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10 Juillet 2003


Premier ministre, sous fausses représentations

                    Élu le 14 avril dernier à la tête d'une équipe se présentant sous la bannière libérale, Jean Charest se révèle le chef d'un gouvernement conservateur à plus d'un titre. Cette élection est sans doute le plus bel exemple de détournement de Parti que le Québec ait connu depuis son existence.

                    Première fausse représentation: Charest a prétendu, tout au long de la campagne qui lui et son Parti étaient prêts. Prêt pour le maintient des garderies à 5, $; prêt pour permettre les défusions des municipalités privilégiées des municipalités plus pauvres; prêt pour doter le Québec d'un cabinet formé d'hommes et de femmes intègres et expérimentés; prêt pour accorder aux régions tout le support dont elles ont besoin pour s'épanouir.

                    Or, à peine deux mois après son assermentation comme Premier ministre le voilà qui chambarde tout: fini les garderies à 5, $ pour tout; fini l'assurance automobile avec dédommagement sans égard à la faute; fini les subvention pour le développement régional; fini les octroies au niveau culturel. Même le projet de Loi numéro 1, sur les défusions municipales, fer de lance de la campagne du Parti Libéral a dû être retiré tellement il n'était pas prêt a donner suite à sa promesse.

                    Deuxième palier du fausse représentation: la formation de son cabinet. Mis à part trois ou quatre vieux et vielles militants et militantes Libéral, les autres sont d'anciens partisans de Charest alors que ce dernier était chez les Conservateurs. Même parmi les libéraux, se sont exclusivement des amis ou amies de la région de Sherbrooke qu'il n'a pas pu éviter qui siègent sur le Cabinet. Où sont les vétérans tels Paradis et Syros. Commet des soit disant conseillers et éminences grises tels les Raymond Garneau, Claude Ryan et Daniel Johnson n'ont pu voir venir Jean Charest avec ses gros sabots.

                    La Loi électorale devrait prévoir un mécanisme pour permettre aux électeurs de révoquer le mandant d'un gouvernement qui se serait fait élire, comme c'est le cas du présent gouvernement du Québec, sous fausses représentations. Si un tel mécanisme existait, il n'y a pas de doute que Jean Charest devrait montrer son vrai visage de conservateur plutôt que de se draper, comme il l'a fait. sous le manteau du Parti Libéral.

Cette page est conçue et réalisée par: les éditions fernand prince enr.