d'André Labrosse (Epervier)  

Les valises.

Alité dans l’attente morbide d’une fin totale.
Le regard livide sans expression humaine.
Chambre glaciale, odeur malsaine, disgracieuse.
L’appel tragique, un silence étouffé, personnel.

On offre la prière, s’agenouiller humblement.
L’impossible à accepter, sensation d’étouffement.
Sortir, solution espérée, un papa à l’agonie.
Le désir d’alléger cette peine incroyable, effroyable.

Ce couloir aux couleurs mesquines, révoltantes.
S’éloigner vitement puis une voix impersonnelle :
« Monsieur, vous oubliez les valises, Monsieur! »
Comment répondre à une telle insulte injustifiée?

Saisir le téléphone, rejoindre maman, absolument
Puis lui dire l’inconcevable, le noir non accepté.
Raccrocher le combiné, partir vraiment
Et oublier surtout les maudites valises.

André, épervier
Septembre 2009

L’effeuillé

Les feuilles se déchirent méchamment.
Le vent agresse ces branches affolées.
L’arbre titube dans un désordre curieux.
Corps frisquet, l’esprit n’est que déroute.

Cependant l’image colorée apaise mes angoisses.
L’envol d’un espoir allège mes bras fatigués.
Je suis carcasse virevoltant dans l’inconnu.
Malgré tout, un ciel bleu chasse le grisâtre.

Les feuilles m’enveloppent d’une assurance inégalée.
Je respire avec satiété une certaine délivrance.
Terre fragile, j’endors mes incapacités
Humant l’insolence de mes propos.

André, épervier
Septembre 2009

Fleurs apprivoisées

Fleur femelle, ton calice m’enveloppe à ravir.

Tes odeurs charment, l’arôme ultime pour m’éblouir.

Une brise caresse ta tige, un spectacle embaumant.

La gracieuseté de l’instant, un toucher charmant.


Fleur mâle, la fierté de tes pétales, un régal!

Le sublime, un fleuron incontesté, l’ornemental.

Jouissance d’une présence reproductive, savoureuse.

Se déployer, la beauté masculine, juteuse.


Fleur hermaphrodite, nature complexe à comprendre.

Un duvet mystérieux qui se déploie sans attendre

À la recherche de son identité, couleurs diverses.

Le mérite de s’arrêter malgré mille averses.


Fleurs des pois, le mâle recherché, grandeur physique.

L’élégance assurée, boutonnière magique.

Pollinisation approuvée, inflorescence.

Des regards non modérés, douce cadence.


Fleurs en pot, de l’eau, je vous en prie!

L’asphyxie totale, se déployer m’Amie!

Près de la fenêtre, souffrance, chaleur silencieuse.

Se retirer, un peu d’ombre, vie spacieuse.


Fleur cultivée, la conduite assurée, coloris magnifiques.

La bienséance aveugle, des semences aristocratiques.

D’une droiture exemplaire, la royauté avantagée.

Légère timidité, fleuraison non fanée.


Fleurs de rhétorique, l’ombrelle odorante.

Des mots légers, une gerbe palpitante.

La flore des phrases, bouquetière de rimes.

Royauté d’une plume qui s’exprime…


Fleurs du mal, déchirure du poète, le spleen dévasté.

Vacillement d’une écriture, un paradis désespéré.

La luxure morbide, le flétrissement cervical.

Fraîcheur malodorante, espoir floral.


Fleurer malgré tout l’existence d’une beauté flexible.

Floraison, l’épanouissement à la mesure du tangible.

Fleurage, un piétinement gracieux, la volupté.

Floralies, tu m’entoures sans épines vers l’éternité.
 

André,épervier
04 août 2008
 

La chambrette.-

 Une berçante qui vacille un corps rompu.

La terrible solitude d’un silence morbide.

À peine quelques sons, des murmures pénibles.

L’angoisse de survivre, le pourquoi de l’existence.

 

Une cécité agonisante, une surdité affligeante.

L’instinct de poursuivre malgré l’impossible.

Et l’horloge continue son tic-tac inlassable.

Le cœur libère l’espoir en un désespoir.

 

Puis vint le temps où le combat est inutile.

L’âme se déchire indéniablement, souffrance.

L’incapacité de continuer, un mouroir torride.

Charpente inanimé, les secondes essoufflées.

