Le
Castor
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5 décembre 1998


Qui gagne, perd !

Non mais, où ont-ils déniché cette interprétation biscornue qu'une victoire est une défaite. À entendre les journalistes, les analystes et chroniqueurs des médias électroniques et à lire ceux des médias écrits, le Parti Québécois aurait subit une défaite lors des élections du 30 novembre. Trois fois dans la seule journée de mardi, des animateurs de Radio-Canada ont tenté de faire dire à Pauline Marois d'abord, puis à Lucien Bouchard et à Bernard Landry, qu'ils étaient déçus du résultat des élections. C'est de la folie furieuse.

Bien sur, ils auraient aimé, tout comme moi d'ailleurs, une victoire plus éclatante, un nombre de sièges plus important et un plus grand pourcentage du vote populaire mais delà à conclure à la défaite, il y a une marge. L'athlète qui arrive premier, même par une faible marge et même s'il ne brise pas le record du monde, n'a pas à rougir d'aller chercher sa médaille d'or.

Lucien Bouchard et tous les députés qui formeront le prochain gouvernement ont un mandat clair de réaliser l'ensemble du programme du Parti Québécois, y compris de faire en sorte d'établir les conditions gagnantes lors d'un prochain référendum et de tenir celui-ci dans les plus brefs délais. Dire le contraire, c'est ne pas respecter les traditions démocratiques et le système parlementaire qui ont cour au Québec et au Canada.

De dire à Lucien Bouchard qu'il devra tenir compte du nombre de votes obtenus, de peur et par la peur, du Parti Libéral tout comme ceux arrachés par "la gang à Dumont", qui prône un moratoire de 10 ans sur la tenue d'un autre référendum, est un euphémisme. À moins de prendre le Premier Ministre du Québec pour un imbécile heureux, nul besoin de lui rappeler ces évidences. Toutefois, aucun journaliste, commentateur ou chroniqueur ne peut faire en sorte que la première condition gagnante, l'élection du Parti Québécois, n'a pas été réalisée. Pour les autres, qu'il suffise de se rappeler qu'au lendemain de l'échec des accords du Lac Meech, Robert Bourassa les avaient ces conditions gagnantes et il a eu trop peur de s'en servir. Ne doutez pas que, si une conjoncture comme celle-là se reproduit durant le mandat du nouveau gouvernement, Lucien Bouchard tiendra un référendum et le Québec le gagnera.


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