Les poèmes d'Yveline




Matin d’été

L’aurore encore toute brumeuse
Sur les eaux calmes et onduleuses

Le bleuté des nuages qui se lève
Présage une journée de rêve

La douceur du jour qui parait
Vient bercer l’herbe du marais

La barque ce matin, sur les ondes voguera
Rejoindre l’île où mon cœur s’isolera

 

Yveline - février 2004
Dédié à André Julien

 

Le village

Un village endormi
Sous le ciel de minuit

Des toitures bleutées
Aux divines cheminées

Règnent à jamais et dominent
Cette forêt au charme grandissime

Sous la lune claire et luisante
Un chemin le traverse et l’arpente

Pour rejoindre l’horizon
Aux nuages de cotons

Yveline - février 2004
Dédié à André Julien

Le vieux chemin huilé


Le chemin bordé de bocages
Où la lune sombre sans nuages

S’entortille entre les chaumières
Traversant la divine clairière

Les cheminées fumantes de vapeur
Réchauffent le paysage obscur et enchanteur

Quelques oiseaux de nuit virevoltent
Tentant de dénicher quelconque récolte

Le bonheur d’un joli soir d’été
Prendre ce vieux chemin huilé

Yveline - février 2004
Dédié à André Julien

La digue

Sous l’astre de la nuit
Une rivière coule et frémit

Par la digue tout là haut
Elle récupère les grandes eaux

Dans un tumulte bouillonnant
Le long du mur s’écoulant

L’onde calme à cet instant
Prend de l’ampleur et du courant

Donnant du charme au paysage
En protégeant proches villages

Yveline - février 2004
Dédié à André Julien

La couleur de l’amour

Cet être qui se regarde dans l’eau
Contemple la couleur de sa peau

Un soir d’été calme et reposant
Seul contre le soleil couchant

Est ce la couleur de cet endroit
Ou bien sa couleur brune chocolat

Ou est ce le jour tombant
Qui ombre le corps de l’enfant

Les eaux calmes au crépuscule de l’étang
Se mêlent à cette silhouette au corps songeant

Yveline - février 2004
Dédié à André Julien

Juste un moment

Un ciel aux couleurs pastels
Inonde cette campagne d’aquarelle

De la rivière majestueuse descendante
Une cascade blanche et frémissante

Épouse d’un claquement le ruisseau
Qui s’écoule de ses vives eaux !
Sur la rocaille l’onde brillante
Reflète la grange et sa charpente

Au loin quelques petites maisons
Se profilent une à une vers l’horizon

Pur plaisir et moments exquis
Un endroit pareil jamais on ne l’oublie

Yveline - février 2004
Dédié à André Julien

La cabane

La blanche clôture de barbelés
Semble à la rive enchaînée

Gardienne de la cabane abandonnée
Sous la lune blonde d’un ciel étoilé

Les eaux brunes dans le marais glissent
En frôlant la berge où l’herbe tapisse

Le bleuté de la nuit se mire dans le lit
Essayant d’éveiller le pêcheur endormi

La cabane le gardant bien au chaud
Attendant que soleil brille à nouveau

Yveline - février 2004
Dédié à André Julien

Jour d’automne

A 1'aube de ce jour qui arrive
Le pêcheur prend pose sur la rive

La canne à la main il attend avec passion
Que le poisson mordille le bout de l’hameçon

Le chemin longeant argileux
Ressemble étrangement au ruisseau tortueux

La cascade au fil de l’eau jaillissante
Semble mousseuse et ruisselante

Sur les bords de la rive automnale, les masures,
Se font face comme les couleurs de cette peinture

Yveline - février 2004
Dédié à André Julien

Imbattable bonhomme

La neige tombante et virevoltante continue
Les enfants sont toujours dans la rue

Au pied des immeubles ils essaient
De construire un bonhomme très épais

Deux bâtons semblant se dresser lui servent de bras
Comme pour simuler une bataille ou un combat

Les rejetons se fatiguent à coup de pelle
Pour que bonhomme soit de neige éternelle

Mais la poudreuse n’est pas très facile
le manteau de monsieur neige en devient très fragile

Arriveront-ils au bout de leur œuvre
Avant que neige fonde et qu’il ne pleuve

Un échec aujourd’hui ils auront essuyé
Demain il neigera ils pourront recommencer

Yveline - février 2004
Dédié à André Julien

Féerie

Arpentant lentement ma descente
Quelle surprise quelle image étonnante !
A travers les branches du cèdre bleu
Je vis apparaître cet étang merveilleux

Le chemin de halage sous mes pieds
Craque les gravillons de vivacité

Mélange de couleurs boisées
Dans l’eau viennent se reposer

Voile déployée à l’horizon
Navigante de rêve à foison

Un artiste peint l’horizon
Et moi je poétise sa passion

Yveline - février 2004
Dédié à André Julien

Evasion

Petite route en escargot
Nuit d’été où il fait très chaud

Lune pleine vers le haut des côteaux
Eaux plongeantes où dorment les bateaux

Route se faufilant entre les maisons
Devinant les habitants et leurs ronrons

Quelques lumières encore scintillent
Peut être dans l’attente que le soleil brille

