Poèmes de Jean-Paul Guillemette  

Laisse
être
ce que doit
et libère
ce qui se cache
en toi !

Libère
l’amour
pour faire vibrer
ton coeur !

Libère
la tendresse
pour envahir
tout ton être !

Libère
l’espoir
pour donner
des ailes
à ta vie !

Libère
l’idéal pour
te faire courir
sur ton chemin !

Libère
ta bonté
pour rendre
plus heureux
tous ceux
que tu rencontres !

Libère
ta paix
pour remplir
le monde !

Libère
ta générosité
pour éloigner
tes limites !

Libère
ton ardeur
pour donner
des élans
à ton agir !

Libère
ton rêve pour
accomplir
tout cela !
 

Jean-Paul
16 janvier 2010


 

 Le tableau

J’ai rêvé d’un tableau bizarre
plein de coups de pinceau
couchés au hasard, sur une toile vierge
en attente de couleurs variées !

J’ai rêvé d’un tableau bizarre
rempli d’images bienfaisantes
venant combler mon être vide
en attente de besoins à satisfaire !

J’ai rêvé d’un tableau bizarre,
suscitant des idées invraisemblables
dans mon esprit troublé
en attente d’une nécessaire paix !

J’ai rêvé d’un tableau bizarre,
générant des sentiments troublants
dans mon coeur blessé
en attente de plaies à guérir !

J’ai rêvé d’un tableau bizarre,
effaçant tous les obstacles
sur ma route à poursuivre,
en attente d’une vie à vivre pleinement !


 
Jean-Paul
30 octobre 2008


 


Sortis de mes entrailles fécondées,
au sein de mon être énamouré,

« M O T S »

tendres et chauds
qui attendrit nos chairs remuées

Sortis de mes entrailles labourées
au sein de mon être blessé

« M O T S »

dont la douceur enrobée de velours
vient guérir par ton baume parfumé

Sortis de mes entrailles remuées
au sein de mon être revivifié

« M O T S »

rouges d’un sang de vie
 

Jean-Paul
27 octobre 2008
 


Mon dernier poème

Mots à jamais enfouis
dans la mémoire du temps,
et que je voudrais avoir écrits,
pour leur donner vie
afin qu’ils demeurent vivants
et se fassent entendre
au coeur d’êtres chers,
ne referez-vous jamais surface
pour faire vibrer le coeur
de ceux et celles qui resteront
après moi, une fois parti.

Car les mots se font rares !
Ils sont là, caché, enfouis
dans une mémoire fatiguée,
surgissant avec peine.
Fruits de l’effort persistant
pour les sortir
comme on déchausse des fleurs,
ils remontent en surface
un après l’autre
jusqu’à celui trouvé juste.
Et un autre, après un autre, trouvés
vont tisser la pensée
en mailles tricotés,
en rang serrés.

Et voilà la pièce achevée
les mots bien rangés
ajustés à la taille voulue,
l’oeuvre terminée
fruit de l’effort persistant
pour la joie de l’esprit.

On l’appelle, le dernier poème.
Mais est-ce bien le dernier ?
En fatigue de tisser,
le tisserand va-t-il s’en contenter ?
On ne se fatigue pas
de tisser d’autres pièces
qu’on veut encore nouvelles;
ne se fatigue pas
de fouiller en des creux reculés
de la mémoire fatiguée
pour trouver
d’autres mots cachés, enfouis,
pour les libérer en grand air
et enfanter de nouveau
un autre poème.


  Jean-Paul
14 août 2008
 

 


Avant toi

Avant toi
je pensais savoir
ce que c’était,
vivre heureux,
aimer et être aimé !

Mais, depuis le jour
où je t’ai rencontré,
ma vie
a basculé
dans un monde
merveilleux
où tout à changé !

Maintenant
je sais que
sans toi
le ciel de ma vie
serait gris et sombre !

sans toi,
notre maison
serait sans lumière !

sans toi,
mon cœur n’aurait plus
ses élans de joie !

sans toi
aimer et être aimé
ne serait qu’un imaginaire
de plus en plus faible !

Aujourd’hui, je sais
plus que jamais que
sans toi
je ne saurais plus vivre !

mon amour !


Jean-Paul
12 août 2008
 


A mon aimée

Tes rires sont cascades joyeuses
aux reflets d'émerveillement

Tes sourires sont dentelles légères
que tu m'offres en présent

Ta tendresse est un collier précieux
dont chaque pierre est diamant

Tes baisers sont gerbes de roses
au tendre parfum envoûtant

Tes regards sont feux de braise
qui me dévorent passionnément

Tes rêves sont plumes de magie
qui me frôlent doucement

Ton amour est trésor de ma vie
Puissé-je le garder longtemps!


