DE MARCO


 

 


 

LIVRES GRATUITS/FREE BOOKS

 

Tous ensemble (Livre 1) et Pour Marx, contre le nihilisme (Livre 2) et Keynésianisme, Marxisme, Stabilité Economique et Croissance/ Keynesianism, Marxism, Economic Stability and Growth (Livre 3/Book 3)

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CONTRIBUTION CONTRE LA GUERRE THEOCRATIQUE ET FASCISANTE.

 

VERS DE NOUVELLES " 21 CONDITIONS "  COMMUNISTES.

 

Par

Paul De Marco

Professeur de Relations Internationales (Economie Politique Internationale)

 

Ce 8 mars 2003, Les Editions La Commune ont décidé de s'engager à leur façon contre la guerre unilatérale que les forces théocratiques et fascisantes d'aujourd'hui livrent à la liberté, à l'égalité et à la conscience humaine partout dans le monde et en premier lieu en Palestine en mettant gratuitement à la disposition de tous les militants et de tous les visiteurs du site les livres Tous ensemble et Pour Marx, contre le nihilisme (1) Je crois offrir ainsi deux ouvrages théoriques de première importance qui revendiquent fièrement leur rigueur académique et leur authenticité communiste. Jugez en vous-mêmes.

 

Toute utilisation légitime des idées, concepts et théories contenues dans ces deux livres est encouragée en autant que les références soient dûment notées puisque cela relève de la plus simple honnêteté intellectuelle et demeure, hors de tout individualisme de mauvais aloi, nécessaire à l'étude éventuelle de l'évolution sociale des idées et des praxis ainsi qu'à leur développement authentique.

 

 

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En très peu de temps, Pour Marx, contre le nihilisme a eu le douteux honneur saint-simonien de voir toute la misère pseudo-philosophique et pseudo-psychanalytique du monde s'abattre sournoisement sur lui à la manière des faussaires et des plagiaires alors même qu'il s'élaborait, précipitant ainsi sa publication. Pour le dire en toute modestie, pas plus que celles de Marx, du génial Emile Pacault, ni d'aucun penseur bolchevique avant moi, mes idées n'ont besoin d'être " reformulées " et " réinterprétées " c'est-à-dire aseptisées, déformées et dévaluées par des scribouilleurs non-communistes qui ne se sont certes pas donné la peine de les enfanter et qui ont un intérêt personnel à les dénaturer tout en faisant peser sur les textes originaux un manteau de silence.

 

Ces êtres kafkaesques de droite, nombreux au Canada et au Québec, tapis derrière les opérateurs des systèmes Echelon, Carnivore et d'autres systèmes semblables et rampant dans les courriers électroniques qui ne leur sont pas adressés, se reconnaîtront aisément, en premier lieu ceux provenant de cette infime petite minorité si imbue d'elle-même et de sa fallacieuse et si prétentieuse liste Warhol de la " supériorité intellectuelle ", cet enfantillage grotesque croqué style publicitaire et sériel à la manière inconsciemment suggestive d'autres boites de conserve. Prenons garde à ne pas devenir pire que notre caricature en nous croyant trop hâtivement les " "maîtres du monde " et à ne pas sombrer dans cette mentalité éminemment " riff-raff " selon le mot de Freud plagiant Nietzsche qui empruntait lui-même à une expression courante italienne ramassée alors qu'il " honorait " la pauvre Péninsule de son " éblouissante "  élévation vers le bas d'avant-garde philo-sémite ! Que d'individualisme élitiste de mauvais aloi campant sur l'usurpation et la fraude érigées en système ! Dans le monde de l'épigraphie philo-sémite nietzschéenne, comme on sait, il n'est nullement exceptionnel de voir la Sibylle se faire dérober quelques voiles, voire, dans les pires des cas, quelques tiroirs intimes. Or, mes textes, pas plus que ceux de nos camarades bolcheviques et authentiquement marxistes ne sont des signes occultes s'abreuvant de l'obscurité. Ils revendiquent au contraire leur part de lumière et de critique acérée mais fraternelle comme gage de leur perpétuelle renaissance sous des formes toujours plus variées et toujours plus raffinées.

 

Dans un contexte de servilité et de culpabilisation perversement généralisées, on me doit, entre autre, la mise en lumière du danger relié au retour d'un théocratisme fascisant et raciste à la moelle et la revendication altière d'une distinction marxiste nette entre l'antisémitisme et l'antisionisme de droite dirigé contre le sionisme fasciste pratiqué par des criminels de guerre à la Sharon et compagnie, ce qui me permit d'aboutir à ma conception marxiste de l'exclusivisme* (voir sur le même site " Le lit du néo-fascisme "  et son " Annexe " .) Peu de personnes peuvent réellement apprécier le prix émotif et les efforts intellectuels soutenus qui furent nécessaires dans notre contexte contemporain pour redécouvrir ce concept déjà contenu dans les œuvres de Feuerbach, de Marx, de Ernst Bloch et de quelques autres. Il me fallut remettre à plat toutes mes idées les plus chères pour reposer le problème à neuf à la lueur des dangers imminents dont la tragédie palestinienne ne représentait que le sommet émerger de l'iceberg, pour voir, au bout du chemin, ces mêmes idées couronnées d'une cohérence et d'une lumière critique nouvelle, celles de la fraternité humaine vraie. Ayant ouvert le débat qui donc se croit de taille à pouvoir aujourd'hui m'en exclure dans le but d'en limiter arbitrairement le terrain, renouvelant ainsi l'éternel terreau sur lequel prospèrent les inepties racistes alimentant cette idéologie théocratique arrogante toujours prête à renaître avec les oripeaux d'emprunt nécessaires à sa perpétuation et à celle de ses privilèges de caste ? Qui en effet n'est pas fréquentable ?

