Le Castor déchaîné

COUPS DE GUEULE HEBDOMADAIRE SUR L'ACTUALITÉ NATIONALE, CANADIENNE ET INTERNATIONALE

Le Relais
Membre du Relais

28 mars 1997 Où s'arrêtera l'ambition d'Yvon Charbonneau
21 mars 1997 La suffisance de Yves Duhaime ne lui a pas suffi
14 mars 1997 Charlotte Boisjoli, Solidarité Star 1997
07 mars 1997 Le tabac, vous connaissez?
28 février 1997 Et pourquoi pas des clones de clowns?
21 février 1997 Jean Paul II, un sépulcre blanchi?
14 février 1997 Appelez le « Pity »grew, il fait tellement pitié.
07 février 1997 Ça pas de bon sang.
Où s'arrêtera l'ambition d'Yvon Charbonneau
(28 mars 1997)

Ainsi donc, cet ancien disciple de Kadaffi, ce sympathisant de l'OLP, ce pourfendeur des Libéraux de Robert Bourassa, ce soi disant défenseur des travailleurs et des travailleuses de l'enseignement, ce souverainiste des années 70, après un virage de 180o qui l'amène à siéger avec les Libéraux provinciaux, s'apprête à faire un autre virage de 180o pour se rendre cette fois sur la scène fédérale.

Quand on connaît l'homme et ses ambitions démesurées se n'est rien d'autre que la manifestation du manque de confiance dans le fait que son chef, Daniel Johnson, puisse ravir le pouvoir aux péquistes. Comme il se croit de la graine des décideurs, il n'est pas homme à croupir sur les banquettes arrières de l'opposition.

Nul doute qu'il se voit déjà comme le successeur de Jean Chrétien et futur Premier Ministre du Canada. Je l'imagine recevant la reine Élisabeth II lors d'une quelconque cérémonie pour une quelconque célébration d'un quelconque anniversaire, avec à ses côtés Me Bertrand, également touché par la grâce fédéraliste, s'efforçant tous les deux à payer le tribut pour faveurs obtenues.

J'ai milité pour un syndicat d'enseignant(e)s durant les années où il fut président de la CEQ. Je doits dire que je me suis laissé prendre par ce que je croyais alors être son engagement social et politique. Je faisais même partie de son comité d'élection lorsque Robert Gaulin lui a fait mordre la poussière. AH! SI ON POUVAIS REVIVRE LE PASSÉ TOUT EN SACHANT L'AVENIR, ON S'ÉVITERAIT BIEN DES DÉCEPTIONS.

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La suffisance de Yves Duhaime ne lui a pas suffi
(21 mars 1997)

Ainsi donc, près des deux tiers des membres du Bloc Québécois ont eu l'outrecuidance de rejeter la candidature de Yves Duhaime comme, chef de parti. Non mais comment ont ils pu avoir l'audace de ne pas reconnaître le Messie quand ils l'ont vu. Il est venu parmi les siens et les siens n'en ont pas voulu. Peut-être que pour pouvoir le reconnaître il aurait fallu rencontrer l'autre Duhaime, celui pour qui il se prend.

Ce petit bout d'homme, pour ne pas dire cet homme petit, exige des preuves de Gilles Duceppe alors que, mis à part une certaine réussite dans sa carrière personnelle, il n'a rien révolutionné dans le monde politique lorsqu'il était ministre du cabinet Lévesque. Si Gilles Duceppe peut instaurer un nouveau type de leadership politique on serait mal venu de s'en plaindre car ce n'est serte pas la façon traditionnelle de faire de la politique qui a donné de beaux résultats. On a qu'à regarder ce qui se passe à Québec et à Ottawa pour se convaincre qu'un changement dans les attitudes et les moeurs politique ne pourraient être que bénéfiques à notre démocratie.

Le dédain, le mépris, l'oeil revanchard, qu'affectionne Yves Duhaime ne sont plus à la mode du jour. Si on essayait la franchise, le respect et le pardon, peut-être aurions-nous de meilleurs résultats. Pour ma part, je crois que nous avons eu et avons toujours assez de ces soi disants Messie dont la mission est de passer à l'histoire comme étant Celui par qui la souveraineté du Québec arrivera. Leurs erreurs ou leurs inactions nous ont coûté assez cher. JE PRÉFÈRE UN HOMME COMME GILLES DUCEPPE, QUI CROIT PLUS DANS LE PEUPLE QUÉBÉCOIS QU'EN LUI-MÊME, QUE TOUS CES MATAMORES IMBUS DE LEUR PETITE PERSONNE.

