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03 mars 2001


L'homme par qui l'indépendance du Québec se fera.

                    J'avoue, dès l'abord, mon ambivalence face à une personnalité comme celle de Bernard Landry, qui vient d'être élu à la présidence du Parti Québécois et qui sera Premier Ministre du Québec dans quelques jours. D'un côté, j'ai toujours admiré son immense culture, son intelligence, sa vivacité d'esprit, la précision de son vocabulaire et son engagement indéfectible à la cause de l'Indépendance. De l'autre, j'ai souvent été rebuté par sa superbe, son assurance, voir son arrogance et son intransigeance face à ceux et celles qui ne pensent pas comme lui.

                    Je dois dire, cependant, qu'après avoir entendu son discours du vendredi 2 mars à Saint-Hyacinthe, je trouve ses travers moins importants. Je me suis pris, moi, un vieux militant quelque peu désabusé, à tressaillir à son appel à la solidarité, à ses exemples de réussites collectives du peuple québécois, à son analyse réaliste de notre capacité à nous gouverner nous-mêmes et à son exposer des avantages qui en découleraient.

                    De réentendre des termes comme : patrie, nation, peuple, souveraineté et indépendance, que l'on a mis sous le boisseau trop longtemps, a donné un souffle nouveau à ma flamme indépendantiste qui vacillait depuis le référendum presque gagné de 1995. Il n'y a rien de plus frustrant, pour un militant, que d'avoir plus de ferveur pour une cause que les dirigeants qui sont sensés la faire triompher. Le départ de Lucien Bouchard, vue sous cet angle, est une bonne chose.

                    D'aucuns pourront craindre une recrudescence des affrontements Québec/Ottawa, et pourquoi devrait-il en être autrement lorsque le gouvernement central refuse au Québec une place à la table du sommet des Amériques pour discuter des sujets qui sont de sa juridiction exclusive. Bernard Landry est arrogant, dit-on, que penser de Stéphane Dion. Un leader qui refuse que le Québec soit considéré comme une "province pauvre" se place en situation pour revendiquer ses droits plutôt que de quémander des privilèges. Fini d'être à genoux devant Ottawa.
                    Comme le dit si bien Confucius: VAUT MIEUX MANGER UN HOT DOG DEBOUT, QU'UN STEAK À GENOUX.

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