 

Le rappel d’une vie passée, peut-on s’esclaffer?

S’abstenir ou effacer ses « tiroirs secrets ».

S’engouffrer irrémédiablement dans une impasse.

Mourir tout simplement sans comprendre.

 
André,épervier
13 mai 2008
 

 

Espoir vernal

Des arômes souhaités à la mesure d’une nature.

Un vent léger caressant un souffle d’azur.

Le contentement de penser, sourire divin.

Parcourir le vent glissant un esprit serein.

 

Le dégel surprenant, le verdâtre amusant.

Les arbres frétillent, désir charmant.

L’objectivité de comprendre cette véracité.

Un spectacle silencieux, gestes charmés.

 

Et l’on perdure dans un calme espéré.

L’esprit se nourrit d’un renouveau accepté.

Plaisir de cheminer, un merci à la terre.

Un cadeau splendide loin des chimères.

 

Les oiseaux sautillent d’une joie grandiose.

La valse des amours, le partage des roses.

Loi cosmique qui continue son empressement

Dans l’espoir d’un rythme… éternellement!!!

 
André,épervier
13 mai 2008
 

 
Cocaïne

Neige, tombe la neige.
Puissants flocons, ondulations furieuses,
Mousse blanche, candide.

Froid, froidure persistante.
Le mal, gelure de l’âme.
Un corps en l’alarme.

Tempête, air siffloté, nuitée.
Aboiements, refuge lointain,
Marche pénible, faibles pas.

Yeux à peine écarquillés,
Lune chétive, chemin gelé,
Foyer adulé, repos mérité.

Dehors, poudrerie, canon aveuglé,
Danse virevoltée d’une neige folle.
Porte close, sommeil demandé.


 
André,épervier
29 novembre 2007
 
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Le mendigot.-

Tu sens l’urine, l’odeur des pauvres.
Tes haillons décrivent ton misérabilisme.
Le trottoir infect, ton parcours difficile.
Tu craches le sang, couleur d’habitude.

Sac au dos, tu transportes ta vie
Dans un silence secret et indécent.
Tu traînes une puanteur morbide.
Yeux vitreux, tu caches ta honte.

Tête baissée, ton monde froid et esseulé;
La nourriture dans un corps flasque.
Un râlement pénible, lèvres mauves;
Des mains gercées, cicatrices sanguinaires.

Tu trépignes, le vent caresse ta saleté.
On s’éloigne de ta disgrâce éhontée.
Le rejet social, un regard hautain;
De la méfiance, des pas rapides.

La nuit veille ton cadavre vivant.
La glaçure plonge ton cerveau malade.
Quelques hésitations étouffées, la main aidant
Et soudainement, la délivrance espérée.

Note : Le mendigot (mendiant)
 

André,épervier
29 novembre 2007
 
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Poétisation.-

Une plume fragile dans l’imagination d’un poète ému.
Une page bien blanche, un sourire assuré, composition.

Le bonheur réel de l’écriture, un décor sublime des mots.
L’encre bleue se dessine avec empressement, un délire.
Continuer sans s’arrêter, un plaisir divin.

La main décisive décrivant le sentiment honorable.
Des formes convexes, des syllabes merveilleuses.
La syntaxe approuvée, un doux velours.

La grammaire respectée, vieil adage de la parole.
La beauté calligraphique, lecture silencieuse.
Un cœur fortuné, glisse ma joie effrénée.

La métaphore enjolivée, le jeu incomparable.
Musique lexicale, le propos accepté.
L’état d’âme, le plaisir, l’enfantement.

L’aura poétique, l’esprit habillé, richesse.
La divinité de l’esprit, l’accord parfait.
L’eudémonisme, un régal, la douce rime.

La caresse, l’anthologie rêvée, l’apothéose.
L’œuvre enfin achevé, le désir de recommencer.
D’autres pages, assurément, au gré du vent.

 
André,épervier
18 mars 2007
 
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Lisibilité.-
 
Un bouquin cadenassé, déposé sur un lit déchiré.
Le regard perceptible, l’inertie de l’instant visuel.
La pause incroyable, l’envie de saisir le joyau.

Couverture cicatrisée par des mains fort solennelles.
Le toucher sensuel, l’odeur du vécu sans contredit.
De la majesté, la possession, l’emprise du savoir.