Jean-Paul
04 août 2008
 


Ah! que cette beauté

Ah! que cette beauté est belle,
mon âme en est toute énamourée.
Ah! que cette beauté est belle,
l'émotion me gagne, me remplit,
son chant m'envahit, m'inspire.
Est-ce que je vis ? est-ce que je rêve ?
Oui, je rêve que je vis, que je vis !

Ma vie est rivière de joie,
mon cœur est pris de passion.
Ma vie est rivière de joie,
j'en suis tous ennoyé,
suis inondé de sa profondeur.
Est-ce que je vis ? est-ce que je rêve ?
A la joie que je vis, que je vis.

Ma vie est forêt de rêves,
mon esprit en est envahi.
Ma vie est forêt de rêves,
je suis perdu au sein de ceux
qui meurent aussitôt nés !
Est-ce que je vis ? Est-ce que je rêve ?
Aux rêves que je vis, que je vis.

Ma vie est voûte d'étoiles
ma nuit s'écoule éclairée.
Ma vie est parsemée d'étoiles.
Noirceur est comme clarté
pour ma route, ma lente route.
Est-ce que je vis ? est-ce que je rêve ?
À la lumière que je vis, que je vis.

Ah! que cette beauté est belle,
mon âme en est toute vivifiée.
Ah! que cette beauté est belle;
la paix me gagne, m'inonde;
sa douceur m'envahit, m'inspire
Est-ce que je vis ? est-ce que je rêve
Oui, je rêve que je vis, que je vis !
 

Jean-Paul
A la manière de Nelligan.
24 juillet 2005

 


D’une visite faite à Marie

Je vous salue Marie, Notre-Dame !
Oh ! excusez-moi si je n’ai pas frappé
avant d’entrer.....

J’ai entendu dire la grande nouvelle
et j’ai couru par la ruelle
pour vous voir, Notre-Dame
vous et l’enfant blanc.

Et je suis venue
car j’ai encore souvenance
de votre douce doléance
mais n’en parlons plus...
Je suis venu pour vous féliciter
et puis, bien,... pour vous aider
si vous le voulez bien.

Je connais ça vous savez,
ça fait tellement plaisir
montrer le petit
aux amies,
montrer le chérubin
et ses petites mains
et ses yeux bleus
et ses joues roses...
On dirait que l’on montre
nos propres mains,
nos propres yeux,
un peu de notre chair
que l’on prend près du coeur.

Je ne vous dérange pas, j’espère
et ne vous fatigue pas surtout,
Notre-Dame...
Dort-il en ce moment ?
j’aimerais tant...
le voir, l’enfant,
est-ce que.....

- Venez voir, ma mie
où on l’a mis,
c’est ici à côté, voyez !

Comme il est beau !...
Il vous ressemble, mais oui,
ce sont vos yeux tout purs...
Mais... pourquoi, pas de berceau ?

- C’est que ma mie
pas une hôtellerie
n’avait place pour nous
et nous venons de loin
par un pressant besoin.
(L’inscription ordonnée par Hérode à Bethléem)

- Oh ! laissez-moi le prendre
Notre-Dame Marie
et avec mes bras, lui ferai
un berceau.
Oh ! ne craignez pas
je connais ça allez,
j’en ai eu, pas beaucoup, un
mais c’est suffisant
pour donner de l’expérience.

Et d’ailleurs on a ça en nous.
Et puis il aura plus chaud
l’enfant beau
dans mon grand châle bleu.
Votre époux ne dira rien;
d’ailleurs, ça vous reposera
car les premiers jours, allez
on n’est pas encore forte...

Mais vous n’avez pas de châle
pour ces temps d’hiver.
Je vous en ferai un chaud
et je le ferai bleu
tout comme les cieux...

Tiens, prenez le mien
avec votre enfant, tiens...
Ça vous réchauffera
et le châle
et l’enfant

Et là, reposez-vous
car vous devez avoir mal
à la tête, et dans les bras
et dans le dos...
Moi je vais faire la brassée
pour finir la journée.
(En remettant l’enfant à Marie, tu vois sa robe)

C’est votre robe neuve,
celle de vos épousailles,
bleue et votre ceinturon blanc;
et quel beau voile,
c’est du riche lin !
Maintenant je vous laisse
Notre-Dame, Marie,
je vous laisse la “bonne nuit “
avec ma dernière caresse
à l’enfant.
(Marie veut remettre le châle)

Oh ! non, tiens, gardez-le
oui, oui, je suis contente
de vous le donner
vous aurez moins froid ainsi;
ce sera mon cadeau, ça va ?
C’est de tout coeur.
Dormez bien ! C’est l’heure.
Oh ! je le sais, on ne dort pas
les premières nuits,
on est trop heureuse,
on est trop contente,
mais essayez tout de même;
dormez bien !

