Le Castor déchaîné

COUPS DE GUEULE HEBDOMADAIRE SUR L'ACTUALITÉ NATIONALE, CANADIENNE ET INTERNATIONALE


M'as-tu vu avec mon cellulaire?
(21 novembre 1997)

Le dernier cri en matière de communication? Faire son marché avec un cellulaire à la main. Vue, l’autre jour, dans un IGA, et pas n’importe lequel ma chère, celui de l’Île des Soeurs, des consommatrices faisant leur épicerie en demandant à leur conjoint, leur amant ou leur coloc, via leur cellulaire, de regarder dans le frigo pour voir s’il restait du ketchup, du beurre de peanuts ou des sardines. C’est fou ce que c’est chouette ces petits machins SCP et ça ne coûte rien les fins de semaines.

Imaginez, c’est déjà dangereux de rouler sur les routes de la belle province à cause de tous ces « m’as-tu-vu-avec-mon-cellulaire » qui prennent tous les moyens pour faire croire qu’ils sont occupés, comme si c’était une honte que d’avoir une minute à soi. Voilà maintenant qu’on risque une collision de paniers d’épicerie en plein supermarché à cause de la distrac-tion d’une cliente en train d’expliquer à son interlocuteur où se trouve la réserve de Kraft Diner pour voir s’il en reste.

Non mais faut-il qu’ils s’ennuient, seuls avec eux mêmes, tous ces « cellulairophiles » pour transporter pareil appareil de torture et ce jusque dans les toilettes. C’était pourtant jadis un havre de paix propice à la méditation profonde. Ces utilités publiques en sont maintenant réduites à servir de cabine téléphonique. Remarquez que s’il y a du papier, on peut toujours prendre des notes et s’il n’y en a pas, ça peut être très pratique.

Autre signe des temps, les « performers » du monde entier doivent demander à leurs fans de fermer leurs cellulaires pendant le spectacle pour ne pas que la cacophonie de ces appareils vienne troubler la leur. On se divertit même plus sans son cellulaire. EN REVANCHE, LES MÉDECINS QUI SE FAISAIT DE LA PUBLICITÉ GRATUITE EN SE FAISANT APPELER DURANT LES MATCHS DE HOCKEY, PASSENT MAINTENANT POUR DES « CHEAPS » N’AYANT PAS LES MOYENS DE S’ACHETER DE CELLULAIRE. C’EST BIEN FAIT POUR EUX.

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Court texte non autorisé sur Céline Dion
(14 novembre 1997)

Mentionnons dès l’abord que je ne suis pas le plus grand « fan » de la divine Céline. Non pas que je ne lui reconnaisse pas le talent et la voix des plus grandes chanteuses du genre; mais parce que je lui connais quelques travers qui me tombent royalement sur les nerfs.

Un instant! Je ne suis pas un mange québécois(oises) ni un artiste frustré jaloux de l’aura de gloires qui entoure notre Céline nationale. Je suis tout simplement un mélomane qui aime la belle musique, qui se délecte de bonnes paroles et qui préfère les chansons à texte aux mélo-pées commerciales.

Je reconnais à Céline Dion la capacité d’atteindre de sublimes effets de voix, hors de portée de la plus part des chanteuses actuelles. Je reconnais son enthousiasme communicatif en spectacle, sa générosité envers son public, son extrême sensibilité et sa grande disponibilité au soutien des causes qui lui tiennent à coeur.

En revanche, elle a assez souvent des accents nasillards qui rappel la Mireille Mathieu des beaux jours et elle fait des acrobaties avec sa voix que je n’apprécie pas toujours; pas plus que j’apprécierais que la première ballerine du Bolshoï exécute un triple saut périlleux ar-rière avec coup de pied à la lune en plein milieu du lac des Cygnes juste pour prouver qu’elle est capable de la faire.

Je n’ai pas le talent d’écrivain ni l’humour acidulé de Gilles Archambault mais si vous me promettez de revenir à mon site, je vous référerai à un billet que le grand homme a pondu pour l’émission CBF Bonjour et qui portait sur le même sujet que ce court texte non autorisé.