Ouvrir les mots dans la connaissance magnifique.
Pages jaunies, l’ultime prophète d’une vie remplie.
Les yeux éblouis, la curiosité d’une merveille syllabique.

S’asseoir pour déguster le plaisir de l’esprit.
Patauger ses doigts entre les mots magiques.
Lire la satisfaction d’un récit incomparable.

Sourire dans un silence, satisfaction béatifiée.
À la lueur de l’émotion, parcourir l’écrin doré.
Être vrai jusqu’à la fin, histoire assurée.

 
André,épervier
18 mars 2007
 
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La poésie, vous connaissez?

Votre main sensible saisit une plume émouvante
Avec force et témérité. L’esprit commence à s’éveiller,
À s’agiter fébrilement dans l’empressement d’une création
Littéraire. Un monde syllabique s’ouvre au grand plaisir du
Poète émerveillé. Un léger sourire de satisfaction au-delà des mots
Glissant par enchantement dans une poésie parfumée. La feuille
Innocente, vierge en tout point, s’habille d’une encre expressive
À l’aube d’un lexique approuvé. Le départ s’effectue, l’émotion
S’accentue, le vécu apporte la sensibilité de l’expression écrite.
Le tableau dessine une conception lettrée où l’extase absolue offre
Un bonheur inégalé.
La joie immense de défiler gracieusement ses écrits dans un silence
Merveilleux et accepté. L’œuvre s’agite facilement avec une agilité
Déconcertée. Le rythme s’intensifie y ajoutant la satisfaction incontestée.
Au grand malheur du poète, l’élan s’atténue et un décor littéral s’ouvre
Dans une constatation jouissive. La création littéraire est terminée dans
Une lecture des plus poétiques. Le désir profond de partager ces moments
D’émotion. Vint le plaisir de répandre sa versification aux yeux épris par
Le plaisir des mots…
Cher poète, que ta fébrilité ensorcelle tes idées pour l’éternité!

André,épervier
18 mars 2007
 
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L’Halloween

Visages colorés, bigarrés en cette nuit.
Déguisement en des rires moqueurs.
Petits pas d’enfants aux visages de suie.
Murmures craintifs, provocateur.

Vent frisquet, lumières multicolores.
Sorcières enflammées, chaudron boucané.
Friandises demandées dans ce décor :
Linceul sanguinaire, yeux horrifiés.

Malgré tout, des sourires enjoués.
On piétine les parterres macabres.
Portes ouvertes, petits sacs engouffrés.
De la joie, de vives palabres.

De retour, dégustation de bonbons.
Plaisir partagé, monstres fantomatiques.
Fête réalisée entourée de gentils cartons.
Nous voilà épouvantails, diaboliques
 
André  Labrosse (Épervier)
27 septembre 2006
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Automnale

Averse mensongère, gouttelettes vitreuses.
Usurpateur, viscosités sinueuses.
Ténacité, chasseresse d’un été emmailloté.
Oppression squelettique , des branches bécotées.
Méchanceté parmi les coloris incolores.
Nudité d’un vent bruyant, bicolore.
Amusement des feuilles, indiscipline.
Lavement des cumulus, adrénaline.
Évaporation d’une main orpheline.

 
André  Labrosse (Épervier)
27 septembre 2006
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Lettre à mon père.

Ce mot tendre glisse sur mes lèvres émues.
J’aurais tant aimé le dire avec volupté et passion.
Plutôt un silence, un muret infranchissable.
Deux êtres étouffés par l’incompréhension du moment.
Un étranger maquillé sans oser dire nos vérités.
De la solitude entre deux hommes en débandade.
Disgrâce d’amour, de la douleur impraticable.

Un lit d’hôpital, enfin de l’émotion grandissante!
Un regard soudainement expressif, de belles paroles…
Un sourire merveilleux, se comprendre subtilement.
Un Papa humain dans une conversation extraordinaire.
La douceur atmosphérique, un détail non subtil.
Être heureux dans un contact sincère et bénéfique.
De l’amour paternel, conviction aveugle.

Par un après-midi, le malheur d’une mort certaine.
Un long corps étendu sur un drap impersonnel.
Déception atroce, un retard incalculable à comprendre.
Presque la fin, il ne reste que la prière terrestre.
Un départ… un couloir froid et démuni d’affection.
La réalité d’un « joyau à jamais perdu », malheur!

