Une p'tite vie

Comme le chanterait Gilles Vigneault:

"Chacun porte son âge...
sa pierre, ses outils...
pour bâtir son village, sa ville, son PAYS!!!"
Mon âge, je le porte fièrement bien qu'il se fasse de plus en plus lourd. Né à Montréal, 6 ans après le début de la Grande Dépression et 4 ans avant le début de la Seconde Guerre Mondiale, j'aurai 65 ans en l'an 2000, ce qui, selon les probabilités actuelles, me classe parmi les chanceux qui recevront la pension de sécurité de la vieillesse. Fils de Jules et d'Évelyna Legault, je suis Taureau ascendant Scorpion si cela peut vouloir dire quelque chose à quelques un ou quelques unes d'entre vous.

De père et mère plus instruits que la moyenne des montréalais(es) de l'époque, j'ai grandi dans un environnement où la stimulation intellectuelle était un jeu. Entre autres métiers qu'il a exercés durant sa vie, mon père était Maître-Chantre et détenait un diplôme de professeur de chant grégorien. (si ça vous chante, vous en saurai plus sur mon père en consultant La Page @ Claude) Ma mère, occupée avec les 7 enfants trouvait le temps de nous faire réciter les leçons que l'on devait apprendre par coeur. N'avait-elle pas enseigné durant quelques années à l'école du Rang? Comme j'étais le bébé, elle-même savait les réponses par coeur lorsque ce fut mon tour.

En guise de pierres et d'outils, j'ai:

des études primaires,
terminées à l'école paroissiale, tombée, depuis lors, sous le pic du démolisseur;

des études secondaires, à l'École Supérieure Le Plateau", devenue une école à vocation musicale;

un Bac. es Arts obtenu par les soirs au "Collège Sainte-Marie"

et presqu'un Bac. en "philo" commencé alors que l'"UQAM" en était à ses premiers balbutiements.

J'ai également des expériences de travail diverses; mais le gros de ma carrière fut dans le syndicalisme. Dès l'âge de 14 ans, je m'impliquais dans les grèves de l'amiante et de l'Alliance des professeurs de Montréal en 1949, puis ce fut chez Dupuis et frères, en 1952, les cols blancs de la Ville de Montréal, en 1967, les Fronts Communs de 1972 à 1982 et les fonctionnaires fédéraux en 1991.

Mon expérience la plus enrichissante dans ce domaine, je l'ai vécu durant les dix années que j'ai été à l'emploi du Syndicat des enseignant(e)s du Nord-Ouest Québécois, affilié à la C.E.Q. À partir du bureau principal, situé à Rouyn-Noranda le syndicat rayonnait sur l'Abitibi et le Témiscamingue, c'est déjà tout un pays.

Bâtir un village, ça commence près de chez-soi. En observant ses proches, en écoutant son entourage, en s'intéressant aux gens et à ce qu'il leur arrive. Je me souviens que, près de chez-moi, il y avait une famille de "DiStephano" dont le fils cadet était dans ma classe. Oui, oui, à l'école française. Et en 1942 s.v.p. C'était avant la Loi 101 si je ne m'abuse.

Bâtir une ville, c'est réunir d'autres entités analogues qui unissent leurs efforts pour redresser une situation injuste, dénoncer des abus de pouvoir, et, tout en travaillant pour leur subsistance et leur confort, oeuvrer au mieux être de la société dans laquelle ils vivent.

Bâtir un pays, c'est rassembler ces millions d'hommes et de femmes qui aspirent à la liberté et leur donner les leviers politiques, économiques et sociaux dont ils et elles ont besoin pour mener à bien, au-delà de leurs différences, un projet de société commun.

C'est pour bâtir mon pays que j'ai milité dans le syndicalisme, que j'ai combattu l'obscurantisme de Duplessis, appuyé Jean Lesage qui nous promettait d'être "Maître chez-nous", Daniel Johnson qui clamait "Égalité ou Indépendance", suivi Pierre Bourgault dans son Rassemblement pour l'Indépendance Nationale , participé à la fondation du Mouvement Souveraineté-Association de René Lévesque puis du Parti Québécois, tâter le communisme avec le groupe En Lutte, (je crois bien avoir été le premier québécois sur Internet car mes ami(e)s ne cessaient de me dire: "Ouache té M-L"), voté deux fois oui et une fois non lors des référendum.

Ce qui me navre et m'énerve en même temps c'est que tous ces premiers ministres, incluant Robert Bourassa et Lucien Bouchard, sont plus préoccupés à passer à l'Histoire comme étant CELUI qui à réglé le problème du Québec que de faire le travail qui s'impose, minant par là celui des militants et militantes de la base.