Je vous salue Marie, Notre-Dame.
Je vous salue,
je reviendrai.
Bonsoir !
 

Jean-Paul
Décembre 2003


A l’intime du coeur,

aux espaces de temps vécus silencieusement,
j’ai souvent rêvé!
Je l’ai souvent rêvée
pure et intense
sans limite et sans retenue,
laissant librement s’exprimer
pensées intimes...
émotions éprouvées...
en transparence cristalline...
joies comme peines,
espérances comme déceptions
élans de vie comme descente profonde,
idéal exaltant autant que lassitude...
toutes tel que vécues
spontanées et sans préméditation...
sans conséquence autre qu’espérance bienfaisante...
sans autre but que de les vivre et les dire
aux moments précis où elles émergent...
sans passé et sans lendemain
mais souvent revécues
et dans l’attente tranquille de les revivre
avec le même élan de liberté...
- . - . - . - . - . - . - . - . - . - . - . -
L’ai souvent rêvée belle et bonne
comme fleur pleinement ouverte au soleil,
transparente de lumière
éclatante de beauté,
exhalant rare parfum
pénétrant tout l’être qui la voit,
d’une indicible émotion...
L’ai souvent rêvée
fleur prenant sa place
dans le jardin de la vie,
sans l’enlever à l’autre à côté d’elle
et que l’autre ne lui enlève pas...
fleur prenant sa part d’air et de lumière
sans en priver l’autre...
fleur puisant
à la même terre sans l’appauvrir
au même coeur sans le partager.
- . - . - . - . - . - . - . - . - . - . - . -
Un jour, Oh! L’heureux jour,
j’ai cru, un moment,
que mon rêve n’en était plus un
et qu’il ne se distinguait pas de la réalité...
et la joie m’a monté au coeur !
et la joie l’a envahi jusqu’à l’éclatement !
- . - . - . - . - . - . - . - . - . - . - . - . -
Qui a brisé mon rêve...
Était-il illusion...
Était-il rêve...
Était-il réalité...
Il s’évanouissait,
revenait,
m’échappait à nouveau...
Je voulais reprendre mon rêve
pour m’y accrocher,
n’y parvenait pas
s’échappant sans cesse,
s’éloignant constamment,
s’évanouissant chaque fois
que je tentais de le reprendre...
Alors, j’eus peur qu’il fut impossible.
Et j’ai eu mal, tellement mal...
Je l’avais tant de temps espéré,
l’avais tant désiré...
il est venu si près !
J’avais pourtant entendu
les mots tendres et chauds...
avais pourtant vu son regard rempli d’émotion... 
 
Alors mon espérance a repris, elle renaissait...
rêve ou réalité,
peu importe...
tu étais là
tour-à-tour confondue,
rêve devenu réalité,
réalité sortie du rêve,
comblant ma longue espérance;
tu étais là, pure, intense, libre...
tu étais là, fleur lumineuse et belle,
suscitant l’indicible émotion...
tu étais là, prenant place
dans le jardin de ma vie...
tu étais là et tu as nom: AMITIÉ ! 


Jean-Paul Guillemette
14 février 2003

 


Aveux !

Quand je pense aux premiers aveux,
ils ont la fougue
des amours qui s’éveillent
au printemps de la vie,
sous la chaleur timide
du soleil du matin !
 
Quand je pense aux aveux répétés,
ils ont l’ardeur
des amours qui se donnent
à l’été de la vie,
réchauffées à la chaleur intense
du soleil du midi !
 
Quand je pense aux aveux murmurés,
ils ont l’intensité
des amours qui s’achèvent,
à la saison des fruits
et des fleurs écloses,
illuminées aux milliers de couleurs
du soleil qui descend !
 
Quand je pense aux aveux silencieux,
ils ont la transparence
des amours éternelles,
au jour sans déclin,
vivifiées à jamais
au soleil de la Vie !
 
Et ces aveux qui jamais ne se taisent,
comme des myriades d’étoiles
aux feux scintillants,
ont parsemé le ciel de nos vies ;
 
et au fil des jours, et au fil des ans,
cent fois, ils ont dit
et cent fois, ont redit,
 
les mots qui ont fait et font encore
la joie de nos coeurs,
les mots :
 
" Je t’aime ! "
 

Jean-Paul 
16 septembre 2002.
 

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