Nostalgie, la raison bafouée, pleurs étouffés.
Un beau souvenir dans un écrin jalousement étoffé.
Le pathétique d’une vie entière, des émotions incontrôlables.
Une vie continue Papa malgré une fin trop rapide…
De la substance au prochain rendez-vous de ta personne.
Un espoir divin, je le désire au plus profond de moi-même.
Cher Papa, simplement un au revoir, je l’espère…

 
André  Labrosse (Épervier)
27 septembre 2006
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L’abus

Des mains vieillies ont cajolé ma peau de jouvencelle.
Douze ans!!! L’innocence d’un corps fragile.
L’illusion de mon enfance à jamais sans appel.
Trahison, envahissement, sensation puérile.

Silence morbide, solitude amère d’un toucher.
Mes faibles seins, un trophée à ce vil cerveau.
Ma vie entachée à peu de frais, je suis blessée!!!
Des larmes secrètes, quatre murs sans écho.

Vie austère, perturbation d’un esprit saccagé.
La vie s’effiloche dans un noir implacable.
Le corps maladif n’est plus jouissance parfumée.
De la rancœur voilée, gestes inexplicables.

Chemin rocailleux à comprendre l’injustice.
Enfin la parole, délivrance d’un terrible mal.
Vivre et non survivre, nulle supplice.
Esquisser un certain sourire plutôt banal.

Aujourd’hui de l’espoir, souffrances expliquées
Le trémolo d’une voix émotive, douce révolte.
Lourde peine, souvenirs bafouillés.
Rideau fermé, existence désinvolte…

De la douleur, encore de la douleur, rien que de la douleur…
 
André  Labrosse (Épervier)
27 janvier 2006
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Sénescence

Peur de vieillir, ma main vacille dans l’incertitude.
Je tremblote par crainte de mots malveillants.
Dépendance de esprit, pénible servitude.
Le corps tressaille, gestes indécents.

Refuge d’un lit non moelleux et saccagé.
La peau crevassée par la douleur constante.
Je pleure en silence, yeux mouillés.
La parole éteinte, raison déficiente.

Mes pas chancelants, on ceinture ma vie.
Plus de gestes élégants, l’animal dompté.
La peur, la hantise démentielle, le mépris.
L’esclave sénile dans l’urine inondée.

Jours douloureux, nuages persistants.
Le ciel n’apporte plus ses joies égayées.
De la passivité, solitude, de l’encens.
La mort approche, délivrance parfumée.

Nuit orageuse, le souffle étouffé.
Pupilles vacillantes, une mort tragique.
Cercueil blanchâtre, squelette inanimé.
Enfin le doux retour d’une vie angélique…
André  Labrosse (Épervier)
27 janvier 2006
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Haikus(4)
(poèmes exotiques)
 
Une bague d’or
Dans un ru fort mugissant.
Tout près, petit pas. 
 
Au loin, un élan.
Chasseur, tirez dans le vent!
De la vie, merci! 
 
Le chat brille d’amour.
Ronron, tu dors mon chaton.
Et vlan! Le beau rat. 
 
Maman, où es-tu?
Une ombre sans voile.
Un regard , c’est toi? 
 
Boîte aux lettres,
Un message attendu
Et passe la nuit. 
 
Chien adorable.
Le maître le flatte, hum!
Inséparables! 
 
Mon cher petit-fils
Cajole son pépère.
Vite! Un mouchoir. 
 
Le coq crie l’heure.
Un œil ouvert à la vie,
L’autre à la mort. 
 
Vol de passerins
Sous un ciel charmants « zorré-zorré »
Applaudissements! 
 
Canards sur le quai
Bronzés au soleil, chanceux.
J’approche, l’envol. 
 
André  Labrosse (Épervier)
16 mars 2005
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L'arrivée
 
L’enfant arrive… une mère en pâmoison.
Respiration plus ordonnée, plus d’indécision
Mai voilà que sa présence se transforme en cauchemar.
Paroles méchantes, un contact bien en retard.

La famille n’existe plus, son monde se referme à soi-même.
Vie gâchée, déroute; hors de son cerveau le mot « je t’aime ».
Son arme. La menace; incompréhension d’une famille éprouvée.
Elle s’éloigne de cette cellule car « l’ennemi » est bousculé.