 

En définitive, c'est la règle historique, le prolétariat et les peuples, y compris le prolétariat juif et le peuple israélien, trancheront mais après qu'on leur ait fait payer quel prix et quels sacrifices? Malgré la récente tentative de poser la première pierre et malgré l'imminence de la guerre préventive permanente lancée contre l'Islam et ses représentations étatiques, on s'obstine à taire la problématique criminelle de la reconstruction du Temple illégitime de Salomon sur les cendres de l'Esplanade des Mosquées. On parle de toute autre chose, par exemple de guerre et de pétrole alors qu'une grande partie du pétrole iraquien est toujours vendu à nul autres qu'aux Etats Unis. On fait de la problématique du temple un tabou destiné à paver la voie d'un fait accompli qui impliquera nécessairement la déportation en masse des Palestiniens présents sur le territoire désigné comme appartenant de droit divin au Grand Israël. Une déportation que les mêmes " humanitaires " tentent de masquer par l'euphémisme  navrant de " transfert de population " et qu'ils tentent de justifier par la lutte au terrorisme alors qu'ils ne peuvent ignorer que ce terrorisme largement désarmé ne représente qu'une faible réaction à l'occupation militaire israélienne et aux provocations criminelles de Sharon et de sa bande de scélérats fascistes (Qui peut oublier que le processus d'Oslo, malgré les retards continuels et calculés des Israéliens produisirent sept années de paix troublées seulement par les impulsions meurtrières des colons juifs et des faucons israéliens comme cela fut le cas lors du massacre perpétré le 25 février 1994 par le docteur judéo-fasciste et américanophile Baruch Goldstein au Caveau des Patriarches à Hébron ou encore lors de l'assassinat du Premier Ministre Rabin ?). En réalité, cet assourdissant silence, entretenu de toute part sous de fallacieux prétextes, n'est pas innocent. Il ne vise pas non plus à éviter de faire le lit de l'antisémitisme ce qui ne peut être accompli qu'à la lumière du jour. Il vise aussi à taire l'horreur planifiée pour mieux perpétuer, par tous les moyes disponibles, la sur-représentation des tenants de cette politique théocratique fascisante à tous les échelons importants du pouvoir d'Etat, des Appareils d'Etat ainsi qu'au sein de certaines factions dominantes des partis d'opposition pouvant éventuellement jouir de l'alternance politique. Par ce biais, il vise à affermir chaque jour davantage le contrôle idéologique des tenants auto-proclamés de ce retour théocratique-fascisant, ceux-là mêmes qui récemment n'hésitèrent pas à dénoncer la laïcité républicaine comme une " idéologie " dépassée. A la vérité, ce silence est destiné à protéger les tristes idéologues surnuméraires dont la scélératesse est allée jusqu'à salir la mémoire de la Résistance et en particulier de la Résistance communiste, en séparant, jusque dans les cimetières, les victimes de la Déportation et de la terreur fasciste et nazie pour mieux transformer ensuite une " Shoah " sélectivement amnésique et réinterprétée vénalement dans le but d'en faire un instrument de culpabilisation des consciences, et par conséquent un instrument froid de contrôle et de domination politique. Certains n'ont pas hésité parfois à transformer cette " Shoah " sélective en un catéchisme servant à usurper la Déclaration Universelle des Droits de L'Homme et sa revendication de l'égalité intrinsèque de tous les êtres humains pour mieux la retourner contre les dispositions anti-hégémoniques contenues dans la Charte de l'ONU. Ceci malgré le fait que personne ne peut ignorer, procès de Nuremberg, procès d'Eichmann et d'autres fauteurs de crimes contre l'humanité à l'appui, que cette culpabilisation n'avait prise que sur les consciences déjà convaincues de l'horreur des crimes nazis et qu'elle était ainsi superflue et à la longue dangereusement perverse.

 

Une histoire objectivement racontée serait plus efficace mais elle se conjuguerait mal avec le " retour " au pouvoir de fanatiques religieux persistant à voir l'avenir de l'humanité dans la restauration des castes élues de droit divin ! En effet, une règle cognitive bien connue veut que tout catéchisme devienne rapidement caduc et contre-productif lorsqu'il est confronté à des faits le remettant en cause de manière catastrophique ou encore lorsque ces faits persistent à nier de leur évidence quotidienne l'exactitude des dogmes et la plausibilité du credo " autorisé " et répété ad nauseum.

 