En amont en aval le décor est égal
Toute direction est un vrai régal

Une promenade comme celle ci dans la nuit
Jamais on ne voudrait qu’elle soit finie

Yveline - février 2004
Dédié à André Julien

Bonheur d’été

Dans la chaleur de la nuit
Un ruisseau s’enroule à l’infini

Un clapotis tout doucement
Frôle les herbes en s’écoulant

Surmonté d’une forêt de cèdres
Il domine cette soirée de rêve

Passant devant la cabane du pêcheur
Il reflète l’été du bonheur

Rejoignant la chapelle en fond
D’où maintes prières se feront

Pour le passant qui sur la rive
Prendra le chemin pour le suivre

Yveline - février 2004
Dédié à André Julien

Poussière d’étoile

La lune blanche de l’hiver
Couvre le paisible lit de la rivière

Dans la campagne illuminée
Repose neige maculée

La rive pâle et enneigée
Se mire dans les eaux à mi-gelées

Un sentier de perle de glace
En traverse afin que l’on y passe

Deux grands pins se font une toile
En regardant tomber une poussière d’étoile

Yveline - février 2004
Dédié à André Julien

Au bord de la route

Prendre un chemin où mène t il
Cette question est très subtile

Vers un destin utile ou inutile
Vers de meilleurs matins d’avril

La nuit est belle à regarder
Sur cette route abandonnée

Suivre seule la lune descendante
Au bord d’une campagne frissonnante

S’arrêter près de cette grange
Respirer la nature ce doux mélange

Admirer ce virage sinueux
Bordés de vergers majestueux

Ce reflet à la lune magnifique du soir
Brille en attendant le soleil de l’espoir

Yveline - février 2004
Dédié à André Julien

La quarantaine

En quête du bonheur
Je cherche la chaleur

Comme un livre inachevé
Que j’essaie de terminer

Un livre ouvert sur l’humanité
Où j’appose les choses inexprimées

Un à un je couche les mots sur le papier
Pour que mon âme puisse se reposer

A l’aube de la quarantaine
J’ai mis mon cœur en haine

J’aimerais l’y en sortir
Pour à la vie mieux ressurgir

Amours, passions au diapason
Au reste de ma vie auront-ils raison

Yveline - janvier 2004.


à Micheline

Toujours très calme, jamais une plainte
Toi grande dame, tu es une sainte

La maladie t'a arrachée au tiens
Tu es partie avec un regard serein

Jusqu'au bout tu as lutté
Dans la paix tu les as quittés

Sans bruit tu as vécu
Sans bruit tu as disparu

Trop vite tu es partie
Très vite ils se sont réunis

Pour être à tes côtés
Pour le passage vers l'éternité

Te garder ils l'auraient voulu
Jusqu'au bout ils t'auront soutenu

Part tranquille petite mamie
La souffrance se termine, et les soucis aussi

Un souvenir de toi va nous rester
Une mamie courageuse et sereine tu as été

la plus belle oeuvre que tu as créée
était près de toi au dernier instant

l'image de tes enfants devant toi tous unis
lorsque dans un dernier souffle tu t'es endormie

dors petite mamie tranquille tu es partie
rejoindre le royaume du paradis

Ce poème je le dédie à Jean-Marc pour lui dire combien
je le soutiens dans ces moments difficiles comme il a su
nous soutenir dans les nôtres, et que je serai toujours
là à ses côtés s'il a besoin d'en parler.
Yveline qui ne t'oubliera jamais.
21 novembre 2003

à Martine

Aujourd'hui J'ai perdu une grande amie
Mon coeur est blessé
Toi la maman la tatie
Car le tien s'en est allé
Dès le premier jour
Une sympathie nous a liées
On se voyait que quelques jours
Mais entre nous quelle complicité
Quand ce malaise t'a atteinte
J'ai ressenti une douleur atroce
J'avais confiance mais en vain
On ne peut lutter contre une telle force
La vie ne pardonne pas toujours
Le mal te frappe quel que soit ton âge
Il te guette au détour
Personne n'est à l'abri de ces dommages
Je me souviens de tout et souvent je pleure
Des soirées d'hier avec nos amis
Toi si vivante si pleine d'ardeur
Tu demeures en moi à l'infini
Tu laisses les tiens dans la douleur
Un grand vide tu viens laisser
Nous les aiderons dans ce malheur
Dans ces tristes instants difficiles à surmonter

A Martine l'amie de tous , la vie t'a laissé si vite, si tôt .
Pour nous tu seras vivante dans notre mémoire
Yveline - 21 octobre 2003

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