Maillard, Charles-Adrien (p. 530 et 531)

Né le 11 mars 1873 à Montreuil-sur-Mer (Pas-de-Calais), décédé le 14 février 1939 à Montréal. Peintre, dessinateur et prêtre. Charles-Adrien Maillard, de père journaliste et musicien, étudia au Petit Séminaire d'Arras (Pas-de-Calais) et à l'université catholique de Lille (Nord). À Arras, il aurait profité des conseils d'un certain De Retz (peut-être Eudes-Alfred-François Retz, peintre né à Arras en 1857). Il interrompit ses études pour faire son service militaire. En 1896, il émigra à Saint-Boniface (Manitoba), et après un séjour à Saint-Alphonse (Manitoba), il termina ses études au Grand Séminaire d'Ottawa. Le 19 mai 1901, il était ordonné prêtre à Saint-Norbert (Manitoba) où il fut vicaire en 1901-1902. Il assuma les mêmes fonctions à Saint-Lazarre (Manitoba) de 1902 à 1905, et fut ensuite envoyé en Saskatchewan, où il fut curé de Wolseley (1905-1917), puis de Gravelbourg (1917-1939). Nommé prélat domestique en 1929, il se retira temporairement à Granby (Québec) vers 1937-1938.

En tant qu'artiste, Maillard est surtout connu pour avoir brossé de grands ensembles picturaux destinés à des églises et, dans le contexte de l'Ouest canadien, son activité rappelle celle de Mgr Émile Grouard*. Maillard consacra une dizaine d'années environ à l'ornementation de l'église de Gravelbourg. Terminé vers 1932, ce vaste projet comprend sept scènes bibliques dans le sanctuaire, les tableaux de la voûte illustrant le Gloria in excelsis, un Chemin de Croix et des tableaux réservés à la vie de sainte Philomène, patronne de la paroisse. La cathédrale de Regina (Saskatchewan) profita aussi des talents de Maillard et se dota entre autres d'une Glorification de Marie (1934).

La paroisse de Gravelbourg a publié une plaquette illustrée à la mémoire de son ancien curé et de ses tableaux (Éveline Gaucher, coordonnatrice, La cathédrale, Gravelbourg, Saskatchewan, s.l., 1976). On peut consulter un dossier sur Maillard, préparé par J.-P. Paré, au Musée du Séminaire de Québec.

Au Québec, l'artiste a laissé les huit scènes bibliques et le Chemin de Croix de la cathédrale Sainte-Cécile à Valleyfield. Il a également touché au portrait, et l'archevêché de Saint-Boniface possède celui qu'il fit de Mgr A. Langevin (1898). Par ailleurs, le 30 mai 1923, La Presse de Montréal publia un croquis de Mgr Z.-H. Marois de sa main. Enfin, on lui doit une photographie de Mgr O.-E. Mathieu et le portrait peint de Mgr Villeneuve, archevêque de Québec (1932). On trouve des œuvres de Charles-Adrien Maillard en outre au Musée du Séminaire de Québec.

ALLAIRO8 - BENEZI76 - DAFAMULA - FREMON80 - INVVAL85 - JJMLDEVO 1932.11.19; 1939.02.14 - JJMLPRES 1923.05.30; 1932.02.24 - MACDOCAN - MOMORIBC - WAGAIM70

MATHEY, Jean... >>