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29 janvier 2000


Banques et Caisse Pop: même combat!

Au moment où la Fédération des caisses Populaires Desjardins du Québec s'apprête à honorer le fondateur du mouvement: Alphonse Desjardins, celles-ci s'éloignent de plus en plus de la mission que ce grand visionnaire avait inculqué aux Caisses Pop.
Fondées à l'origine pour contrer l'économie de "bas de laine" des québécois, les caisses populaires sont en train de devenir des monstres économiques dont le rendement est le seul objectif et les moyens pour l'atteindre au dessus de toute décence. Il y a quelques années, Michel Bélanger, alors président de la Banque Nationale du Canada, avait causé tout un émoi en disant qu'il faudrait, au nom de la rentabilité, fermer les trois-quarts des villages de Québec. Voilà que 15 ans plus tard, la "gang à Béland" entreprend de fermer des caisses dans de petits villages, non pas parce qu'elles ne font par leur frais, mais parce qu'elles ne rapportent pas assez à la Fédération.
On est tellement déconnecté de la réalité coopérative, dans les officines du Complexe Desjardins, qu'on ignore que, pour bon nombre de coopérants, ce n'est pas tant le rendement individuel de leurs épargnes qui importe que le fait de pouvoir mettre les biens de la collectivité au service du développement de la localité ou de la région. Sans doute jalouses des milliards de dollars de profit que font les banques canadiennes, à chaque trimestre, les Caisses dites populaires sont, elles aussi, à la recherche du rendement optimum à n'importe qu'elle prix. Elles auront donc recours à des restructurations à grand coup de fermeture et de mises à pied. Pourtant, la majorité des sociétaires n'ont jamais vu l'ombre d'une ristourne sur leurs investissements et continus de payer trois fois plus d'intérêt sur leurs prêts qu'ils en reçoivent sur leurs épargnes. Mais on ne les consulte pas!
Les caisses, qui ont été les chefs de file de l'implantation des guichets automatiques, ont également été les premières à exiger que les assistés sociaux conservent un solde de 100,$ dans leur compte d'épargne pour pouvoir changer leur chèque de pitance mensuelle. On a abandonné cette pratique mais elle en dit long sur la conscience sociale des dirigeants. En plus des fermetures annoncées, voilà que l'on augmente, de façon outrancière, les frais d'administration pour l'utilisation des services qui, pour une bonne part, font partie intégrante de la décision qui fait qu'un individu choisi une Caisse Populaire plutôt qu'une banque.
C'est comme si vous demandiez à votre voisin de remiser votre tondeuse à gazon dans sa cabane à jardin et que celui-ci, en plus d'un loyer mensuel, exigerait 1,50$ à 2,00$ chaque fois que vous voulez l'utiliser.

Francité
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