Maurice Duplessis |
Homme politique |
Maurice Le Noblet Duplessis est né à Trois-Rivières le 20 avril 1890 et il est mort (d'une hémorragie cérébrale) à Schefferville le 7 septembre 1959. |
VIE Il fait ses études de droit à l'Université Laval à Montréal et est reçu avocat le 14 septembre 1913. Il débute dans la profession comme associé de son père à Trois-Rivières. Il devient député de Trois-Rivières à l'Assemblée législative le 16 mai 1927. Après avoir fondé un nouveau parti québécois, l'Union nationale en 1935, il remporte les élections de 1936 contre le Parti libéral, au pouvoir depuis 1897. Devenu Premier ministre de la province de Québec le 17 août 1936, il conserve ce poste jusqu'à sa mort à l'exception d'une brève interruption entre 1939 et 1944, quand les libéraux reviennent au pouvoir. Il est né pour le combat politique: parlementaire habile, orateur écouté, il est mordant et aime croiser le fer avec ses adversaires. Il est reconnu pour son langage assaisonné de calembours, sa facilité de dialoguer avec les électeurs et sa capacité d'improviser. Il a le don du raccourci qui dramatise une situation. Tous apprécient chez lui la passion du travail, la spontanéité du geste et le sens de l'humour. Il ne laisse personne indifférent, ayant la faculté de susciter d'une part des dévouements passionnés, de l'autre des animosités assez vives. Maurice Duplessis, l'un des personnages les plus controversés de l'histoire du Québec moderne, meurt au service de "sa" province à l'âge de 69 ans. |
OEUVRES Économie: selon lui, l'État doit fournir aux capitalistes des conditions favorables à leurs investissements, notamment la stabilité politique et la paix sociale. Partisan convaincu de l'entreprise privée, il lui ouvrit les portes toutes grandes, à preuve les importantes concessions de minerai de fer de l'Ungava. Il considère l'agriculture comme un élément de stabilité économique et son gouvernement adopte des mesures favorables aux agriculteurs tels le crédit agricole provincial (prêts à faible taux d'intérêt) et un vaste programme d'électrification rurale. Vie ouvrière: les lois les plus critiquées de son gouvernement sont celles régissant la vie ouvrière comme entre autre "la loi du cadenas" (1937), interdisant toute propagande ou organisation jugée communiste et qui est appliquée à plusieurs reprises contre des syndicalistes et des syndicats. Éducation: l'enseignement est sous la responsabilité des communautés religieuses. Le gouvernement unioniste alloue des fonds pour ouvrir des écoles spécialisées rattachées aux universités. Il contribue aussi à la fondation, en 1954, de l'Université de Sherbrooke. Services sociaux: le gouvernement de l'Union nationale intervient peu dans le domaine des services sociaux laissant à l'Église le soin de les organiser. Relations fédérales-provinciales: il est un défenseur coriace de l'autonomie provinciale; il est persuadé que le pouvoir doit s'exercer là où les Canadiens de langue française se trouvent en majorité. Dans le but de réduire la dépendance financière de la province à l'égard du fédéral, il refuse d'entériner des accords par lesquels les provinces céderaient à Ottawa plusieurs sources de revenu en échange de subventions. En refusant les subventions fédérales, le Québec perd des sommes importantes et afin de compenser ce manque à gagner, il établit un impôt provincial sur le revenu des compagnies en 1947 qu'il étend aux particuliers en 1954. Son nationalisme s'exprime d'une autre façon lorsque, le 21 janvier 1948, il annonce que le fleurdelisé devient le drapeau officiel de la province de Québec. |
CITATIONS À la fin d'un discours-fleuve de Camilien Houde: "J'aime mieux dormir assis que debout" Dans ses discours électoraux: "Électeurs, électrices, électricité" "L'indispensabilité du travail" "La meilleure assurance contre la maladie, c'est la santé" "Aide-toi et l'Union nationale t'aidera" À l'Assemblée législative, à son collègue Antoine Rivard: "Ti-Toine, tais-toé" En parlant des intellectuels: "pouètes" et "joueurs de piéno" |