On aura beau attaquer et " pastoraliser "  l'Iraq, on aura beau lancer une guerre préventive permanente et museler l'opposition interne par tous les Patriot Acts qu'on voudra, si on continue à vouloir faire de " l'ingérence " sélective, soucieuse de l'intérêt de l'Empire mais n'ayant cure des trop réels génocides rwandais, si l'on n'impose pas immédiatement le respect intégral des Résolutions 242, 338 et 194 à l'Etat voyou israélien conduit par le criminel de guerre Sharon, rien ne pourra occulter la main mise actuelle de la mafia sioniste chrétienne et juive sur les gouvernements américains successifs et sur tous les Appareils d'Etat des Etats-Unis ; rien ne pourra occulter le soutien dont dispose cette véritable mafia théocratique et fascisante parmi ces deux pour cent de la population américaine qui réclament leur religion comme définition ethnique propre et contrôlent aujourd'hui près d'un tiers de tous les emplois importants, ce qui lui ouvre la voie à une domination quasi absolue de la société civile et de la société politique, créant ainsi une hégémonie qui se vérifie facilement au sein d'un Congrès électoralement censitaire comme au sein des professions libérales et des fonctions académiques sans naturellement oublier les grands médias ; rien ne pourra occulter le fait que ce " modèle " américain se répand partout, depuis le Canada où un Issy Asper sans autre qualification que ses connections politiques et le fait d'avoir su encenser Trudeau se permet aujourd'hui d'imposer sa ligne éditoriale et un contrôle idéologique strict à tous ses médias, en particulier lorsqu'ils traitent d'Israël et du Moyen-Orient ; qu'il s'est mis en place en Angleterre où un Conrad Black fit des pieds et des mains pour pénétrer le cercle d'influence manquant représenté par la Chambre des Lords quitte à renoncer pour cela à sa citoyenneté canadienne, et  jusqu'en Australie où, division du travail oblige, sévit un Murdoch du même acabit. Rien ne pourra occulter le fait que même en France cette dérive s'affirme, par les mêmes moyens. Ainsi de nouvelles générations arrivées au sommet des instances dirigeantes des organisations juives se sentent de plus en plus liées désormais à leurs patrons et modèles américains plutôt qu'à leur histoire citoyenne propre issue de la Révolution française, de l'indignation citoyenne provoquée par l'Affaire Dreyfus et de la Résistance. Un Edgar Bronfman, émule hexagonale de Conrad Black, fait rêver bien qu'il n'ait pas la réputation d'être une aigle ! Ces nouvelles générations n'en prétendent pas moins parler au nom de l'ensemble d'une petite communauté de quelque 300 000 âmes. Nombreux parmi elles travaillèrent assidûment au nettoyage idéologique de l'Europe de l'Est et des Balkans voire de l'ex-URSS et de la Tchétchénie avant d'oser s'en prendre à la laïcité, c'est-à-dire au cœur même de la République, dénoncée comme une simple idéologie par ces mêmes tenants du modèle américain qui crurent déceler dans les derniers scores électoraux de Le Pen l'annonce de la mise au pas de la communauté franco-musulmane forte pour sa part de quelque cinq millions citoyens chroniquement sous-représentés à tous les échelons ! Quoique l'on en pense, un tel bagage se conjugue mal avec l'ambition d'être les " nouveaux maîtres du monde " et celle d'utiliser la force brute à la manière de Sharon pour s'imposer au reste du monde, chaque fois que le nouveau catéchisme exclusiviste faillit dans sa tâche de légitimation. Que l'on prenne garde, même l'obstination égalitaire marxiste risque à la longue de ne plus suffire pour canaliser adéquatement les mécanismes d'autodéfense fondamentaux qui seront dramatiquement testés à mesure que la volonté de " palestiniser " le monde entier fera de plus en plus de victimes et réduira les espaces de liberté de tous ceux qui persistent à se sentir des citoyens à part entière plutôt que les " chandalas " soumis à des criminels de guerre avérés.

 

De ce point de vue, en tant que marxiste et homme de gauche, je ne peux que me réjouir de cette petite minorité grandissante au sein de la communauté juive de France d'abord, d'Israël et de toute la Diaspora ensuite qui a finalement eu le courage de prendre la mesure du danger et qui comprit en conséquence qu'il devenait auto-suicidaire de laisser sa propre histoire et sa destiné dans les mains de tous ceux qui se montrent toujours prêts pour assouvir leur soif de pouvoir à confondre les principes qui relèvent de la sphère privée et ceux qui ne peuvent relever d'autre chose que de la sphère politique commune. Je constate néanmoins le soin méticuleux mis à éviter d'entreprendre, voire à user de son influence pour écarter, une véritable histoire de classe des communautés juives européennes et mondiales visant à faire ressortir la participation active de certains groupes à la montée idéologique, politique et financière du fascisme et du nazisme (cette face d'ombre si commode d'une histoire largement récupérée) ainsi que la lutte acharnée d'autres groupes mieux connus contre ces " retours "  de la barbarie. Faute de mener cette histoire non lacunaire à terme nous resterons victimes des monstrueuses arguties ayant cours aujourd'hui et nous pourrons difficilement parer aux dommages profonds causés par l'arrogante apologie de " argent des juifs " par des nihilistes aveugles se croyant finalement parvenus au " sommet " pour avoir bénéficié d'une courte échelle politique permettant de gravir rapidement des marches de marbre dont les factures restent notoirement empruntes d'une conception bien particulière de la coopération internationale. Au mieux, ce qui serait déjà en soit catastrophique, nous en resterions à la tentative fallacieuse de poser par tous les moyens plus ou moins spécieux et toujours trop commodes, le particulier pour l'universel.

 

Admettons-le, ces raccourcis historiques drapés dans la meilleure conscience du monde permettent l'érection d'un nouveau système inquisitorial fondant le pouvoir de la nouvelle caste des " directeurs de conscience " auto-proclamés. Les mêmes qui encensent aujourd'hui le supposé philo-sémitisme d'un Nietzsche et n'hésitent pas à se mettre à l'école d'un Heidegger ni à l'écoute attentive de Wagner. Car il faut bien apprendre " à penser contre soi même " pour contrôler ses adversaires et asseoir définitivement un pouvoir usurpé ! Dans leurs fantasmes pathologiques et  auto-suicidaires, ces aspirants grands inquisiteurs se voient déjà revêtus des oripeaux des " maîtres du monde " et rêvent déjà des cantiques qu'ils nous feront chanter servilement en chœur à leur gloire !    

