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12 décembre 1998


Le Cabinet de Lucien Bouchard

Pour la première fois depuis qu'il détient les rênes du pouvoir, soit depuis février 1996, Lucien Bouchard a un Cabinet à son goût. Outre son préjugé favorable aux femmes, qui fait entrer 9 femmes au sein des décideurs du gouvernement, la composition du Cabinet renferme quelques surprises.

D'abord, il convient de souligner que Lucien Bouchard n'a pas réservé des postes aux femmes juste pour épater la galerie. La Justice, le Travail et l'emploi, la Santé, la Culture et les Affaires internationales sont des Ministères importants. Je suis sur que les détentrices de ces postes feront un travail exceptionnel et novateur et ce, pour le plus grand bien de la société québécoise. Ce sont toutes des femmes de caractère et leur nombre fera en sorte qu'une plus grande solidarité s'installera au sein du Cabinet en ce qui a trait aux revendications spécifiques aux femmes. Souhaitons qu'elles n'aient pas à supporter les mêmes rebuffades que Lise Payette il y a plus de 20 ans.

Dans un autre ordre d'idées, on peut trouver dommage que Lucien Bouchard ait sacrifié Jean Rochon sur l'autel du mécontentement populaire. Il a agi en politicien. C'est dommage, en effet que l'artisan de la réforme de la Santé au Québec, perde son poste au moment où Ottawa songe à verser plus d'argent aux provinces dans ce domaine et où la marge de manoeuvre que le gouvernement du Québec va se dégager avec le déficit zéro va permettre à son successeur de se montrer généreux là où lui faisait figure de tyran sanguinaire. Heureusement que Jean Rochon s'est vu confier un ministère où il pourra, encore une fois, montrer l'étendue de ses multiples talents.

Le choix d'un homme d'affaires pour diriger le Ministère de l'Education me laisse, pour le moment perplexe. Je conçoit que l'enseignement doive répondre aux besoins de main d'oeuvre des entreprises mais il ne faudrait pas tout subordonner à cet impératif. La société québécoise a, encore et toujours, besoin de penseurs, de chercheurs, de linguistes, d'écrivains et d'artistes qui doivent recevoir une formation adéquates dans les domaines où les individus intéressés entendent oeuvrer. Avant de tout axer sur l'économie du savoir, il faudrait un large débat sur le genre de Société que les québécoises et québécois souhaitent pour eux et pour leurs enfants.


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