Bon, vous êtes revenu(e)s juste à temps pour la finale de ce texte. Céline à le mérite du tra-vail acharné et elle a en commun avec notre autre mythe québécois Jacques Villeneuve, qu’elle n’a pas rêvé sa vie. CE QUI ARRIVE À CÉLINE DION EST LA MEILLEURE CHOSE QUI POUVAIT LUI ARRIVER; NON PAS PARCE QU’ELLE EST DEVENUE RI-CHE ET CÉLÈBRE MAIS PARCE QU’ELLE « VOULAIT » TOUT CE QUI LUI ARRIVE.

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Un mythe est né
(07 novembre 1997)

L’euphorie s’est emparée des québécoises et des québécois à l’occasion du retour chez lui (?) de notre champion du monde de Formule 1, Jacques Villeneuve. La carrière et la renommée de ce jeune homme progressent à la même vitesse que son bolide sur une piste de courses. Il suffit de regarder ses exploits des 4 dernières années pour s’en convaincre:
- recru de l’année en Formule Indy en 1994
- Champion de la série Indy-Car en 1995
- recru de l’année en Formule 1 en 1996
- Champion des conducteurs de Formule 1 en 1997.

Ajoutez à cela la façon dont il s’y est pris pour gagner. Quelques brillantes victoires, quel-ques sorties de piste, plusieurs erreurs de son équipe de mécaniciens, de mauvais choix de pneus, une comparution devant le comité de discipline des bonzes de la FIFA, quelques bour-des qu’il a faites lui même, dont celle du Grand Prix de Montréal pour finir avec un gigantes-que pied de nez à Schumaher qui se sort de piste en voulant éliminer le québécois. Voilà tous les ingrédients pour créer une légende.

La légende étant née, il n’y avait plus qu’à faire parler le héros pour que le mythe prenne forme. A la façon dont il répondait aux questions parfois honnêtes, parfois sournoises, parfois intelligentes et parfois stupides des journalistes, mais surtout par la façon dont la foule sa-luait chacune de ses réponses, on sentait que le mythe venait de se créer. Jeune, beau, riche, sportif, intelligent et cultivé, c’est plus que l’on n'aurait jamais espéré chez un athlète québé-cois. Ça nous changeait des « mal à la laine », des « accumulé au pied du mur » et des « la puck a roulait pas pour nous autres » de nos hockeyeurs.

Peu importe ce qu’en pense vraiment le principal intéressé, le Québec tout entier veut se re-connaître en Jacques Villeneuve et c’est très important qu’il le fasse ne serait ce que pour cette magnifique réponse qu’il a donnée à une question d’un journaliste. Celui-ci lui deman-dait à quel âge il avait commencé à rêver de devenir Champion du monde de formule 1? Jac-ques a répondu: « Je n’ai jamais RÊVÉ de devenir Champion du monde j’ai DÉCIDÉ que je deviendrais champion du monde. » VOILÀ TOUT UN PROGRAMME POUR LES JEUNES ET MOINS JEUNES QUI PENSENT ATTEINDRE QUELQUE OBJECTIF QUE CE SOIT EN RÊVANT. JACQUES LEUR DIT: « NON, PAS EN RÊVANT, EN AGISSANT ».

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Le Québec champion toute catégorie, sauf que...
(31 octobre 1997)

Le québécois Jacques Villeneuve vient de remporter le championnat des pilotes de Formule 1. Il avait la meilleure voiture a-t-on dit; mais le dépassement qu’il a fait sur un Schumaher médusé et contraint à la mesquinerie pour le bloquer, prouve qu’il est également le meilleur pilote.

La québécoise Céline Dion, depuis longtemps consacrée vedette internationale, vient de se glisser au rang des meilleures chanteuses « POP » de l’histoire. Son dernier album en fait une véritable championne et son talent, reconnu par Barbra Streisand, les Bee Gees et Luciano Pavarotti, la place dans une classe à part. On devrait la considérer hors concours lors de l’attribution des Félix.