La fleur se dessèche, la sève n’abreuve plus le cerveau.
Elle ne fait que survivre dans sa rancune, de ses maux.
Une branche disloquée, l’arbre est démuni de sa beauté.
Eloignement, solitude, plus d’approche, plus de baisers.

Espoir en silence d’une Maman qui a trop pleuré.
Spectacle désolant, le parfum de l’amour s’est envolé.
La trace s’efface mais le pardon existe dans la vie.
Il suffit de s’approcher et de réparer ses débris…

André Labrosse (Épervier)
05 avril 2003
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Belle Isabelle

Mon cœur danse, mon esprit chancelle
Des mots d’amour sous une échelle.
Aucune malédiction, ma tendre Isabelle.
Je t’attendais sous ta dentelle.
 
Le mâle pavoisait pendant ton absence.
Maintenant c’est la grâce qui m’offense
Dans ce regard indéfini de mon enfance
Devenu charmeur de ta présence.
 
Cheveux d’ébène , tu les caresses à profusion.
Tes seins, un regard sans punition.
Tes lèvres, une tendre et douce communion.
Ta peau, l ‘appel d’une chaude friction.
 
Tu vis dans l’insouciance du lendemain.
Tu aimes les chemins sinueux de ma main.
Tu te fais esclave jusqu’au matin
Et par après, je me dois d’ être malin.
 
Tu patines tes jours au gré du vent.
Tu aimes taquiner et envoûter l’Adam
D’une mesquinerie. Tu t’éloignes tout en chantant.
La fureur de vivre, voilà ton diamant!
 
Par un beau matin, tu t’es approchée de moi.
Tes yeux pathétiques me chaviraient d’émoi.
D’un ton suave, tu me proposais d’être le Roi.
J’ai dit oui à ma Reine sur un drap de soie.
 
Chaque jour, découverte splendide de sa personnalité.
Les lunes passèrent dans un éblouissement savouré.
Aujourd’hui ses cheveux grisonnent, appétissante de baisers
Dans un doux murmure d’une vie comblée.
André Labrosse (Épervier)
23 janvier 2003
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Vision 

Une vie grassement payée par la misère,
Des souffrances accumulées à profusion,
Quelques joies empoussiérées par l’air
Et me voilà humain avec décision.
 
Bataille des cerveaux dans une injustice,
Du mal qui frappe sans avertir aucunement,
Des pleurs qui éveillent la toile trop lisse
D’une âme faible à la vue de ses sentiments.
 
Regard profond à l’encontre d’une vie perdue
Que je chasse avec émoi et sacrilège.
Désir terrible qui ternit mon corps déçu
Par l’amour d’une sagesse qui se désagrège…
 
Silence mortel!  Rien dans la voix!
Mais seulement que du fiel et de l’incertitude.
Jamais plus un son pour me rendre Roi :
De l’indifférence se mêlant à la plénitude.
 
Cœur gonflé qui ne demande que l’amour,
Eloignement de ma timidité à jamais.
Est-ce un destin si lourd?
Il suffirait d’un geste pour y voir une paix…
 
André Labrosse (Épervier)
26 juillet 2002
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 A tante Berthe

Tes cheveux tapissés de blancheur et d’or

Reflètent dans ma mémoire un sincère visage
Dont j’admirais la bonté avec renfort,
L’extase parfaite d’un très beau gage.
 
Tes yeux veillaient à la tendresse de toujours
Car nul ne savait mieux les prodiguer.
La douceur s’accomplissait dans une rêve de velours
Où jamais le mal y venait s’en approprier.
 
Aucune fleur ne savait être aussi tendre
Malgré cette vieillesse qui charmait les années.
Maintenant tout n’est  que calme et cendre
Emportant l’éternel Rose parfumée.
 
Ma main qui tremble d’émoi
N’a que souvenance d’un fabuleux trésor
De jours merveilleux, d’une immense joie
Sachant que tu n’es  que passé dans la mort.
 André Labrosse (Épervier)
26 juillet 2002
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Une vie remplie
 
De mes énormes mains, j’ai souillé la terre.
De par les chemins, j'ai bravé les mers.
 
O toi regarde-moi, regarde ce que je suis :
Fort, robuste dans la force de l’âge!
O toi malin qui se croit en défi,
Méfie-toi de l’humain en paysage!
 
