre du partenaire, jusqu'à ce qu'il chute. Le déséquilibre peut être obtenu par interposition de son propre corps (mouvement de hanche de type judo) ou par un simple mouvement en traction ou en poussée, d'un bras, d'une épaule, etc.
3. Le troisième, réservé aux pratiquants confirmés, est en fait une application particulière du deuxième principe. Il s'agit de créer le déséquilibre en accrochant le partenaire et en se jetant au sol pour le faire chuter par-dessus soi. C'est ce qu'on appelle un sutemi (sacrifice de son corps).

La tenue - Le Kobudo se pratique en keikogi jusqu'au 2e kyu inclus. Une fois reçu à l'examen de premier kyu, le pratiquant porte un hakama bleu nuit. À partir du 1er dan, il porte également une veste bleue.

Les techniques - Cette école enseigne les techniques de sabre japonais (kenjutsu et iaijutsu), de bâton (bojutsu), de lance (naginatajutsu et yarijutsu), et de nombreuses autres armes. L'enseignement y est conçu comme une série de kata (suite de mouvements imposés) entre le professeur et l'élève. Le professeur utilise toujours le sabre en bois (bokken ou bokuto); l'élève apprend à utiliser toutes les armes de l'école.

Le débutant apprend tout d'abord le maki uchi, sorte de frappe enroulée sur le bras, qu'il répétera un nombre incalculable de fois tout au long de sa pratique. Il apprend également les positions des gardes fondamentales (kamae). Ensuite, il étudie un premier kata éducatif (ken no kata), qui lui permet de pratiquer les techniques des frappes élémentaires.

Cette phase achevée, l'étude du Katori débutera réellement. Le contenu de l'école est si vaste, que son enseignement peut remplir une vie.

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