Le
Castor
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16 février 2002


Une bataille de coqs.

                    Les conflits internes qui déchirent le Parti Québécois depuis bientôt 3 mois, sont les résultats d'une lutte de pouvoir sur plusieurs niveaux. Lorsque Bernard Landry a confié à son bras droit, Gilles Baril, la tâche de sonder le terrain pour un futur remaniement ministériel, il a déclenché, sans le vouloir, une avalanche et ce, malgré le peu de neige tombée au Québec cet hiver. C'est que les ministrables et ceux et celles qui croient l'être ont la peau très sensible.

                    Premier niveau de conflit: le fait que ce soit Gilles Baril et non la vice-première ministre Pauline Maurois qui ait la responsabilité de sonder les coeurs et les reins des victimes du remaniement. Former un cabinet, dans notre système politique, est une prérogative exclusive du Premier Ministre; madame Marois s'est donc sentie flouée une deuxième fois. Elle a donc été la première à se dissocier de la décision de l'exécutif du PQ de garder monsieur Raymond Bréard à l'emploi du Parti et elle a entraîné ses supporteurs dans son sillage.

                    Second niveau de conflit: tel que je connais "Ti-Cul" Chevrette, il n'a pas dû apprécier du tout, de se faire montrer la sortie par "Ti-Cul" Baril. La bataille de coqs s'est donc engagée. Chevrette, qui a la rancune longue et sévère a trouvé moyen de le lui faire payer. En effet, c'est à ce moment là que les déboires du Parti Québécois ont commencé. D'abord, la grogne contre les prétentions de Baril de se substituer à Landry. Puis la révélation que Baril était en vacances avec un lobbyiste, ami de longue date, ce qui était connu de toute la députation mais qui n'avait jamais posé de problèmes au paravant.

                    Comme cette révélation n'a pas suffi pour que Chevrette garde ses responsabilités ministérielles voilà qu'on s'en prend à Raymond Bréard, directeur général du PQ, qui, alors qu'il était associé avec l'ami de Baril dans la firme de lobbying de ce dernier, à reçu une commission sur des subventions gouvernementales. C'est Gilles Baril que l'on voulait attaqer en passant par Bréard. À défaut d'attaquer le chef du Parti, on s'en prend à son bras droit. Belle leçon de loyauté.

Francité

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