Le Castor déchaîné

COUPS DE GUEULE HEBDOMADAIRE SUR L'ACTUALITÉ NATIONALE, CANADIENNE ET INTERNATIONALE

Le Relais
Membre du Relais

31 janvier 1997 Si la vie vous intéresse qu'ils disaient...
24 janvier 1997 Et si le ministre Rochon était un grand malade qui s'ignore?
17 janvier 1997 Le maire Bourque sarcle son jardin
10 janvier 1997 Le Journal de Montréal à l'affût des nouvelles importantes.
03 janvier 1997 Des Canadiens à l'image de Houle et Tremblay
31 décembre 1996 Milosevic se fait sonner les cloches.
Si la vie vous intéresse, qu'ils disaient...
(31 janvier 1997)

Et la publicité pour vanter les mérites des Forces armées canadiennes, de nous montrer des jeunes hommes et jeunes femmes se livrant, sereinement et dans la joie, a diverses activités humanitaires ou à des jeux anodins susceptibles de les maintenir en forme.

Ce qu'elle ne nous montrait pas, cette publicité, c'était un soldat gelé fixant un adversaire dans les yeux sans broncher tout simplement parce qu'il ne le voyait pas. On ne nous monterait pas non plus la horde d'abrutis, saouls morts, faisant manger de la merde à des confrères qui n'avaient pas la même couleur de peau qu'eux. La publicité passait également sous silence le fait que le jeune somalien torturé et tué était lui aussi intéressé par la vie. Pas un mot dans cette pub sur les infirmières violées et sur les malades brutalisés.

On ne prévenait pas non plus les futures recrues qu'ils devraient se soumettre à des entraînements avilissant, être attachés à un arbre pendant des heures et se laissé frapper à la poitrine(surtout les femmes) par des petits caporaux. Pas un mot sur la nécessité d'être expert en camouflage de mauvais coup, en disparitions de papier et de documents importants, en perte de mémoire sélective. Mais ce qui est plus grave c'est qu'on ne prévenait pas les soldats en devenir de l'importance de GAGNER DU GALON RAPIDEMENT, SI QUELQU'UN VEUT ÊTRE TÉMOIN DE TOUTES CES ATROCITÉS ET PARTICIPER À TOUTES CES PERVERSIONS SANS QUE CELA METTE SA CARRIÈRE DANS L'ARMÉE EN PÉRIL.
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Et si le ministre Rochon était un grand malade qui s'ignore?
(24 janvier 1997)

Oui, je sais, comme tous les autres ministres du cabinet Bouchard, en commençant par ce dernier, il est gravement atteint de la coupurite aiguë et de déficitose zéro en claque (Se sont les citoyens qui mangent les claques). Dans son cas, c'est plus grave, non content de fermer des hôpitaux, de retourner les patients chez eux avec des solutés dans le bras, de rendre impossible l'achat de médicaments pour une bonne partie de la population, le voilà qui ferme le centre de transplantation coeur/poumons de Montréal, pour ouvrir un garage soi disant plus adéquat à Québec.

Y a pas de mécaniciens compétents dans la vieille capitale, Y a rien là. Appliquant la règle de partenariat de son chef il en fera venir de Toronto. Lorsqu'on sait que l'un des spécialistes de Toronto fut formé par un incompétent de Montréal, il y a de quoi s'interroger sur l'équilibre mental de celui qui, voyant que sa décision n'a pas d'allure, persiste et signe.

Bien sur il faut compenser la Ville de Québec parce que la belle américaine refuse de résider à l'Élysette. Oui, la ville de Québec a subi l'affront de voir sa candidature rejetée pour les Jeux Olympique de 2004. Oui, le gros Aubut a fait un coup d'argent en vendant ses Nordiques; mais n'aurait-il pas été plus sage d'attendre que le centre de Québec soit près avant d'y transférer tout les cas de transplantation coeur/poumons.