Épilogue:


Il est rare que quelqu'un qui écrit des notes autobiographiques puisse publier un épilogue à sa vie. Je me suis toujours considéré, et ce depuis fort longtemps, comme étant un mort en sursis. C'était quelque chose d'assumée et qui servait de trame de fond à ma vie. Si cela est devenu plus présent c'est que depuis avril 1999, date où on m'a découvert une tumeur à la colonne causée par un cancer de la prostate, je ne suis plus qu'en sursis, je suis en rémission. Bien que l'hormonothérapie que je subit porte présentement des fruits au-delà de mes espérance et celles de mon médecin, son efficacité est limitée dans le temps et il faudra, dans un an ou deux, recourir à des drogues plus puissantes pour stopper la prolifération de métastases dans diverses régions de ma carcasse vieillissante. Ce n'est pas la douleur qui m'effraie, je m'y habitue lentement et, là aussi, des médicaments de plus en plus forts peuvent l'enrayer. Non! c'est le fait qu'avec toute cette médication, j'en vienne à perdre le peu de jugement, d'intelligence et de bon sens qu'il me reste. C'est pourquoi je suis très heureux de publier mes inepties sur le Net plutôt que sur un support plus difficilement "dégradable": dans les mois qui suivent la fin d'un abonnement à mon serveur, toutes traces de mon passage sur la Toile sera effacé. Ah! s'il pouvait en être ainsi de mon passage sur terre!
Cette phrase ayant causé un certain remous chez quelques uns et quelques unes d'entre vous, je crois qu'il est nécessaire d'y d'apporter certaines précisions. Disons, dès l'abord, qu'elle n'est pas dictée par l'écoeurement ou un quelconque ressentiment face à la vie qui, grosso modo, m'a toujours choyé et continue à le faire. Elle n'est pas, non plus, le fruit de quelques appréhensions quant au temps qu'il me reste à vivre ou de regrets de ce que j'ai pu faire ou ne pas faire dans le passé. C'est l'aboutissement d'une longue, trop longue pour que je puisse vous la livrer dire ici, réflexion sur la vie et la mort. J'ai toujours refusé, et je refuse encore, de dire des choses ou de poser des gestes avec comme trame de fond, ce que les gens pourront en penser après ma mort. Je sais, également, que l'on ne peut effacer une image du souvenir de quelqu'un et que ma mort, peu importe quand elle arrivera, causera du chagrin chez les uns et en réjouira d'autres. Je ne mets pas en doute, non plus, que toute vie, quelle qu'elle soit, à son importance pour l'humanité toute entière. Ayant tenté d'être solidaire des autres représentants de l'espèce de mon vivant, je trouve tout naturel de me fondre dans la masse de ceux et celles qui ont vécu-e-s et ce, sans que mon apart à l'humanité soit nécessairement identifiable. Je sais aussi que, comme pour le Ouaibe où va perdurer durant quelque temps des liens brisés, ici et là, rappelant qu'il y a déjà eu une Page @ PRINCE, je vais continuer à vivre dans la mémoire de ceux et celle qui m'ont connu. Tout ce que je souhaite, c'est que cela ne les attriste pas!


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Un gros merci...

On ne peut pas traverser une existence sans devoir quelque chose à quelqu'un. En effet, au-delà du bagage génétique hérité de nos père et mère et de l'influence du comportement de notre famille immédiate, nous subissons, tout au long de notre vie l'influence, bonne ou mauvaise, d'ami(e)s d'enfance, de compagnons ou de compagnes de classe, de camarades de travail et de complices de notre militantisme ou de nos loisirs.

Ayant plus des 2/3 de ma vie derrière moi, c'est un bottin téléphonique que je devrais publier, si je voulais tenir compte de toutes les influences que j'ai subies au hasard de rencontres fortuites. Aussi me suis-je borné à dresser la liste des personnes que j'ai aimées et auxquelles la pudeur et la peur du quiproquo m'ont empêché de le leur dire.

Mais d'abord, à celle qui partage ma vie depuis 39 ans:
ma conjointe.

Enfance et adolescence:
D'AMOUR, Bernard * DUSSEAULT, Huguette * GRONDIN, Claude * GRONDIN, Gabrielle * GRONDIN, Marie * LANGLOIS, Bernard * LANGLOIS, Jacques * LAVIGNE, Huguette * LAVIGNE, Nicole * LEMAY Raymond * MATHIEU, André * MATHIEU, Jean-Louis * MATHIEU, Lise * MATHIEU, Monique * MATHIEU, Yolande * PARÉ, Huguette * PARÉ, Jacques * PARÉ, Thérèse * ST-JEAN, Denise