 

La présente publication gratuite se veut aussi une accusation formelle de tous ces drôles qui non seulement déforment les idées en fonction de leurs intérêts matériels et de classe mais qui  continuent d'occuper des fonctions pour lesquelles leur manque flagrant d'honnêteté intellectuelle ne les a certainement pas élus.  Ces vulgaires faussaires et plagiaires sont facilement détectables. Ils ne subtilisent d'ailleurs que ce qui leur demande le moins de réflexion personnelle et leur cause le moins de controverse et de problèmes hiérarchiques : de manière très symptomatique les problèmes de " l'aliénation " toujours récupérables avec un vernis de Max Weber, de Freud voire de l'Ecole de Francfort les émoustille, ceux de la loi de la valeur et de ses nécessaires médiations qui investissent tant la " personnalité " individuelle que la société dans son ensemble, forcément moins ! Ils nous convient ainsi à fréquenter en leur compagnie les trottoirs habituels. J'invite par conséquent les lectrices et les lecteurs à la vigilance critique : elle est nécessaire pour départager le bon grain de l'ivraie, condition sine qua non de tout prolongement créatif des concepts et des théories étudiés.

 

Je les invite également à réfléchir au fait que les peuples et le prolétariat n'accèdent que difficilement à un système d'éducation qui se veut pourtant public, démocratique voire républicain et qu'ils sont partout majoritairement exclus des fonctions universitaires alors qu'ils n'en continuent pas moins à payer l'essentiel des impôts et de la plus-value nécessaires au soutien du système. Ce dernier dispense alors tout naturellement une connaissance toujours adaptée aux besoins des classes dominantes. Il importe que les peuples et le prolétariat sachent revendiquer leur participation pleine et entière à tous les échelons de la production, de la transmission et de la diffusion de la connaissance car c'est là le seul moyen de rendre le savoir à sa fonction véritable qui n'est autre que de révéler et de soutenir les conditions matérielles d'existence de consciences humaines libres et par conséquent intrinsèquement égales entre elles. Les quotas universitaires qui reviennent de droit au prolétariat et à ses porte-parole sont d'une importance stratégique puisque ce que Paul Baran appela la " longer view " se forge en grande partie dans les creusets universitaires, un " luxe social " jusqu'ici largement approprié par la bourgeoisie et payé par le prolétariat. Or, pas plus qu'il ne saurait y avoir de démocratie sans droits syndicaux, il ne saurait y avoir de démocratie réalisée sans l'articulation consciente des intérêts de chaque classe, de chaque groupe social et des citoyens qu'ils englobent et qui sont censés prendre rationnellement des décisions engageant leur sort et le sort de la communauté toute entière. Cette exigence est d'autant plus forte aujourd'hui que les forces de la régression intellectuelle et morale entendent utiliser tous les moyens militaires et techniques en leur possession pour mettre en place de nouveaux temples propres à contrôler les flux d'information et à " autoriser " ceux qu'ils jugent accessibles par des masses ayant préalablement été forcées de se débarrasser du " fardeau " de leur conscience et de leur liberté aux mains de nouveaux Grands Inquisiteurs auto-proclamés. Une véritable nouvelle révolution culturelle prolétarienne s'impose donc avec urgence et il faut espérer que les peuples et le prolétariat sauront se donner l'imagination et l'autonomie nécessaire pour la porter à terme.

 