Du train dont va les choses, s'est une transplantation de ministre de la santé qu'il nous faudrait. CELA NOUS PERMETTRAIT DE RESPIRER PLUS À L'AISE SANS RECOURIR À DES SPÉCIALISTES HORS QUÉBEC POUR NOUS DONNER UN SECOND SOUFFLE.
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Le maire Bourque sarcle son jardin.
(17 janvier
1997)

Dans un geste sans précédent, notre maire horticulteur, Pierre Bourque, arrache ses tuteurs en croyant enlever de la mauvais herbe. La conséquence risque d'être désastreuse pour toute la plantation. Désirant que toutes les fleurs de son jardin, comme des tournesols, soient constamment tournées vers lui pour recevoir ses lumières, le maire Bourque, en arrachant les hybrides Goyer et Furcillo, va rendre tout le reste des plantes stériles car, s'il y a un principe connu de tous les jardiniers amateurs, c'est bien celui de la diversité des cultivars pour atteindre un rendement optimum.

Le maire choisi de ne s'entourer que de concombres et de navets, c'est un choix qui risque de plonger Montréal dans la soupe. Il aurait mieux fait d'anoblir le sol de l'Hôtel de Ville et de biner autour des ses éléments les plus forts plus tôt que de les sacrifier sur l'autel dédié à sa petite personne. Il faudrait rappeler à monsieur Bourque, que n'est pas Drapeau qui veut. Si Monsieur le Maire comme on l'appelait pouvait se permettre de gérer la ville de Montréal en petit dictateur, c'est qu'il s'était entourer d'hommes et de femmes compétent(e)s qui pouvaient réaliser ses rêves de grandeur.

En mettant de côté toutes les personnes susceptibles de lui faire ombrage, et elles sont nombreuses vu la petitesse de l'homme, Bourque va passer à l'histoire comme un individu qui, s'étant porté candidat pour se venger de Jean Doré a voulu lui enlever le Biodôme, fait la démonstration, une fois élu, QUE JEAN DORÉ A BIEN FAIT DE VOULOIR LE LUI ENLEVER.
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Le Journal de Montréal à l'affût des nouvelles importantes
(10 janvier 1997)

Le Journal de Montréal nous a habitué, depuis de nombreuses années, à réaliser l'importance des nouvelles concernant la vie privée des artistes et vedettes québécois. Ainsi, en 1996, la Une rapportait MÔMAN, SERGE THÉRIAULT, EN DÉSINTOX. C'était là, bien sur, une nouvelle fort importante que les québécois et québécoises se devaient de connaître. Je vois d'ici d'autres nouvelles percutantes que le Journal ne manquera pas de souligner par des titres racoleurs:

- CLAUDE MEUNIER NE DIGÈRE PAS LES TARTES AUX POMMES DE SA BELLE-MÈRE.

- DIANE LAVALLÉE S'ÉTOUFFE AVEC UNE GORGÉE DE PEPSI.

- LA BELLE ANDRÉE LACHAPELLE A DES FLATULENCES APRÈS AVOIR MANGÉ DU PÂTÉ CHINOIS.

- RÉMY GIRARD SE CASSE UN ONGLE EN GRATTANT UN BILLET DE LOTO QUÉBEC.

- JACQUES VILLENEUVE A CHANGÉ SES VERRES.

- MARIO TROQUE SA GUEULE DE TREMBLAY POUR UNE GUEULE DE BOIS.

Voilà autant de titres accrocheurs que nous pourrions voir à la Une du Journal de Montréal en 1997 si les concepteurs continus de calquer leurs titres sur les journaux à potins. On sait que l'empire Québecor possède plusieurs de ses journaux mais le Journal de Montréal est une réussite dont son propriétaire peut être fier et il n'a pas à sombrer dans le jaunisme pour maintenir son tirage. Que l'on continue à donner trop d'importance aux faits divers c'est là un choix de la rédaction. ON DEVRAIT, CEPENDANT, RESPECTER UN PEU PLUS LA VIE PRIVÉE DES GENS ET DISCERNER ENTRE CE QUI EST UNE NOUVELLE D'INTÉRÊT GÉNÉRAL ET UN RAGOT DE BAS ÉTAGE.
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Des Canadiens à l'image de Houle et Tremblay
(03 janvier 1997)

Le Québec va bientôt être frappé par une épidémie de faces de carêmes, de gueules de bois, de caractère de chien, non pas à cause du temps maussade, du froid, de la neige ou de la gadoue, non, à cause de la piètre performance de notre glorieuse Sainte-Flanelle, le Club de Hockey Canadien. Pourtant, comme dit le proverbe: la plus belle fille de Paris ne peut donner que ce qu'elle a.