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Charlotte Boisjoli, Solidarité Star 1997
(14 mars
1997)

Il y a quelque chose de rafraîchissant dans le geste que Charlotte Boisjoli à posé lors du dernier Gala Métro Star. Cette grande comédienne et cette grande dame , apercevant la ligne de piquetage dressée par les ex camionneurs de Steinberg, mis à pied cavalièrement par Métro, au mépris leurs droits légitimes et que Métro refuse de réembaucher malgré le jugement de la Cour Suprême, s'est dirigé vers le président du syndicat et lui a remis ses billets d'entrées. Pour tout commentaire elle a dit au journalistes présente, « qu'elle ne franchissait pas une ligne de piquetage ».

Ce geste de solidarité ne m'a pas surpris car Charlotte Boisjoli nous a habitué, il y a fort longtemps, à la voir monter aux barricades pour soutenir des luttes ouvrières, sociales politiques ou culturelles. Ce qu'il y a de rafraîchissant, c'est que ce geste soit posée par une personnalité du monde artistique, très connue et aimée du publique, au moment où la ferveur syndicale est a son plus bas, tant chez les membres que chez les dirigeants, plus enclins à la compromission qu'à la revendication.

Mon propos n'est pas de blâmer ceux et celles de nos comédiens et comédiennes dont le talent les a fait aimé du publique au point d'être invité à ce Gala. S'ils ou elles acceptent que Métro fasse étalage de leur popularité comme il ferait étalage d'un régime de bananes, pour attirer la clientèle, libre à eux, à fortiori que les manifestants, comprenant bien dans quel dilemme cela les placeraient, ne demandaient pas aux artistes de respecter la ligne de piquetage. CELA REND LE GESTE DE CHARLOTTE ENCORE PLUS MAGNANIME.

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Le tabac, vous connaissez?
(7 mars 1997)

AVIS: Je suis un fumeur invétéré qui n'a pas, ni à court ni à moyen terme, l'intention d'écraser. Je demande donc à tous les croisées de l'abstinence totale du tabac, de s'abstenir de me les casser.

Qu'on se rassure, mon propos n'est pas de faire l'apologie de la cigarette mais plutôt de la liberté. Ce faisant, je m'en prendrai à l'hypocrisie gouvernementale qui, sous le couvert de se préoccuper de la santé des citoyens, s'apprête à voter une Loi pour empêcher fumeurs et non-fumeurs de jouir des seules retombées positives de ce soi disant « vice », la commandite de prestige pour des événements sportifs ou culturels.

Hypocrisie car, en effet, si le gouvernement se souciait tant de notre santé et si la cigarette est aussi néfaste qu'il le prétende, qu'attend-il pour en interdire la fabrication. Ne serait ce parce qu'il ne veut pas se priver des taxes que cela rapporte. Pourquoi alors en priver d'autres organismes. On a même baissé les taxes sur ce prétendu poison pour ne pas que les précieux dollars du tabac se rendent à l'étranger.

Hypocrisie car, si la santé des canadiens et des québécois était à ce point importante pour le gouvernement, il n'aurait pas mis les bâtons dans les roues de la commission Kraver qui tente de faire la lumière sur le scandale de la contamination par le sang.

Hypocrisie car, tous savent que la croisade antitabac a coïncidé avec la crise de l'énergie qui a elle même provoqué une baisse des équipements d'aération des édifices publics avec pour conséquence que l'air était et est toujours vicié car ça coûte moins cher de moins bien aéré. On ne fume plus dans les bureaux depuis plusieurs années et le taux d'absentéisme pour maladie véritable est à la hausse.

HYPOCRISIE CAR LE GOUVERNEMENT LAISSE DES POLLUEURS TOUT AUSSI DANGEREUX QUE LES FABRICANTS DE CIGARETTES JOUER AVEC LA VIE DE NOS COURS D'EAU, DE NOS FORETS, DE NOS LACS, DE VILLES ET VILLAGES SANS INTERVENIR DE SAUF POUR LES SUBVENTIONNER.