L' " Avant propos "  de Tous ensemble me paraît suffisamment explicite. A la lueur des derniers événements, je me dois d'ajouter qu'en aucun cas ma conception d'une voie réformiste, démocratique et  révolutionnaire ne saurait être conçue comme une critique à Lénine et aux camarades bolcheviques qui firent, dans leur contexte historique propre, mieux que nous n'avons su faire nous-même dans le nôtre. Le matérialisme historique est une discipline et une praxis vivante qui doit par conséquent toujours prendre en compte les conditions matérielles d'existence dans lesquelles le prolétariat se trouve placé. L'investigation d'une voie réformiste, démocratique et  révolutionnaire dans le contexte présent doit donc être poursuivie et sans cesse renouvelée. Cependant n'oublions jamais que les forces théocratiques et fascisantes, qui sont désormais prêtes à lancer des guerres préventives en instrumentalisant pour se faire la plus grande puissance militaire que la terre ait jamais connue dans le but d'entériner la régression sociale, intellectuelle et morale compatible avec leur hégémonie de caste dominante auto-proclamée, forceront sans doute les communistes authentiques à revenir au savoir-faire de nos camarades bolcheviques, ce savoir-faire si désintéressé et  pourtant gratuitement galvaudé aujourd'hui par des pseudo-intellectuels et dirigeants de salon, voire d'arrière-boutique. Ainsi qu'elles le démontrent en Palestine, en Iraq et partout ailleurs, ces forces de la nouvelle barbarie de caste pensent qu'il est très politique et très " éveillé " de désarmer l'adversaire en instrumentalisant le droit international pour mieux l'abattre lâchement ensuite grâce à des agressions militaires unilatérales et massives et avec encore moins d'état d'âme qu'à Jénine. Or, on ne répond pas efficacement à la barbarie de caste par des dîners de gala. En me plaçant fermement du coté du prolétariat et en tenant compte du contexte historique précis, il ne m'est encore jamais arrivé de trouver une seule action de nos camarades bolcheviques aussi ouvertement crapuleuse que l'ordinaire politico-diplomatique et les actions quotidiennes d'une bourgeoisie capable de lancer des contre-révolutions blanches, d'imaginer l'enfer fasciste et nazi, d'utiliser sans motifs valables le feu nucléaire contre un ennemi prêt à se rendre, de monter des blocus meurtriers et de longue haleine, d'imaginer des plans d'ajustement structurels proprement génocidaires et généralement de veiller avec une volonté de fer et un souci quotidien à la préservation intégrale et permanente du système d'exploitation de l'homme par l'homme qui constitue le socle de la " dictature de la bourgeoisie " sous quelque habit démocratique plus ou moins ouvertement censitaire qu'elle puisse se présenter. A quoi au juste voudrait-on comparer l'hécatombe quotidienne des milliers enfants morts de malnutrition mais dans la gloire " démocratique bourgeoise " entérinée par un " marché triomphant " ? Le totalitarisme mou ou dur de la bourgeoisie vaudrait-il vraiment mieux pour l'émancipation humaine et le bonheur des peuples que la dictature du prolétariat ? L'histoire de la révolution bolchevique signala le départ de l'histoire moderne de l'émancipation des peuples ; cela n'est pas un hasard si la chute de l'URSS ouvre de nouveau la voie à la politique de la canonnière et de la mise sous tutelle des peuples dans les métropoles comme dans les nouveaux protectorats coloniaux. De ce point de vu précis Staline restera toujours un grand communiste authentique et voudra toujours mieux que les accusateurs vociférant et sans nuance du stalinisme qui finissent immanquablement par se révéler n'être que de vulgaires tenants de la restauration d'un système totalitaire d'exploitation de l'homme par l'homme. A bien y réfléchir la ténacité sans faille du camarade Staline dans sa lutte contre la bourgeoisie ne pouvait éviter d'être érigée en épouvantail par la victoire momentanée de la réaction, ni de redevenir un des symboles précieux de la résistance populaire à cette réaction à mesure que sa domination sera de plus en plus ressentie comme intolérable. Aujourd'hui les forces théocratiques fascisantes qui, par l'entremise de tant de Wolfowitz, Perle, Rumsfeld et aux pitres pareillement agis, tentent de reprendre le contrôle d'un capitalisme de nouveau confronté à ses contradictions intimes les plus destructives, démontrent à quel point elles ont craint et continuent de craindre le communisme déterminé d'un Staline : en développant le concept scélérat " d'Etat voyou " c'est-à-dire d'un Etat pouvant servir de " base-arrière " à toutes les forces authentiquement avides de s'opposer à leur dessein de domination globale et en développant celui de " guerre préventive " destiné à étouffer ce danger dans l'œuf, ne donnent-elles pas indubitablement raison à la stratégie de la construction du " socialisme dans un seul pays " surtout lorsqu'une telle stratégie s'imposa d'elle-même du fait de l'évolution contre-révolutionnaire de la " question allemande " (qui était à l'origine et continue d'être une question polonaise) et que cette stratégie de repli s'appuyait puissamment sur un internationalisme prolétarien organisé par le Comintern ? Qui se croit autorisé au nom d'un idéal communiste à confondre les réelles contradictions au sein du Comintern et au sein de la gauche authentique en général avec les contradictions meurtrières qui opposaient le prolétariat à la réaction et à la montée du fascisme et du nazisme ? Les classes dominantes entretiennent sans cesse l'illusion de faire passer les " vaincus " sous les fourches caudines de leurs réinterprétations historiques, oubliant ainsi trop facilement que l'histoire reste l'histoire de la lutte des classes et que cette histoire est en définitive peu compatible avec l'encensement de leur victoire ponctuelle et par nature éphémère comme une fin de l'Histoire trop rapidement célébrée. Je l'ai déjà affirmé en d'autres endroits, aucune critique du camarade Staline (et à fortiori du bolchevisme) n'est recevable par le prolétariat si elle provient de positions qui lui sont exogènes. En fin de compte ces critiques ne sont jamais que des attaques contre le prolétariat lui-même au nom du déboulonnement d'un Staline a-historique inventé de toute pièce hors des choix réels que lui et les autres bolcheviques authentiques étaient contraints de prendre dans les conditions historiques les plus difficiles.

 

Il est aisé de voir que cette représentation philo-sémite nietzschéenne d'un Staline, communiste et athée, est une aubaine pour les classes qui s'acharnent à se concevoir comme castes dominantes de droit " divin ". Ainsi on peut aisément mettre pêle-mêle sur le dos de Staline les crimes de la contre-révolution blanche et de la répression fasciste et nazie, ceux des contre-révolutionnaires soutenus de l'extérieur, les erreurs de la conception de la dictature du prolétariat selon Trotski, les victimes de la répression de Béria où simplement celles d'un système de communisme de guerre devant chaque jour faire face aux agressions barbares de la bourgeoisie et de ses alliés. Et bien entendu, celles de la dictature post-stalinienne dont le caractère de classe laissera de plus en plus à désirer et dont les trop nombreux Yakovlev surent en leur temps profiter avec la même bonne conscience à rabais qu'ils mettent aujourd'hui dans leurs critiques soudoyées du " communisme réel ". Il serait plus sain de développer une idée historique exacte des éventuelles erreurs et manquements du vrai Staline. Je suis de ceux qui pensent à la manière d'un Aimé Césaire qu'un communiste authentique doit savoir tout assumer consciemment de l'héritage de sa classe et des siens, ce qui est une condition sine qua non pour la préserver son avenir et celui de l'humanité entière. La critique communiste du stalinisme demeure une étape essentielle pour appréhender la portée et le sens révolutionnaires des grandioses contributions de la révolution bolchevique et du Printemps de Prague à l'émancipation du prolétariat et, par conséquent, de l'humanité dans son ensemble. Le développement de la " démocratie socialiste " dont j'ai posé quelques jalons dans Pour Marx, contre le nihilisme dépend strictement d'une compréhension non-amnésique, libre de toute mauvaise conscience, des expériences passées du communisme, sans laquelle ni la loi de la valeur, ni la démocratie réelle mise en cause par la planification socialiste ne seraient plus seulement concevables. J'ai dit ailleurs que le fascisme et le nazisme et tous les " retours " nietzschéens demeurent l'horizon naturel des bourgeoisies et des castes menacées dans leur existence en tant que classes dominantes. Aucune conquête populaire et a priori aucune avancée dans la voie de la démocratie socialiste ne furent jamais possible sans les cuisantes défaites imposées à la bourgeoisie et aux classes dominantes par le prolétariat. Cette constatation historique vaut tant pour la voie révolutionnaire que pour la voie réformiste révolutionnaire malgré la différence des méthodes et des stratégies et malgré les " médiations " socio-politiques spécifiques nécessaires dans chaque cas pour forger " la volonté générale " qui doit être à la base de toute hégémonie politique de gauche. Un communiste ne saurait laisser un Furet, un Comtois ou un pitre quelconque dénaturer et exproprier notre histoire avec la même facilité qu'un Beresovski, un Gussinski et toute la Cinquième colonne russe exproprièrent le prolétariat russe et international en détruisant l'URSS et en réduisant la longévité moyenne de la population soviétique d'une dizaine d'années le temps de consulter les trop nombreux Jeffrey Sachs et les trop nombreux " experts " attitrés de la BERD et du FMI. Mais nous vivons un temps de déliquescence morale durant lequel le communisme est traité de " cancer "  par des violeurs notoires et où des supporteurs de Sharon peuvent se permettre d'écrire des " articles " colportant toutes les inepties et tous les anachronismes connus sur le stalinisme lorsqu'ils ne s'entichent pas d'écrire un Mémorial déshonorant contre toute personnalité dénonçant sans détour le racisme profond inhérent à toute conception " d'élection " religieuse et de caste, conception exclusiviste* d'au demeurant ils voudraient s'attribuer en propre avec leur bonne conscience monothéiste coutumière ! A-t-on suffisamment réfléchi à la pathologie profonde qui pousse certaines personnes à décréter que l'industriel des camps nazis Schindler est un " homme juste " alors que Staline et les bolcheviques qui défirent les nazis au prix d'énormes sacrifices humains, ouvrirent les premiers les portes des camps de déportation et armèrent le jeune Etat d'Israël snobé à ses débuts par les Américains ne seraient plus que des criminels plus coupables encore que Hitler ? Les communistes doivent pourtant savoir rester fidèles à leur idéal qui condamne sans détour la fameuse loi du talion.