Que penses-tu de mon courage illimité?
J'ai tant connu la boue, la souillure
Que ma vie ternie ne peut que déchirer
Ma peau inodore rendue trop sûre.
 
De mes énormes mains, j’ai souillé la terre.
De par les chemins, j’ai bravé les mers.
 
Plus j’y pense, plus je m’attriste
En regardant défiler mes souvenirs.
J’y pense et je voudrais être juriste
Pour adoucir la misère qui se déchire.
 
De mes énormes mains, j’ai souillé la terre.
De par les chemins, j’ai bravé les mers.
 
Bravant tempêtes et malédictions des eaux,
J’ai voulu appartenir à la race des flots
Qui émotive tellement les cieux.
Je n’ai su aimer que la vengeance.
Pour tenter une sorte de supercherie,
J’ai franchi toute défense
Et la morale en fut bannie.
 
De mes énormes mains, j’ai souillé la terre.
De par les chemins, j’ai bravé les mers.
 
La rage de maudire des années éphémères,
La conscience devenue point facile,
Je traîne mes pieds de poussière
S’enfonçant dans une glaise d’argile.
Le blanc transforma mon manteau
En des rides prononcées et cachées.
Mon corps fut transpercé d’un couteau :
Jamais plus, je ne vis l’imagé.
 
De mes énormes mains, j’ai fini de souiller la terre.
De par les chemins, j’ai trouvé un refuge :  le cimetière
 
André Labrosse (Épervier)
23 décembre 2001
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VIVRE! 

De la vie à s’étouffer d’amour,
De la joie qui se gonfle éternellement,
Des baisers d’une suavité de velours;
C’est moi, rien que moi, simplement…
 
De la chance qui se colle à mon corps,
De l’envie des autres et quelques rires…
Mais qu’importe!  Je n’ai point de remords.
Seulement que de l’amour à offrir!!!
 
De la vivacité au jeu de l’amour infini,
Situation bienfaitrice de toute ma personne.
Que de plaisirs vers un avenir plus que béni!
Que de satisfaction, O ma « Belle Madone »!
   
André Labrosse (Épervier)
23 décembre 2001
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BEAUTÉ  

Douce évasion de mon cœur
Où se glisse un amour des plus chaleureux.
Beauté inassouvie d’une fleur
Qui s’épanouit en des pétales de feu.
 
Baiser que je désire en une fuite désespérée
Pour que le malheur s’évanouisse à jamais.
Etreinte savourée par des mots étouffés
Jalousement gardés dans notre doux palais.
 
Mélange de rêve et de réalité insouciante,
Une vie qui s’achemine dans un bonheur.
Folle envie d’aimer cette biche aimante
Qui s’offre à moi sur un plat de fleurs.  
 
André Labrosse (Épervier)
23 décembre 2001
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SOIRÉE  

Piège d’amour depuis longtemps désiré,
Saveur délectable d’une musique veloutée
Où le cœur s’extasie d’une lèvre aimante
En ces minutes glorieuses et offrantes.
 
Corps dénudé de toutes impuretés insalubres,
De la joie s’y installe ignorant le lugubre
Y faisant place à l’amour de plusieurs nuits
Où l’habitude n’est peu à l’approche du fruit.
Feu crépitant de mille baisers flamboyants,
Je te désire dans une ardeur plus qu’enfant.
Immortalité du geste, c’est l’amour sincère
D’une vie  qui nous offre une belle galère.  
 
André Labrosse (Épervier)
23 décembre 2001
epervier50@msn.com
 
http://epervierlepoete.iquebec.com/
Site Epervier Msn :
http://groups.msn.com/LalionneEpervierDionLabrosse/bienvenue
 

Mon « Moi ».  

Tu es mienne au plus profond de moi,
Tu es ma Reine sous un silence évocateur.
Tu es le joyau qui en fait foi,
Tu es ce que je désire avec ardeur.
 
Tu es ma planche de salut vers l’apogée,
Tu es mon désir frisant la folie.
Tu es mon destin pour y rester,
Tu es mon corps au rythme du défi.
 
Tu es mon soleil, mon sourire, ma gaieté,
Ma force, mon regain, mon espoir de tous les jours.
Tu es tout et plus encore, ma Bien-Aimée;
Tu es un Amour et plus que mille discours…
 
André Labrosse (Épervier)
23 décembre 2001
epervier50@msn.com
 
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