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Et pourquoi pas des clones de clowns?
(28 février 1997)

Grosse manchette ces jours derniers, des chercheurs écossais ont réalisé le clonage d'une brebis à l'aide d'une cellule prélevée sur la mamelle d'une brebis adulte. C'en était assez pour bouleverser la planète et faire réagir les biens comme les mauvais pensants.

On voit tout de suie des biologistes ou des généticiens, fabriquer des clones de Pierre Elliott Trudeau, de Galganov, de Michel Louvain ou de Stéphane Dion, et la panique s'empare des braves gens qui en ont déjà soupé des originaux. C'est que notre notion de clone nous vient tout droit de la science fiction où on voit apparaître des multiples identiques d'un individu adulte et complètement dominer par l'être original de qui émane la cellule.

Il est vrai que ce serait intéressant d'avoir un clone qui pourrait travailler à notre place, un autre macho pour satisfaire notre coté bestial, un autre « rose » pour être dans le vent, un gai pour savoir si on manque quelque chose, un triste pour les enterrements, etc, etc,

Toutefois, la réalité est malheureusement tout autre. Le fait de prélevé une cellule chez un adulte pour la reproduire dans son intégralité ne dispense pas cette dernière de passer par la phase normale d'incubation et de développement et ne fait pas que l'être ainsi créé est déjà adulte et fonctionnel. Bien sur, à mois d'être un adorateur de la terre plate ou un pourfendeur de Darwin il n'y a plus à faire la démonstration que nous naissons avec des caractères distincts déjà inscrits dans notre bagage génétique.

Que ses caractères puissent être reproduit par clonage, cela ne répugne pas à l'intelligence. Mais le développement de l'être humain, tout en se poursuivant selon un bagage génétique déterminé à la naissance, s'adopte aux forces extérieures et est fortement influencé par le milieu. Ainsi, en supposant que Hitler, au faite de son délire mégalomane, ait eu la malencontreuse idée de se faire cloner, il y a fort à parier que le clone, une fois devenu adulte n'aurait même pas eu le loisir de lire « Mein Kampf » et encore moins de l'écrire. Donc si le clone s'était regardé dans une glace, il aurait vu la mèche sur le front et la moustache hitlérienne mais il y de fortes chances que la ressemblance se soit arrêtée là.

En dépit de ce qui précède, si les diverses sociétés qui s'énervent devant ce nouveau fait d'armes de la génétique, veulent prendre les moyens qui s'imposent pour s'assurer qu'il n'y ait pas de manipulation contraire à la morale, ils n'ont qu'à décréter que SEUL LES CLONES DE CLOWNS SERONT PERMIS ET CE, À L'EXCLUSION DES CLOWNS QUI SE PRENNENT POUR DES CHERCHEURS OU DES POLITICIENS.

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Jean-Paul II un sépulcre blanchi?
(21 février 1997)

Sa très honorable sainteté le Pape Jean-Paul, deuxième du nom, tarde à se manifester dans ce qui pourrait bien être le plus gros scandale à avoir secoué l'Église depuis l'Inquisition, à savoir: le rôle de boutefeu, de collaborateur et de mercenaire que certain(e)s de ses représentant(e)s au Rwanda ont joué dans la tentative de génocide contre le peuple Tootsie.

Pour l'édification de ceux et celles qui l'ignorent encore, sachez qu'au moins trois prêtres, un allemand, un italien et un français, de même que deux religieuses sont formellement accusés par la population ruandaise qui d'avoir fournis des armes aux Outous, qui d'avoir versé de l'essence pour qu'on brûle les Tootsies, qui d'avoir refusé l'asile à des victimes potentielles tous, de s'être fait complice de la folie meurtrière qu'une poignée de dirigeants ont suscité chez ceux qui, de toute évidence, n'attendait qu'un signale pour assouvir de vieilles rancunes.

Or, le Pape semble trop occupé à pourchasser les impies qui divorcent, questionnent le célibat forcé des prêtres, demandent une meilleure place pour la femme à l'intérieur de l'Église, se prononcent pour le libre choix en matière d'avortement, pour se soucier de ses peccadilles. Arès tout, il n'y a pas si longtemps, l'Église refusait de reconnaître que les noires avaient une âme. Peut être que certains des soldats de Dieu croient que seuls quelques uns d'entre eux ont une. JEAN-PAUL, RÉVEILLEZ-VOUS, CE NE SONT PAS DES FOETUS MAIS DES ENFANTS QUI PLEURENT LEUR MÈRE LÂCHEMENT ASSASSINÉE AVEC LA COMPLICITÉ DE VOS REPRÉSENTANT(E)S, FEREZ VOUS LONGTEMPS LA SOURDE OREILLE.