 

Voilà pourquoi je voudrais proposer ici que tout communiste et toute personne authentiquement de gauche prennent le temps de revisiter consciencieusement le sens et la portée des " 21 conditions " de la charte communiste de la troisième internationale à la lueur de l'ignominieuse trahison des " humanitaires " (2) et de leur contribution active au nettoyage idéologique en ex-Yougoslavie (y compris leur acquiescement à la déportation des Serbes et des Roms du Kosovo accomplie sous leurs yeux d'administrateurs " onusiens ") ainsi qu'à la lueur de la guerre à outrance que les forces théocratiques et fascisantes lancent unilatéralement aujourd'hui contre les principes démocratiques et laïques contenus dans la Charte des nations Unies et dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. Une guerre préventive contre la conscience humaine et le libre arbitre.

 

Tous les membres de partis communistes devraient par conséquent exiger au minimum que toute personne qui ne serait pas intimement et instinctivement convaincue que le communisme est intrinsèquement compatible avec la liberté humaine dans l'exacte mesure où il a pour vocation unique d'en créer les conditions d'existence, qui en d'autres termes n'est pas intimement et instinctivement convaincu que l'égalité est l'éthique de la liberté humaine, devrait avoir la décence fondamentale de quitter le parti.

 

J'invite tous les communistes à prendre leurs responsabilités envers leur conscience et envers le prolétariat et de procéder sans plus tarder à refaire dans leur contexte propre le même travail d'éclaircissement théorique et pratique qui mena les bolcheviques et les adhérents à la Troisième Internationale à élaborer les 21 conditions fondamentales qui les départageaient des autres partis authentiquement de gauche avec lesquels des alliances restaient possibles et plus encore des partis prétendument de gauche ayant déjà produit leurs lots de " renégats " authentifiés.

 

Pour ma part je ne conçois pas de parti communiste authentique qui ne souscrirait pas aux principes fondamentaux suivants :

 

a) La volonté sans faille d'abolir tout système d'exploitation de l'homme par l'homme. Naturellement la réalisation de cette volonté dépendant des conditions historiques, la direction sera naturellement privilégiée par rapport à la vitesse, qui risquerait de se révéler illusoire sans un consentement librement consenti des masses. Un parti communiste et un mouvement communiste européen et international (à refonder d'urgence) qui ne tiendront pas ce cap auront indéniablement failli à leurs tâches historiques.

b) La reconnaissance sans aucune ambiguïté possible que seul le travail humain est créateur de valeur d'échange, qu'il ne saurait y avoir de compréhension des phénomènes économiques et sociaux hors d'une élaboration cohérente de la loi de la valeur exposée par Marx dans Le Capital et, qu'à l'exemple de nos prédécesseurs bolcheviques et communistes, nous devons savoir développer cet héritage culturel et scientifique pour répondre aux besoins d'une société de transition vers une meilleure régulation et une meilleure redistribution de la plus value sociale, le contrôle systémique collectif de cette plus-value sociale dans le cadre d'une société communiste réalisée demeurant l'objectif économique et social ultime d'une telle société. Le droit au travail et le plein emploi effectif en sont des corollaires obligés.