Dans le domaine du sport, ce sont les Canadiens de Montréal qui revendique l’honneur d’avoir remporté le plus de championnat du monde par équipe(Coupe Stanley) et ce, tous sports confondus. Le Québec a produit Maurice Richard et Mario Lemieux au hockey, My-riam Bédard au biathlon, Sylvie Bernier et Annie Pelletier en plongeon, André Boucher en patinage de vitesse, les Duchesnay en patinage artistique, Sylvie Fréchette en nage synchroni-sée, et au base-ball, les Expos de Montréal sont reconnus comme le meilleur club ferme des autres formations professionnelles. On a qu’à suivre le rendement des ex joueurs des Expos pour s’en convaincre.

Le Québec a également produit des « champions » dans le domaine des arts. Riopelle en peinture, Robert Lepage et Jean Gascon en mise en scène de théâtre, Émile Nelligan et Mi-chel Tremblay et Anne Hébert en littérature, Louis et Gino Quillicot de même que Raoul Jobin, Richard Verreau et autres dans l’opéra, Arcand pour les films, etc, etc...

Que dire des Bombardier, Desjardins, et autres bâtisseurs et inventeurs que le Québec a pro-duits. On pourrait croire que cette imposante brochette de réussites individuelles donnerait confiance au peuple tout entier et que fort des ses champions et championnes le Québec trou-verait le courage et la détermination qu’il faut pour prendre la place qui lui revient dans le concert des nations libres du monde. IL FAUDRAIT PEUT-ÊTRE QUE ROTHMANS ET RENÉ ANGELIL S’OCCUPE DU PROCHAIN RÉFÉRENDUM.

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Légaliser la "mari" oui ou non?
(24 octobre 1997)

On assiste, depuis quelque temps, à une recrudescence des manifestations en faveur de la légalisation de la marijuana. Bien sûr, mon vieux fond d’anarchiste me prédispose à appuyer l’abolition de tous les interdits, a fortiori, lorsque ceux-ci ne sont plus jugés nécessaires aux yeux de la société qui les a fait naître.

Mais avant de se prononcer face à ce débat, il convient de regarder la question sur tous ses angles. Il semble prouvé que la « mari » n’entraîne pas d’accoutumance; que sa fumée est moins nocive que celle du tabac qui pourtant, jusqu’à ce jour, est légale; qu’elle aurait même des vertus thérapeutiques face à certaines maladies.

À l’opposé, on semble tenir cette drogue, responsable du glissement vers des drogues plus dures. Les analyses sur les effets physiques et psychiques d’une consommation excessive de cette drogue ne sont pas concluantes. Après tout, on fume la cigarette depuis plus de 100 et on vient tout juste d’en découvrir la nocivité. Qui nous dit que la même chose ne se produira pas avec la marijuana.

Il faut songer également aux conséquences sociales qu’une telle légalisation entraînerait. S’il est vrai que la fumée de la « mari » n’est pas nocive, on recommencerait à fumer dans les bureaux, dans les places d’affaires et dans les endroits publics. Or, un des effets connus de la « mari » c’est qu’elle fait disparaître les inhibitions et exacerbe les émotions ce qui fait que le consommateur éclate d’un rire inextinguible ou se met à pleurer de façon intarissable pour un tout ou pour un rien.

Imaginez le tableau: un percepteur d’impôt qui se met à rire alors que vous lui allongez une centaine de billets de 20; une caissière qui pleure en vous remettant l’argent de votre chèque de paye(remarquez que ça f’rais changement, dans le moment c’est moi qui pleur en l’encaissant); des gens éplorés qui se tordent de rire à un enterrement; des spectateurs atten-tifs qui pleurent à chaudes larmes pendant un match du Canadien(pas besoin d’être g’lé pour ça me direz-vous); Yvon Deschamps qui se met à rire en recevant une femme battue au Chaî-non; Céline Dion qui pleure en recevant un Félix(çà, ça ne serait pas nouveau). AU FOND, ÇA SERAIT LE « FUN », TOUTE FOIS IL NE FAUDRAIT PAS QUE CELA ENDORME NOTRE JEUNESSE EN L’EMPÊCHE DE REVENDIQUER LE DROIT AU TRAVAIL ETAU RESPECT.

