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17 novembre 2001


Le Québec en pâture aux cochons.

                    Rassurez-vous, je ne parlerai pas d'un quelconque politicien ni d'un magnat de l'industrie en particulier. C'est à l'industrie du porc et à ces répercussions sur le monde agricole et la qualité de vie des habitants de la campagne que je m'attaque. Après le visonnement du file: "Bacon" d'Hugo Latulippe, je m'enorgueillis d'avoir joint les rangs de l'Union Paysanne.

                    Le film qui est un pamphlet, aux dires même de son auteur, montre clairement le sort qui attend l'agriculture québécoise si on ne met pas un frein à l'argumentation des porcheries. À cause des moyens de production de l'industrie du porc, les éleveurs on besoin de plus en plus de terres qu'ils convertissent en immenses champs de monoculture du maïs, car cette céréale absorbe plus de lisier que les autres. Résultats, la forêt recule et les bonnes terres s'appauvrissent par manque de diversité des cultures.

                    Après avoir vu de quelle façon on égosse, pardon, on castre les cochonnets et que l'on oblige ceux-ci à téter leur mère aux travers les barreaux d'une cage, c'est à vous dégoûter de manger du porc pour le reste de vos jours. Lorsqu'on voit qu'il y a ce qu'on appel dans le milieu, des intégrateurs, qui promettent, voir garantissent, des revenus annuels de 200 000,$ aux éleveur de cochons, il y a de quoi avoir peur que la campagne soit entièrement livré en pâture aux cochons. Les beaux petits boisées, les cour d'eau limpide et les 157 lacs Clair du Québec risquent de disparaître sacrifier sur l'autel du BACON, au sens propre et au figuré.

                    De plus, le Parti Québécois qui est au pouvoir à Québec et qui est sensé être social-démocrate, octroie plus de subventions aux gros producteurs qu'aux petits, forçant ceux-ci à se regrouper pour devenir plus gros que les gros. Tout cela se fait avec la bénédiction de l'Union des producteurs agricoles(UPA) qui exerce un véritable monopole sur la production agricole au Québec. L'industrie agricole reçoit 1 milliard en subvention par année des deux paliers de gouvernement et de cette somme, un peu mois de 10% revient aux petits producteurs qui respectent l'environnement, la terre qu'ils cultivent et les animaux qu'ils élèvent.

                    Je vous ai fait part, au début, de ma récente adhésion, de même que celle de ma conjointe, à l'Union Paysanne. C'est un organisme qui prône le retour à une agriculture à dimension humaine et à des campagnes vivantes. Se basant sur le fait que la terre du Québec et ce qu'elle produit est à tout le monde et que se sont les taxes de tous les citoyens qui font vivre l'industrie agricole, cet Union Paysanne veut faire pendant à l'UPA et forcer le gouvernement à consulter la population sur le genre de nourriture qu'elle veut avoir dans son assiette. La tendance est de plus en plus vers les produits du terroir, exempt de produit chimique et de polluants de toutes sortes et les consommateurs sont disposés à en payer le coût. Pourquoi alors continuer à favoriser un développement à outrance qui fait la fortune de quelques uns au détriment des autres et qui risque, à moyen terme, de dénaturer la terre québécoise.

                    Adhérez, vous aussi à l'Union Paysanne. Plus on sera nombreux, plus on sera écouté.

Francité

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