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11 mars 2000


Marcel Pepin (1924 + 2000)

Parler de Marcel Pepin après avoir écrit sur Michel Chartrand peut sembler du radotage tellement les deux hommes ont eu la même constance dans l'engagement et le même acharnement au combat. Marcel, c'est Michel en plus froid, en plus cartésien et avec, disons-le, un langage plus châtié; mais avec le même mépris pour les oppresseurs de la classe ouvrière.
Marcel Pepin a présidé la CSN au moment ou le Québec connaissait une mutation profonde du syndicalisme, surtout à cause des Lois du gouvernement du Québec, forçant les employé-e-s de la fonction publique et parapublique à négocier certaines clauses au niveau national. La riposte de Marcel fût le premier Front Commun.
Ce fils d'ouvrier rompus depuis toujours aux idées socialistes, a compris qu'il devait opposer la solidarité des travailleurs et des travailleuses, à l'omnipotence du gouvernement. Il avait compris aussi, que les demandes des syndiqués devaient avoir des retombés sur l'ensemble de la classe ouvrière, syndiqué ou non. C'est pourquoi les demandes prioritaires de ce premier Front Commun furent le salaire minimum de 100,$ par semaine pour toutes les catégories d'employé-e-s et un congé de maternité payé pour les travailleuses.
On peut trouver puérile, aujourd'hui, des prioriser de telles demandes; mais à l'époque, i.e. 1972, ce n'était pas évident. J'oeuvrais, à ce moment là, pour le syndicat d'enseignant-e-s de l'Abitibi-Témiscamingue affilié à la C.E.Q., et plusieurs de nos membres, qui gagnaient plus que le salaire minimum demandé, ne voyaient pas d'un bon oeil, au départ, de se battre pour améliorer le sort des autres. Nous avons du faire de la formation syndicale et tenir plusieurs assemblées avant d'obtenir le mandat de négocier en Front Commun; mais l'intuition de Marcel Pépin à l'effet d'opposer au gouvernement un mouvement syndical uni, à porté fruit car nous avons pu arracher la majeure partie de nos demandes.
Évidemment, le gouvernement Bourassa a sorti la matraque des Lois spéciales et c'est pour avoir recommander d'y désobéir que: Marcel Pepin, Louis Laberge et Yvon Charbonneau, alors séparatiste fleurtant avec le Marxisme-Léninisme, ont été emprisonnés. Cet incident n'a pas diminué l'ardeur de ce grand syndicaliste et il a poursuivi son engagement pour la classe ouvrière jusqu'au niveau international.
Dans les derniers entrevues que j'ai entendu de lui, il était très critique de la façon dont on fait du syndicaliste aujourd'hui et qui, selon lui, s'apparente beaucoup plus au corporatisme. On ne peut pas lui donner tort. Tant et aussi longtemps que les dirigeants syndicaux vont s'asseoir à la même table que les patrons, comme ce fut le cas lors du Sommet de la jeunesse, on est en droit de ce demander qui défend les intérêts des travailleurs.

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