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Appelez le « Pity »grew, il fait tellement pitié.
(14 février 1997)

Pierre « Pity »grew, un des deux faux cons, pardon faucons, que les forces occultes du parti Libéral du Canada ont payé à Jean Chrétien pour lui permettre de redorer son blason au Québec, vient de tenter de déloger Stéphane Dion du championnat de l'arrogance et du mensonge outrancier.

Ce jeune homme de bonne famille qui arrondissait ses fins de mois en passant régulièrement à Radio Canada, a attrapé la bactérie mangeuse de québécois, qui fait des ravages depuis des lunes à Ottawa et qui a repris du poile de la bête avec l'arrivé de Stéphane Dion, un malade hautement contaminé et qui place tous les libéraux dans la catégorie des personnes à risque.

Parmi les effets pernicieux de la bactérie, mentionnons la perte de mémoire pour tous les coups bas assénés par les anglophones québécois ou autre, depuis la conquête, et le montage en épingle de quelques rares soutiens financiers que le fédéral a daignés nous accorder avec notre argent.

Que le gouvernement du Québec ait pu faire plus pour la langue et la culture française, on n'a pas besoin d'un politicailleur en pleine crise de vedettariat, pour le savoir. Que ce même gouvernement pourrait faire beaucoup plus s'il détenait tous les leviers politiques nécessaire, c'est également une évidence qui devrait sauter aux yeux de « Pety »grew s'il n'était pas aveuglé par la bactérie. Il se rendrait compte, également, s'il n'était pas malade, que l'aide fédéral à la survivance de la langue et de la culture française au Canada est directement proportionnelle aux taux d'assimilation des francophones hors Québec, qui avoisine les 77%. Comme on doit juger l'arbre à ses fruits, on peut dire que l'aide du fédéral se résume à une pulvérisation du feuillage mais que c'est le Québec qui en nourrit les racines.

EN SOMME, LE SEUL FAIT QUE « PITY »GREW VEUILLE SORTIR DE L'OMBRE DE STÉPHANE DION QUI, DISONS LE, N'EST PAS UN GÉANT, NOUS DONNE UNE BONNE IDÉE DE LA PETITESSE DE L'HOMME.

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Ça pas de bon sang
<(07 février 1997)

Un don de sang est un don de vie. Voilà ce que disait la publicité de la Croix-Rouge, avant que pour des motifs vulgairement mercantiles, quelques dirigeants transforme, cet échange intime, en Cavalier de la Mort. Entre autres responsabilités, la Croix-Rouge devait assurer le mieux être des hémophiles et autres transfusés sanguins. L'enquête Kraver semble devoir démontrer la négligence, sinon la coupable duplicité, de ceux qui avaient la responsabilité de l'approvisionnement du sang et de ses dérivés au moment où des maladies, telles que le Sida et l'hépatite B, commençaient à se propager.

Le silence coupable des intervenants, et ce, au plus haut niveau, a non seulement fait que des individus ayant reçu une transfusion aient été contaminés par divers virus, mais il a contribué à propager les maladies puisque les gens infectés ignoraient qu'ils l'étaient. Maintenant que l'on veut faire la lumière sur les causes de ce drame, que l'on veut identifier les responsables et leur degré de responsabilité, que l'on veut apporter des recommandations pour que cela ne se reproduise plus, voilà que la Croix-Rouge continue de mettre les bâtons dans les roues.

C'est comme si on voulait attendre que toutes les personnes, contaminées directement ou indirectement par l'incurie administrative des bonzes du sang, soient mortes. Et pour les même raisons, bassement pécuniaires, qui ont amener cette contamination par transfusion, on refuse de s'excuser et de dédommager les victimes et ainsi, À DÉFAUT DE LEUR RENDRE LA SANTÉ METTRE UN PEU DE BAUME SUR CE QU'IL LEUR RESTE À VIVRE.

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