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13 janvier 2001


Exit: Lucien Bouchard

                    J'ai choisi de coiffer cet article d'une indication scénique car le personnage, Lucien Bouchard, aime bien ménager ses effets théâtraux. Nous en avons eu une autre preuve en ce début d'année, de siècle et de millénaire avec sa démission, aussi surprenante que fracassante, de son poste de Premier ministre du Québec, de député de Jonquière et de président du Parti Québécois.

                    Lucien Bouchard a fait un mea culpa publique et il est vrai qu'une bonne part de responsabilité de l'apathie des québécoises et de québécois envers le projet souverainiste, lui échoit. D'attendre béatement, tout en se contentant de diriger un bon gouvernement, que les "conditions gagnantes" lui tombent du ciel n'était pas une stratégie susceptible de maintenir la flamme indépendantiste à son paroxysme. De plus, monsieur Bouchard fait une très mauvaise lecture de son parti, de la force de ses militant-e-s de même que des us électoraux du peuple québécois.

                    Que ce dernier n'ait pas réagi, à la hauteur des attentes du Premier ministre du Québec, contre le projet de Loi C-20 sur la clarté référendaire n'est pas surprenant outre mesure. Le peuple sait qu'il a le droit fondamental de disposer de lui-même et ce n'est pas une loi fédérale, fusse-t-elle proposée par l'ineffable Stéphane Dion, qui pourrait les en empêcher. Le fait que Lucien Bouchard ait maille à partir avec les soi-disant "purs et durs" du Parti Québécois prouve qu'il a oublié que ce sont eux et elles qui formaient le gros de la troupe sous Jacques Parizeau et qui ont réussi à amasser 49% de vote pour le OUI lors du dernier référendum. À force de temporiser sur des dossiers chauds au coeur des militant-e-s Bouchard a fait passer le nombre de membres du Parti de près de 300 000 à plus ou moins 80 000. Comment s'étonner que la ferveur indépendantiste soit à son plus bas.

                    Selon ses dires, le contentieux Bouchard - Michaud, n'a pas eu d'influence sur sa décision. Comment alors justifier qu'il en parle aussi longuement alors qu'il ne mentionne ses impératifs familiaux que brièvement, à la toute fin de son exposé. Il est clair que les appuis reçus par Yves Michaud ont ébranlé le Premier ministre. Bien qu'il faille déplorer que cet incident ait pris des proportions énormes et que, à cause de la suite des événements, Yves Michaud n'ait plus aucune chance de décrocher l'investiture du Parti Québécois dans le comté de Mercier, il convient de se rappeler que lorsque l'on se tient à plat ventre devant les gens, on s'expose à se faire marcher dessus. Or, mis à part Jacques Parizeau, tous les chefs du Parti Québécois ont fait des bassesses pour tenter d'aller chercher deux ou trois votes chez certaines communautés ethniques et ont toujours évité de les pointer du doigt publiquement bien, qu'en catimini, ils ne se privaient pas de leur casser du sucre sur le dos. On condamne Yves Michaud non pas tant pour ses propos que pour le tort qu'il a fait à l'image du Parti.

                    La surprenante décision de Lucien Bouchard, soulève la question de sa succession. Il n'y a pas si longtemps, j'aurais opté pour Pauline Marois mais sa performance à titre de Ministre de la Santé ne m'a pas ébloui. Reste Bernard Landry et François Legault. Le premier part avec plusieurs longueurs d'avance à cause de ses états de service à l'intérieur du Parti. Le second est plus jeune, plus énergique et me semble plus apte à donner au PQ un souffle nouveau. Malheureusement je serais surpris qu'il décroche le poste car, quoiqu'ils en disent, les membres du PQ sont conservateurs et n'aiment pas prendre de chance avec des nouveaux venus. L'idéal serait que Landry soit élu pour ramener le membership à un niveau plus acceptable et qu'il cède la place à Legaut qui lui mènerait le peuple à l'indépendance.

Francité

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