c) La défense sans faille d'une laïcité vraie garantissant le libre arbitre de tous, de ceux qui continuent de concevoir l'équilibre de leur psyché dans une spiritualité plus ou moins organisée autant que de ceux qui continuent d'affirmer ne reconnaître " Ni Dieu, Ni Maître, Rien Que Des Egaux ", ni d'avoir besoin d'aucun opium du peuple ni d'aucune amulette. Un effort soutenu visant à créer toutes les conditions matérielles de l'exercice du libre arbitre et à préserver l'intégrité de la conscience humaine devra compléter la défense sans faille du principe élémentaire de la séparation de l'Eglise et de l'Etat. En particulier il serait détestable et dangereux de faire de la schizophrénie ou d'autres phénomènes paraphréniques ou " paranormaux " la source occulte d'une " spiritualité " ou d'une " religiosité " qui abandonnerait ainsi par définition le devoir de chaque conscience humaine d'être responsable d'elle-même et redevable dans le même temps du destin de " ses frères ". Le schizophrène Abraham ne peut jamais être qu'une " figure " didactique, dans le meilleur des cas.

d) L'affirmation absolue de l'égalité des êtres humains dans le respect de leurs différences et la volonté sans faille et sans arrière-pensées d'utiliser activement la loi pour entériner cette égalité. Ceci implique le rejet le plus absolu de la pseudo-méritocratie bourgeoise à la Max Weber qui constitue le terreau de toutes les régressions grandes ou petites, admises ou inconscientes. Pour un communiste toute prétendue " liste Schindler " demeure une insulte à la dignité et à la destinée humaine, peut-être la pire de toute. Ceci implique au minimum deux préalables : le premier concerne les réformes égalitaristes du système d'enseignement ; le second concerne la défense du principe de l'égalité des rémunérations, principe qui fut toujours au cœur des revendications authentiquement égalitaires et communistes puisqu'il représente la négation pratique et éthique du fallacieux principe de " l'élection " ou de son pendant séculier le " mérite " qui, d'une manière ou d'une autre, renvoient sans cesse l'humanité à une conception de caste. La parité et les quotas, en particulier ceux qui reposent sur l'origine de classe, hors de toute logique incestueuse relevant des lettres de recommandation (ou pire encore de son expression paroxystique contenue dans le principe américain de " legacy " propre à favoriser la scolarisation d'un G. W. Bush et de tant d'autre comme lui) sont une nécessité incontournable : de fait une fois débarrassée de la conception de classe du mérite qui est notoirement fallacieuse, il devient clair que l'organisation sociale de la production du savoir prime au-delà de tout autre facteur. Le reste n'est qu'idéologie inégalitaire trop commode pour une classe dominante cooptant l'intelligentsia par l'argent et la promesse de la " mobilité sociale." et souvent par des " hochets " appropriés. Un système de redistribution qui ne chercherait pas à réduire l'éventail des salaires à un rapport maximal de 1 à 5 et l'éventail des revenus nets globaux à un rapport de 1 à 3 ne pourrait pas prétendre être conscient des enjeux dévoilés par la " plus value sociale " ni prétendre être un système de transition tendant sincèrement vers l'égalité, la liberté et la fraternité.  

e) Une conception bolchevique des rapports dialectiques entre intérêt de classe du prolétariat et intérêt national qui ne peut être qu'une médiation nécessaire mais subalterne. Sans cette conception, il ne saurait y avoir d'internationalisme prolétarien, ni de conception de l'Etat multinational (et des droits des minorités nationales tels que reconnus par exemple par le Traité d'Helsinki qui impose désormais des processus constitutionnels internes compatibles avec la souveraineté aux pays signataires), ni de conception de la coexistence pacifique nécessaire à l'expression du pluralisme socio-politique qui fut l'ancêtre de la Charte de l'ONU. Rappelons-nous que l'enchevêtrement ethnique et politique inextricable qui caractérise la planète ne peut pas se conjuguer sans horreur avec l'aveuglement calculé des " humanitaires " et de leurs maîtres " nihilistes éveillés " dans tous ces domaines ainsi qu'en témoignent leurs basses œuvres répétées mais pourtant tellement médiatisées et simultanément occultées par des médias serviles oubliant besogneusement les relations publiquement documentées de Ben Laden et d'al-Qaida avec Izetbegovic, Thaci et tant d'autres, y compris les terroristes Tchétchènes les plus dévoyés. Une couverture médiatique besogneusement entretenue avec le même souci amnésique des faits lorsque des Kouchner et de pitoyables orwelliens volontaires mais de petite envergure sont ensuite décorés par ce même Izetbegovic, tel ce pathétique Bernard-Henri Lévy célébrant sans gêne de pseudo " hussards de la république " pro-sionistes ... en Afghanistan ...pays martyr dont il a comme on sait une connaissance " opérationnelle ". Que de va-nu-pieds intellectuels se prenant pour des " nihilistes éveillés " et creusant eux-mêmes la tombe de leurs prochains et de leurs semblables sans prendre le temps de sentir le souffle brûlant déjà sur leurs cous qu'ils n'en finissent pas d'alimenter ! En tout état de cause un Martov ne saurait avoir raison contre un Trotski voire un Staline dans ce domaine : pour s'en convaincre, il suffit de reprendre le débat dans son contexte mais aussi à la lueur de l'attaque des forces exclusivistes contemporaines contre la démocratie (jugée n'être plus assez censitaire et alimentant toujours une dangereuse remise en cause de  " l'autorité " institutionnalisée de tant de pitres non ou mal élus) et contre la laïcité (jugée n'être plus qu'une idéologie égalitariste anti-caste et naturellement anti-nietzschéenne.)      

f) L'accès intégral à la justice. Tout d'abord l'exigence d'une constitution socialiste garantissant aussi pleinement les droits collectifs. Ensuite l'habeas corpus, la présomption d'innocence, le respect scrupuleux de la vie privée et de l'intimité des êtres, l'aide juridique, le respect sourcilleux des procédures, les garanties les plus fermes des droits des accusés, le droit à des traitements et à des peines compatibles avec la dignité humaine et le droit inaliénable à une réhabilitation pleine et entière des personnes ayant payé leurs dettes à la société. L'abolition de la peine de mort partout où elle est encore pratiquée reste une revendication marxiste et humaniste par excellence.

g) L'autonomie de pensée et d'action des forces authentiquement de gauche qui ne sauraient se mettre à la traîne de pitres patentés et d'autres valets atlantistes et diversement philo-nietzschéens mais qui sont aujourd'hui publiés de préférence jusqu'au sein des organes dits communistes. Ceci suppose entre autres des organes de presse, d'information et d'édition autonomes, porteurs d'une vision communiste alternative dans tous les domaines.