Il en va de même pour les Canadiens de Montréal. Regardons froidement la situation. À la tête de l'équipe, outre Ronald Corey qui flatte son ego, il y a Réjean Houle et Mario Tremblay. Le premier n'avait pas son pareille pour faire des échappés étourdissants puis rater le but, le second jouait du coude dans les coins et y mettait beaucoup d'ardeur et de coeur au ventre mais avait un talent limité. Les deux ont pu paraître avoir de bonne carrière car les autres des joueurs de l'équipe étaient de calibre hors du commun.

Or, que retrouve-t-on chez le Canadien aujourd'hui. Un Baron, soi disant homme fort, obtenu en échange d'un joueur qui pouvait marquer 35 buts par saisons, et qui s'étend sur la patinoire à la première bonne claque qu'il reçoit; un Corson, plus actif a scorer auprès des groopies des discothèques du Centre-Ville que sur la glace; un Richer, plein de talents mais sans coeur. Le reste de l'alignement, mis à part Koïvu, ne vaut guère plus que ceux qui croupissent dans la Ligue Américaine; et on voudrait faire croire aux amateurs que l'on met tout en oeuvre pour construire une équipe gagnante. A mon avis, la Brasserie Molson, de peur de ne pouvoir se voir octroyer une diminution de taxes, à choisi de diminuer son investissement dans le capital humain de son club de hockey.

Qu'un joueur de troisième ordre comme Corson puisse demeurer dans la Ligue Nationale durant toutes ses années, cela en dit long sur le calibre de la Ligue, et ce n'est certes pas un facteur de motivation pour les jeunes qui savent que, à cause de cette pénurie de joueur de talent, ils peuvent, tout en restant médiocre, toucher de fort bon salaire durant une douzaine d'années. C'est à l'amateur de hockey d'exiger qu'on lui offre des spectacles de qualités, a fortiori lorsqu'on regarde le coût des billets. QUE L'ON DÉSERTE LE CENTRE MOLSON JUSQU'A CE QUE LES RESPONSABLES DE METTRE SUR PIEDS UNE EQUIPE REPRÉSENTATIVE SE SOIENT EXÉCUTÉS.
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Milosevic se fait sonner les cloches

(31 décembre 1996)

Au moment d'écrire ces lignes, l'opposition serbes s'apprête à célébrer la venue du nouvel an avec ce que les acadiens appellent un tintamarre . Les manifestant(e)s feront teinter tout ce qu'ils(elles) pourront trouver de cloches de casseroles, de crécelles, dans le but de réveiller leur Président pris dans les vertiges du pouvoir.

On sait que ce dictateur nouvelle-vague refuse, depuis des mois, de reconnaître les résultats d'une élection démocratique qui à vue son parti mordre la poussière. Ce soit disant démocrate aurait-il pris connaissance du Plan B des Sieurs Dion et Chrétien?. On est en droit de se le demander. Ces deux roublards brandissent comme arme ultime pour maintenir le Québec dans la Canada, la non- reconnaissance par le fédéral d'un référendum où, démocratiquement, le OUI sortirait vainqueur.

Si Milosevic suit le Plan B de nos illustres démocrates, il est à souhaiter que ces derniers suivent minutieusement le déroulement des actions entreprises par l'opposition serbe pour faire entendre raison à leur leader politique. On rapporte que le Président serait maintenant sur le point de reconnaître les dites élections comme valides. Malheureusement pour lui et heureusement pour le peuple, c'est trop peu, trop tard. Le peuple ayant pris conscience de son pouvoir, il y a fort à parier qu'il ne se contentera pas d'une maigre victoire et que c'est le départ de Milosevic lui-même qui sera maintenant exigé.

Nous aurons, au courrant de l'année 1997, une chance d'éviter d'avoir à recourir à de tels expédiants. Il y aura des élections prochainement au fédéral. NOUS AVONS QU'À FOUTRE DEHORS CES PRÉTENDUS DÉMOCRATES.
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