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Encore un juge qui manque de jugement
(17 octobre 1997)

Il y a quelques années, il n’était pas rare de voir, dans nos augustes cours, de juges, saouls morts, dormir sur le banc durant de long moment. N’allez surtout pas croire que cela les empêchait de rendre leur verdict, oh! Que non. Ils innocentaient les coupables et punissaient les innocents un peu comme s’ils avaient tiré à pile ou face.

Aujourd’hui, bien que quelques magistrats se soient fait prendre à dépasser le .08 tout en dépassant la limite de vitesse permise et quelques automobilistes lambins. c’est plutôt la bêtise à l’état brut qui hante nos cours de justice(?).

Mais où déniche-t-on de pareils spécimens? Plus de 20 ans après l’année internationale de la Femme, il existe encore des hommes, dans des postes aussi important que la magistrature, pour refuser l’évolution naturelle et reconnaître enfin des droits fondamentaux à l’autre moitié du genre humain. Ce que le juge Carrier a démontré lors de son manque de jugement sur les sentences à être imposées à un trio de jeunes violeurs c’est sa complète ignorance de la souffrance humaine.

Sans doute obnubilé par la violence de Rambo ou des jeux d’arcades il n’a pas cru décent de considérer comme violant le fait qu’une jeune fille se soit fait violer et sodomiser à plusieurs reprises, qu’elle fut menacée de mort et suspendue dans le vide. De toute évidence il ne croit pas qu’il puisse-t-y avoir de la violence verbale, psychologique et physique sans effusion de sang. Pourtant, violer l’intégrité d’un être humain, pénétrer son corps contre sa volonté, est la pire forme de violence car elle touche l’âme. IL EST A CE DEMANDER SI NOUS NE DEVRIONS PAS REVENIR 30 ANS EN ARRIÈRE CAR, UN JUGE SAOUL ÇA R’VIENT MAIS UN FOU, ÇA R’VIENT PAS.

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Il s'en est passé des choses depuis qu'on s'est vue! (2e partie)
(10 octobre 1997)

Plus près de nous, Léon Dion était trouvé noyé dans sa piscine à la surprise de plusieurs qui le croyaient déjà mort tellement il était muet depuis que son cher fils, Stéphane, tentait de faire de la politique. Parlant de Stéphane, il a passé une partie de l'été à échanger des billevesées avec Bernard Landry qui se croyait revenu aux beaux jours de la préciosité dans des échanges épistolaires dignes de madame de Sévigné.

Nous avons vraiment été choyés cette été car, en plus de la température, il a également été question de constitution. Les Premiers de neufs ou seraient ce les derniers des oeufs ont pondu un texte de proposition d'amendement constitutionnel reconnaissant que le Québec est « unique ». Question. Comment être unique sans être distinct? Par quels moyens le Québec devra-t-il affirmer sont unicité tout en étant exactement comme les autres? Comment une province « unique » dans une société pluraliste dont l'unité est basée sur le multiculturalisme pourra-t-elle exprimer sa différence sans risquer de se voir traîner en cours Suprême pour violation des droits des individus uniques qui peuplent les autres provinces, uniformes dans leur composition monolithiques et leur monoculture anglo-saxonne?

A défaut de présenter des programmes de courses de qualités, la piste Blue Bonnets a défrayé les manchettes par les tergiversations et les quiproquos entourant la vente des terrains. Cette saga a fait perdre au maire Bourque sa majorité et a tous les montréalais, ce qu'il leur restait d'illusions.

Les Expos de Montréal ont encore une fois livré une très belle lutte pour la 9e ou la 10e place du classement général. Si seulement ils avaient un stade au centre ville, parole de Brochu, nos amours seraient au moins en 8e place à la fin de la saison et ont pourrait verser de meilleurs salaires aux joueurs à cause des taxes que nous serions obligés des payer pour compenser le coût des loges corporatives que les multinationales déduisent directement de leurs impôts.