 

Paul De Marco, ex-professeur de Relations Internationales (Economie Politique Internationale)

Richmond Hill, le 8 mars 2003.  

 

 

 

 

 

1) Il va de soi que les offres antérieures concernant la cessation de tous ou d'une partie des bénéfices éventuels dérivés de la vente de toute autre édition au profit de bénéficiaires agréés par l'auteur de ces deux livres sont intégralement maintenues.

2) J'ai déjà souligné que ces braves " humanitaires " si friands des cotes d'écoute et de leur exposition médiatique n'ont jamais expliqué pourquoi leurs organisations devaient légitimement usurper la place d'autres organisations mieux établies et mieux fondées telle la Croix-rouge de H. Dunant qui depuis la boucherie de Solferino connaissait la valeur de la neutralité pour une organisation internationale de ce type. Les belles oeuvres de l'ingérence humanitaire consciemment ou inconsciemment mis au service de la pire ingérence politique et de la souveraineté limitée et du nettoyage idéologique depuis le Biafra, l'Afghanistan et le Kosovo ont de quoi faire pâlir. On commence aujourd'hui à ce rendre compte la charge anti-onusienne et pro-impériale qu'elles contenaient, à n'en pas douter au grand dam de nombreux militants manipulés par les sempiternels " nihilistes éveillés ".

 

*Il est à la fois comique et intellectuellement désolant de voir l'ingéniosité de certains à décliner ce concept qui est le mien sans jamais en donner l'origine. Apparemment ce néologisme utilisé à dessein ne serait pas assez " scolaire " et l'un y va d'un substantif plus ou moins inspiré mais surtout plus inoffensif et moins explicite, l'autre d'une périphrase plus ou moins heureuse mais toujours passant besogneusement à coté de l'essentiel et de leur responsabilité comme de la peste. J'ai, pour ma part, suivi le judicieux conseil de Roland Barthes qui encourageait l'emploi des néologismes chaque fois qu'ils s'avéraient être plus proche de la pensée exprimée par leurs nuances et leurs connotations spécifiques. De plus je ne vois pas de nécessité de snober les termes en " isme ", cette affectation particulière destinée à occulter certains d'entre eux qui restent à mes yeux de " purs flambeaux " .D'autre part, comme ce concept ainsi que l'abnégation, le courage moral et l'honnêteté intellectuelle nécessaires pour le formuler sont les miens on aura le bon goût et la décence me laisser le choix du terme qui convient  Pour le reste le style est aussi affaire de goût, c'est-à-dire qu'en définitive qu'il relève d'une esthétique de classe. La simplicité n'est pas la simplesse comme en témoigne Le Capital et la " complexité "  affectée est souvent un masque factice et scélérat. Il est au demeurant assez ignoble de prétendre juger le travail de celui à qui l'on a abusivement ôté les moyens institutionnels qui lui revenaient et tenté de briser les outils qu'il s'était lui-même largement forgé, vu les carences de l'éducation bourgeoise dispensée par tant de fantoches surnuméraires revêtus de l'habit académique, grassement payés mais à la poitrine creuse.    

 

On dirait qu'une malédiction particulière caractérise tous ceux qui pensent pourvoir traiter d'autres êtres humains comme des cobayes pouvant être soumis avec impunité à une surveillance policière de chaque instant ; qui pensent que leur voyeurisme criminel les autorise à exclure sans preuve les gens des fonctions qui leur reviennent de droit ; à persévérer dans leur déni de justice en n'hésitant pas à mentir sous serment ; qui, non contents d'avoir détruit la carrière et la vie des gens, pensent qu'ils peuvent encore avec la même impunité piller les concepts et les théories auxquels ils ont consacré leur vie sans la moindre compromission, avec l'intention de diminuer voir de salir ces concepts et ces théories en leur imprimant leur foncière incompétence professionnelle et morale et leurs interprétations racistes et de classe ; qui pensent également pouvoir avec la même impunité accuser les gens d'être " obsédé par la loi de la valeur " c'est-à-dire par l'égalité fondamentale entre les Hommes. J'ai été et continu à être personnellement soumis à tous ces abus qui me privent sans droit de mon emploi universitaire. J'ai dénoncé ces pratiques illégales, illégitimes et avilissantes dans de nombreuses instances nationales et internationales à diverses reprises et jusqu'à l'UNESCO, mais en vain. J'ai épuisé tous les recours pour me heurter à chaque fois à un mur de silence et à une justice de classe totalement dévoyée. Par conséquent, puisque du fait de la ruine de ma carrière l'on ne m'a pas laissé d'autre choix, il ne me reste plus qu'à souhaiter, devant l'Histoire et les Hommes, à tous ceux qui de près ou de loin causent puis persistent à prolonger ces abus et ces exclusions, à tous ceux qui de près ou de loin persistent à me priver de mon emploi universitaire et des dédommagements qui me sont dus, que ma malédiction les frappe de plein fouet et que le malheur qu'ils causent en toute conscience aux gens et à leur famille leur soit compté sept fois en retour, aux Québécois et Canadiens, toutes " ethnies " confondues, en premier lieu.