Compagnons et compagnes de travail
ALLARD, Johanne * ANGRIGNON, Gérard * ARNEAU, Lise * AUBIN Guy * AUCHUT, Suzanne * BEAULNE, Mireille * BÉGIN, Michèle * BÉLANGER, Micheline * BELVAL, Johanne * BERTRAND, Diane * BORDUAS, Ginette * BOUCHARD-CASEY, Andrée * BOYER Liette * BRUNETTE, Denis * CARON, Dora * CASEY, Yvon * COMEAU, Sylvie * COUTURE, Pauline * DEPOT, Johanne * DESPAROIS, Christine * DESROSIERS, Guylaine * DULUDE Serge * DUPUIS, Ginette * FAUBERT, Diane * GAUTHIER, André * GAUTHIER, Line * GIBEAU, Yves * GRÉGOIRE, Francine * GRÉGOIRE, Lise * HUGHES Carole * JACQUES, Pierre-Yves * JACQUES Stéphane * JOLICOEUR, Diane * KINGSBURY, Sandra * LACHANCE, Suzanne * LAMOTHE, Lorraine * LAPOINTE, Marcel * LEGAULT, Benoît * MANTHA Martine * MATHIEU, Bernard * MEUNIER, Murielle * MÉTIVIER, Marie * MIGNEAULT, Agnès * MURRAY, Raymonde * PELLETIER, Yvon * PESANT, Monique * RAYMOND, Marc * ROBICHAUD, Madeleine * RONDEAU, Jean-Pierre * ROY, Lucie * SAVARD, Micheline * SÉGUIN, Daniel * TALBOT, Ronald * TOUTANT, Joanne * TREMBLAY, Rita

Camarade de luttes syndicales:
ALFRED, Jean * ARSENEAULT, Denis * BÉLANGER,Denis * BERGERON, Julienne * BIBEAU, Réal * BISAILLON, Guy * BLACKBURN, Jacques * BOUCHER, Léopold * BRODEUR, Jacques * BROUILLETTE, Guy * CARON, Raymond * CLICHE, Michel * CORRIVEAU, Thérèse * CORVEC, Rose-Aline * COUTURE, Jacinthe * COUTURE, Réal * DE GRAND PRÉ, Marie-Andrée *DES TROISMAISONS, Jean * DIONNE, Roger * DORION, Suzanne * DROLET, Michel * DUHAIME, Marcel * DUMONT, Jacqueline * FOISY, Fernand * FORTIER, Roger * FOURNIER, Irène * GAGNÉ, Théo * GENDRON, Francois * GLEMAUD, William * HÉBERT, Maurice * HIGGINS, Priscille * HUDON, Alexandra * KIROUAC, Nicole * LARABÉE, Pierrette * LAMARRE, Huguette * LAMOUREUX Marie-Andrée * LAPOINTE, Roger * LEJEUNE, Elie * LEMIEUX, Louise * LEROUX, Marcel * LÉVESQUE, André * LÉVESQUE, Gérald * LEVY, Yolette * L'HEUREUX, Denis * MASSÉ, Henri * MASSICOTTE, Huguette * MONGRAIN, Gaétan * NADON, Marcel * OUELLET, Paul * PELLETIER, Michel * PRATTE, Daniel * RIOUX, Matthias * ROUSSY, Yvette * SÉGUIN, Ghislaine * SPOONER, Jacques * THERRIEN, André * VALOIS Roger * WHEELHOUSE, Jocelyne

Ces gens merveilleux de l'Abitibi-Témiscamingue
BELHUMEUR, Fernand * COUTU, Jean-Charles * BEAULIEU, Camille * BÉDARD, Louise * BERGERON, Léandre * BLONDIN, Francine * COUTURE, Raymond * DESLILE, Jeanne-Mance * FLAMAND, Antonio * GUY, Ghislaine * GUY, Marcel * LAMONTAGNE, Doris * LAPOINTE, Claire * L'HEUREUX, Monique * MAGNY, Gisèle * MARCOTTE, Claire * MIRON, Suzanne * POMMERLEAU, Alice * RACINE, Jean * SCANT, Jean-Pierre * SPOONER, Francoise * VOINEAU, Marie-Lyse

Ces complices militants et militantes:
BEAUCHEMIN, Francois * BOUDREAU, Nicole * BOUTHILLIER, Guy * BRONSARD, Monique * CHARBONNEAU, Jean-Pierre * DENONCOURT, Louis * FRANCOIS, Franklin * GOULET, Liliane * HENRI, Marcel * JACOB, Berthe * JACOB, Jean * LAJEUNESSE, Robert * LÉGARÉ, Pierre * LEMIEUX, Francois * PAQUIN, Richard * PRÉMONT, Ferdinand * RENAUD, Fabiola * RHÉAUME, Gilles * ROCHON, Sylvie * SARRA-BOURNET, Michel * ST-LOUIS, Francois * ST-PIERRE, Richard * TURCOTTE, Gérard

Ami(e)s et complices de loisirs:
BARRETTE, Murielle * CARLE, Claude * DUBUC, Simonne * FORGET, Daniel * JOLY, André * LALONDE, Omer * LEBRUN, Guy * LEFEBVRE, Lise * LEFEBVRE, Nicole * MARTIN, Guy * MESSIER, André * MONTPETIT, Jacques * MONTPETIT, Louise * PROULX, Claire * TESSIER, Marcel * TURCOTTE, Aline * TURCOTTE, Jacqueline

Vous comprendrez que cette liste est non exhaustive car comme on dit: « La mémoire est une faculté qui...eh...(j'm'en souviens pu)

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