Voilà que juste au moment où je reprends mes élucubrations, le juge Carrier accorde deux ans moins un jour de prisons à trois énergumènes qui ont violé une adolescente de 17 ans. Le motif de sa clémence, il n'y a pas eu de violence. La victime a été sodomisée plus de 14 fois, violée à plusieurs reprises, frappée au visage, menacée de mort et maintenue dans le vide durant de longue minute. UNE MAUDITE CHANCE QUE CE N'EST PAS VIOLENT TOUT ÇA; MAIS, MONSIEUR LE JUGE, C'EST QUOI POUR VOUS DE LA VIOLENCE?

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Il s'en est passé des choses depuis qu'on s'est vue!
(03 octobre 1997)

D'abord, dès le début de juin, les Chrétiens ont vaincu les lions. Mais ce n'est que partie remise car avec le rugissant Preston Manning qui risque de les faire damner, la prochaine ronde devrait être très intéressante et le résultat pourrait être surprenant.

Puis, Jacques Villeneuve est venu montrer à tous les québécois(oises) que même s'il a l'étoffe d'un champion du monde, il peut lui arriver de faire comme son oncle, c'est à dire, « patates ». C'est ce qu'il a fait au Grand Prix de Montréal.

Il y a eu bien sûr, début juillet, la température qui est revenue dans l'actualité. Après tout, parler du temps qu'il fait, qu'il a fait ou qu'il fera est le sport national du Québec et ce, bien avant la « constitution ». Pendant un certain temps on a eu peur de ne pas avoir de fraises parce qu'il faisait trop froid, de blés d'Indes parce qu'il ne pleuvait pas assez, de concombres parce qu'il pleuvait trop et de tomates parce que c'était trop chaud. Bref, un été normal.

Fin juillet, le 24 pour être exact, c'était la commémoration du « Vive le Québec Libre » de Charles de Gaule qui trente ans après continu de faire « freaker » les anglais et « ch... » les fédéralistes. André Arthur a, comme a son habitude, cueilli les fruits de sa culture grégaire, pour asperger les québécois(oises).

Puis, en pleine saison des festivals, il y en a eu un tout nouveau: celui de la « mort ». Jean-Claude Lauzon, ce mal aimé qui a la mauvaise idée de se faire tuer avec Marie-Soleil Tougas. C'est le meilleur moyen pour passer inaperçu. Quant à Marie-Soleil, on n'a rien négligé pour montrer l'immense chagrin que sa disparition avait causé à l'ensemble de la population du Québec. Dommage que TVA et la Ville de Beloeil se soit chamaillé autour d'une facture de 6 000$ que le service d'ordre a coûté lors de la cérémonie funéraire. Ca en dit long sur la sincérité du chagrin de certaines personnes.

Un peu plus tard ce fut au tour de Sainte Diana et de son amant Dodi. Je veux bien que Diana ait voulu fuir les paparazzis mais puisqu'ils étaient déjà rendus à l'appartement parisien de Dodi, pourquoi ne pas avoir fait venir de la pizza comme tout l'monde plutôt que de se rendre au Ritz au risque de se faire poursuivre par la meute. C'est un peu comme s'ils avaient voulu jouer à la roulette russe. Malheureusement, le coup fatal est parti.

Pendant que l'on pleurait Sainte Diana, Lady Thérèsa s'éteignait à Calcutta. Ah! On a bien tenté de rééquilibrer les choses, car tous se rendaient maintenant compte que l'on avait un peut trop exagérer la perte d'une vedette du « jet set » aussi généreuse fut-elle. Elton John réécrivait sa chanson en l'honneur de Marilyn pour la dédier à la princesse, le chef d'orchestre Solti mourait dans la plus grande indifférence.

(A SUIVRE...)

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C’est « Peanut » qui est contant!
(18 avril 1997)

Réjean « Peanut » Houle ne porte pas à terre par les temps qui courent. Ses "p’tits gars" viennent de lui faire tout un cadeau: ils ont réussi, de peines et de misères, à se tailler une place dans les séries d’après saison. C’est bien le moins qu’ils pouvaient faire pour celui qui n’a pas hésité à échanger Turgeon pour le « Red » Baron et à rapatrier des super vedettes telles que Corson et l’énergique Stéphane Richer.

