Poèmes de Sylvie Fontaine.

Bonjour à vous

 J’ai le grand plaisir de vous annoncer la parution de mon premier recueil de poésies

 « Rimes et raison  Tome I »

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Voici l'adresse pour visiter mon nouveau blogue

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À bientôt

 Tendresse 

Sylvie


 

Après l'orage
Déconfite, désarmée, blessée
Déroutée, incertaine, vidée.
 
Me rattacher à ma source
Parler moins...............
Moins parler, travailler.
 
Me soigner, me calmer, me détendre
Me centrer, respirer, me reprendre
 
M'aimer,
M'accepter
Me pardonner,
Me laisser guider,
Ma foi cultiver
Ma paix établir
Mon calme chérir.
 
Sachant qu'il y a plus grand que moi
Plus puissant et plus subtil que mon «moi»
 
Sentir Sa présence partout et en tout temps
Bouclier de lumière entourant mon corps physique
Aura d'énergie, prouvant mon origine
Sans la voir je la devine
Je la ressens et j'y baigne
De mieux en mieux chaque jour
Tel un bouclier de force et d'amour.  
Sylvie Fontaine
08/04/2002
 

 

DORS MON PETIT  

Dors mon enfant
Dors d'un sommeil profond,
Tu vogues sur un bateau blanc
Tu planes tout comme un aiglon.
Va, visite des pays sans nom
Dans le passé ou l'avenir
Très loin, au bout de l'horizon
Je veille, tu peux dormir.
 
Et je rêve avec toi hors du temps
Je m'évade, je sors de ma prison
De ta nuit, je capte chaque instant
J'oublie la course des saisons.
J'apprendrai toutes tes chansons
Je t'aime, et j'en oublie de vieillir
Je sens nos âmes à l'unisson,
Je veille, tu peux dormir.  
 
Dans ton repos, tu dis maman
Je frôle doucement ton front
Ton esprit erre au loin pourtant
Ta bouche frémit, me répond
Lien complice de notre union
Sur mes lèvres je sens fleurir
Ton sourire encore en bourgeon
 Dors mon amour, tu peux dormir. 
 
Au pays des rêves, fait-il bon?
Réalises-tu tout tes désirs?
Nulle réponse à ma question.
Je veille petit, tu peux dormir.
 
Sylvie Fontaine
   

JEU DE MOTS 

Je joue avec les mots
Je tente de les dompter.
Ils m'échappent parfois
Me surprennent moi-même
Suivent leur propre voie
Et me créent des problèmes! 
Car on ne sait jamais
Dans quelle oreille ils tombent
Ils peuvent rester muets
Ou sauter comme bombe.
 
On les sème parfois
Dans des terrains incultes
Où le moindre conseil
Prend reflet d'une insulte.
 
Il y en a des doux
Légers comme soupir,
Mais j'adore surtout
Les déclencheurs de rires.
 
Sylvie Fontaine
 
 

 
 
CRUAUTE

Pourquoi l'humain mélange-t-il
Humour et cruauté?
Et sans remords s'amuse-t-il
Pour rire, à faire fâcher?

Cynisme, sadisme ou déraison
On attaque à plusieurs
On tourne en dérision
Sans respect pour le cœur.

Comment l'être peut-il dire
Autant de stupidités
Sous le prétexte de rire
Ou simplement se défouler?

Pourquoi fausser le jeu
Adopter des idées toutes faites
La parole compte-t-elle si peu
Pour les êtres de cette planète?

Si la parole est le propre de l'Homme
Et le différencie de l'animal
Pourquoi s'en servir sans vergogne
Pour détruire ou faire mal?

Je jure de fuir
A partir de ce jour
Tous ceux qui aiment mentir
Et blasphèment l'amour.

Sylvie Fontaine, 
19 avril 1993
 

 
  J'SUIS AMOUREUSE
 
Excusez, j'suis amoureuse!
Le voisin d'à côté
M'est tombé dans l'oeil! 
C'était bien mignon, amusant
Et voilà, déchirant.
J'suis retombée dans le piège
Deux années de suite
Par malheur, dirais-je
J'ai jamais compris vite.
 
J'avais pas besoin de cette bêtise
Et c'est venu comme ça,
Sans que j'réalise.
Je croyais bien sûr
Que ce n'était qu'un jeu
Mais non, c'était plus,
Tout comme un grand feu.
 
Symptômes: peine d'amour
Tous les mauvais côtés,
D'un impossible amour.
Et l'imagination en rut
L'idéalisme s'installe
Dessinant pour demain
L'avenir idéal.
 
Je déteste cette douleur,
Et tente de la dompter
Mêlant raison et sages idées.
Son image revient,
Submergée de tendresse
Mes peurs réapparaissent
Car j'ai le pouvoir de me blesser
De nourrir l'espoir.
 
Mais ce n'est qu'un enfant
Borné et orgueilleux
Il ne vit pas encore mais joue
Au jeu de l'humaine comédie
Des «il faut» des «on doit»
«Ca s'fait» ,«ça s'fait pas».
 
Mais je devine en lui
Un esprit si sensible
Que ça me donne envie
De le voir enfin libre
Heureux, bien dans sa peau
Laissant tomber ses craintes
Et tout ses préjugés
Qui le tiennent enfermé
Mieux que dans une prison
Normalement nommée « une relation »
Et bien, si c’est cela l’amour,
Alors j’en veux pas!
On ne m’enchaînera plus,
Personne n’en a le droit
Et jamais je ne demanderai
La permission de dire,
De voir ou de donner
Car la vie est trop courte
Pour courber l’échine
Sou prétexte de quoi
Je dis qu’on assassine.
 
Sylvie Fontaine, 
1992
 

 
 
AVEC OU SANS TOI !
 
