Poèmes de Claire-Andrée.

Petit papillon argenté

D’où viens-tu petit papillon argenté?
Était-ce bien toi, cette vilaine petite chenille
Rampant sur l’herbe humide,
Sous les yeux d’une petite fille effrayée?
Ayant pour seule réalité de t’écraser pour mieux s’enfuir…
Jadis, cette petite fille apeurée, c’était  moi!  
 
Mais, où étais-tu pendant tout ce temps?
Moi, qui croyait t’avoir oubliée.
Laisses-moi t’imaginer…
Partir pour te faire une beauté!
Laisses-moi m’envoler…
Partir vers mes rêves oubliés!  
 
Si quelqu’un m’avait expliqué…
Si quelqu’un m’avait montré…
Qu’il fallait toujours respecter la beauté et la liberté,
Toi, tu aurais pu me montrer la vie…
Moi, j’aurais pu te protéger des dangers…
Ensemble, toutes les deux, nous aurions appris!  
 
Que me dirais-tu, si tu pouvais me parler?
Même si de la parole tu n’as pu hériter.
« Expliquez au monde entier ce qu’est la liberté -
Et qu’il faut toujours respecter… malgré les dangers! »  
 
Où irais-je avec toi, si je pouvais voler?
Même si d’ailes je n’ai pu hériter.
« Montrer aux enfants du monde entier où se trouve la vérité -
Et qu’il faut toujours espérer… malgré les dangers! »  
 
Où vas-tu, maintenant, petit papillon argenté?
Était-ce bien toi, cette petite chenille esseulée
Volant aujourd’hui dans ce ciel ensoleillé,
Sous les yeux d’une femme émerveillée?
Ayant pour seule réalité de se rapprocher pour mieux t’admirer…
Aujourd’hui, petit papillon, c’est toi qui es apeuré!  
 
Petite chenille, tu m’apeurais
Petit Papillon, tu m’émerveilles!
De l’innocence d’une enfant
À l’émerveillement d’une femme…
Parfois, seul un regard suffit!  
 
Jamais des ailes ne me pousseront!
À toi, jamais la parole ne te sera donnée!
Alors, cesse de me taquiner petit papillon argenté…
Et, vole vers ta liberté.
Dans le silence de mes rêves trop longtemps oubliés, 
 
Je te parlerai!  
 
Claire-Andrée
15 juin 2001.
 

 

Douce Folie... 

Je ne suis pas une grande femme
Pas plus qu'une femme grande
 
 Mais mon cœur lui est grand
Si grand qu'on s'y perdrait dedans
 
 Viens n'ais pas peur d'y entrer
Il ne veut pas t'étouffer
 
 Il ne demande qu'à t'aimer
Mais, ne viens pas pour le briser
 
Car il est déjà si émietté
Qu'il pourrait s'écrouler
 
Et étendre sur ma vie 
Cette douce folie
 
Qu'est de vivre pour aimer.
 
 
Claire-Andrée
12 juin 2001.

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