Quand un club est bourré de talents comme ceux-là, participer aux séries, c’est le moins que l’on puisse attendre de lui. Pourtant, bien qu’il se réjouisse que le Canadien se soit maintenu au 8e et dernière rang des qualifications, Ronald ne semble pas satisfait du rendement des « p’tits gars », pour la plus part, grassement payés. On dit qu’il est prêt à délier les cordons de la bourse pour acheter les joueurs que Houle ne parvient pas à obtenir par des échanges.

Il semble donc que la direction du Canadien sera active, l’an prochain, dans le marché des agents libres. C’est toute une nouvelle car l’addition de bons joueurs risque de défaire la stratégie « nul en attaque/pourrie en défensive » que Marion Tremblay a mis deux ans à peaufiner. POURVU QUE DOUG WICKENHEISER N’EN PROFITE PAS POUR REVENIR À LA COMPÉTITION.

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Le meilleur site du Web selon Angus Reid
(11 avril 1997)

Un récent sondage Angus Reid, tenu selon les mêmes critères objectifs et scientifiques que celui de la semaine dernière qui concluait que près des ¾ des habitants de la planète préféraient le Canada, conclu que La Page @ PRINCE, est le meilleur site du World Wide Web.

En effet, tant les 3 chinois, que les 4 japonais, les 2 indiens et l'américain et demi consultés par ce sondage ont été unanime à dire que La Page @ PRINCE surpasse de beaucoup, qui, La Page @ DANG, qui La Page @ ITO, La Page @ INDIRA ou la Page @ SAM. Seul Jean Chrétien, également consulté par ce sondage, avoue préférer la Page @ LUCIEN. C'est sans doute pour favoriser un rapprochement.

Ce qui fait que, si on extrapole, plus de 3,892,768,334½ personnes préfèrent La Page @ PRINCE. Selon la méthodologie retenue pour le sondage, les résultats ont une marge d'erreur de 92%, 99% du temps. C'est dire que les sondages de la maison Angus Reid vont toujours aller dans le sens de celui qui les paies.

EN CE QUI ME CONCERNE, C'EST UNE PURE COÏNCIDENCE SI J'AI COMMANDÉ CE SONDAGE À LA VEILLE DE L'OUVERTURE DE LA CAMPAGNE DU WEB D'OR.

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Claude Brochu veut son p'tit stade.
(4 avril 1997)

Incapable de remplir le Stade Olympique de façon descente avec ses Expos, Claude Brochu songe à construire un nouveau stade de base-ball au centre ville. Il croit que les montréalais sont plus intéressés par le contenant que par le contenu. Pourtant, les déboires des Canadiens, depuis leur entrée au Centre Molson, devraient faire réfléchir celui qui, depuis 1969, n'a pas réussi à doter Montréal d'une équipe compétitive.

En effet, mis à part les quelques années où son équipe a bataillé jusqu'à la toute fin de la saison pour finalement échoué chaque fois lamentablement, Brochu n'a jamais réuni un groupe de joueurs capable de remporter les grands honneurs. À cause de son incapacité chronique à payer les salaires faramineux que les vedettes du base-ball exigent présentement, les Expos de Montréal sont devenus une excellente équipe de développement pour les autres clubs des majeurs.

Brochu se leurre s'il croit que les Montréalais vont accepter longtemps cette situation. Déjà, du temps des Royaux de Montréal de la ligue Internationale, qui est justement une ligue de développement pour les majeurs, les spectateurs en avaient marre des voir, années après années, leurs joueurs favoris s'en aller jouer à Brooklin. Or, nous assistons présentement au même phénomène et se n'est pas de jouer au centre ville qui va changer cette situation.

Sans doute attiré par l'odeur des millions de réduction de taxe que Corey a obtenu pour le Centre Molson, de même que par les loges corporatives des grosses compagnies se paient à même nos impôts, Claude Brochu voit dans un nouveau stade, la poule aux oeufs d'or. MAIS POUR L'AMATEUR MOYEN, IL N'Y A RIEN DE TRÈS RÉJOUISSANT DE DÉBOURSER ENTRE 15$ ET 45$ POUR ALLER VOIR UN CHAUDRON, PAYÉ 750,000$ PAR ANNÉE, ALLOUER 5 POINTS MÉRITÉS EN 1/3 DE MANCHE.

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