Excuse-moi de m'éloigner un peu
Le temps que la plaie se referme.
Je ne veux plus de tous ces jeux
Je ne veux plus jamais de haine.
 
Je ne veux pas savoir ce qui fut vrai
Encore moins ce qui fut faux
J'ai cru, tant pis si tu mentais
A toi de démêler, d'être bien dans ta peau.
 
Je veux être heureuse et me sentir légère
Je veux croire en la vie
Le passé, le mien, le tien sont derrière
C'est ainsi qu'on grandit.
 
Je veux me retrouver,
Sentir la paix, le calme en moi
C'en est trop, assez, assez
Prends toi-même soin de toi.
 
Je ne suis pas ta conscience
Réponds à tes questions
Calme tes impatiences
Et prends tes décisions.
 
Pour l'instant, je ne suis plus que douleur
Je ne sais plus comment te parler
Je n'arrive plus à atteindre ton coeur
L'ai-je déjà touché?
Dommage, j'ai même un peu peur
Tu me sembles toujours agressé.
 
Le bonheur se bâtit au jour le jour
Avec patience, courage et foi
Je veux vivre entouré d'amour
A tout prix, avec ou sans toi.
 
Tu affirmes tant d'horreurs à ton sujet
Comment puis-je démêler le faux du vrai?
Si tu n'as fait que suivre et tout accepté
C'est dommage, je n'appelle pas ça aimer.
 
Qui sème le vent
Récolte la tempête
Pourquoi perdre du temps
A tenter de paraître?
 
Si tu as agis par peur de, et sans vrai consentement
Si tu pièges les autres pour te valoriser
Tant pis pour toi, c'est alarmant
Car toi seul devra payer.
 
On ne peut être conscient à temps partiel
On se doit de l'être à plein temps
Si tu as dit comme moi sans sincérité
Tant pis, c'est toi qui s'est piégé.
 
Si l'on tente de posséder ou les choses ou les êtres
On ne fait que s'enliser
On ne doit pas non plus que paraître
Son âme on doit manifester.
 
A plusieurs reprises à ta parole tu as manqué
Mais à chaque fois, sincèrement, j'ai pardonné
Pour l'instant, ce bilan me blesse
Où est donc disparue la tendresse?
 
Pourquoi tant de non dits
Et de fausses interprétations
On créé quel genre de vie
Taire, à quoi bon?
 
Les causes sont en nous, et non à l'extérieur
Cesse de pleurer sur un passé révolu
Regarde la vie avec les yeux du coeur
Peut-être que tout n'est pas perdu.
 
Il y a toujours tant à faire
Et tant et tant à donner
Chacun créé son ciel ou son enfer
Tout est question de volonté.
 
Repartons sur une nouvelle voie
N'avons-nous que rêver?
Pas tout, du moins, je crois
Ne vaut-il pas mieux, réaliser?
 
Sylvie Fontaine
juillet 1997
 

ODE AU PRINTEMPS 

Campagne ornée d'un vert si doux
Hommage à la naissance du printemps:
Éclosion de vie, renouveau partout,
Halte éphémère, dans la course du temps.
 
J'admire, j'ouvre tout grand les yeux
J'observe, j'écoute et me recueille,
Pour goûter ce spectacle fabuleux:
La nature quitte son linceul.
 
Les oiseaux ébouriffent leur plumage
Déploient leurs charmes, prélude d'amour,
Ils vocalisent, fiers de leur ramage,
Offrande crépusculaire, à la beauté du jour.
 
Terre et soleil mariant leur puissance
Projettent la sève, et telle une explosion
S'ouvrent les fleurs, bourgeonnent les branches:
Feux d'artifices, magnifique saison.
 
Riches parfums se mêlant à la brise
Dispersez vos effluves doux ou exaltants;
De pluie nourricière le sol s'enivre
La nature étrenne son habit verdoyant.
 
Grisée de beauté, éblouie de lumière
Je lève vers le ciel d'azur les yeux
En moi germe un souhait, une prière:
"Que chacun te contemple, printemps et sois heureux!"

Sylvie Fontaine.


PRINTEMPS 

L'agonie de l'hiver s'effectue lentement
Neige sale de fin de mars
Oh! qu'il naisse ce printemps
Et disperse toute cette crasse.
 
Qu'il nous redonne l'illusion
Qu'en changeant de saison
Ce monde, renaissant à la vie
Ce monde s'embellit.
 
Même Si ce n'est que rêve
Qu'un jaillissement de sève
Aux arbres donne vie
Et nous parcourt aussi
 
Éveillant nos âmes
Dispersant ses charmes
Dans nos cœurs attiédis
Dans nos corps transis.
 
Tout l'hiver le vent
Fut le maître régnant
On le voit défaillir
Sous ce nouvel empire.
 
Bientôt ce vieillard prendra sa retraite
Il devra, à la fin, accepter la défaite
Et ce nourrisson pourra enfin, seul vainqueur
S'occuper de parer la nature de douceur.
 
Si ce petit lutin,
En prenant tout en main
Se mettait dans la tête
De s'attaquer aux êtres!
 
Si de tout ces gens
Aux regards d'hiver
Aux sourires amers
Il en faisait autant!
 
Il engagerait un duel
Avec ces cœurs rebelles
Avec ces corps sans vie
Errants dans leur nuit
 
Et leur injecterait
Tout comme à la nature
Un filtre qui les rendrait
Meilleurs, plus simples, plus purs!
 
Mais voilà qu'il m'ensorcelle
Ce merveilleux printemps
Et de la race humaine
Amplifie les talents.
 
Car pour sentir cette beauté
Qu'il va nous apporter
Il faudrait les rendre sensibles,
Dites-moi que c'est possible!
 
Sylvie Fontaine.
 

Cette page a été révisée le 02 février 2002.

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