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23 janvier 1999


La Société Saint-Jean-Baptiste
de Montréal récidive.

Dimanche, le 17 janvier 1999, une quarantaine de militantes et de militants de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, ont, bénévolement, servi un repas chaud aux itinérants de l'Accueil Bonneau, repas dont l'organisme a défrayé le coût, à la hauteur de 1 000,$.

C'était la deuxième année consécutive qu'une telle activité était organisée. En effet, à l'initiative du président de la SSJB-M, monsieur Guy Bouthillier, un premier repas avait été organisé à pareil date l'an dernier. Pour Monsieur Bouthillier, c'était une façon de faire prendre conscience, à certains membres de l'organisme, d'une facette de la réalité montréalaise trop souvent mise sous le boisseau.

Le projet initial prévoyait un repas en début d'année, afin de la commencer sur le bon pied, et un autre à l'occasion de la Saint-Jean pour permettre à ces défavorisés de la vie, de célébrer la Fête nationale comme tous les autres québécois et québécoises.

C'est d'ailleurs la deuxième partie de ce projet qui m'a foutu la trouille de ma vie. Ma conjointe, Mariette qui, avec Suzanne Lachance, employée à la SSJB-M, s'occupent de la logistique organisationnelle de ces dîners, devait rencontrer Soeur Fournier, de l'Accueil Bonneau, le jour de l'explosion et précisément à l'heure de la déflagration. Comme il me fut impossible de la rejoindre de durant l'après-midi, mon angoisse était à son comble. Heureusement, un léger retard de sa part a évité le pire.

Plusieurs scénarios avaient été envisagés pour donner suite au projet de célébrer la Saint-Jean dont: un repas en plein air ou sous la tente; mais aucun ne s'est trouvé réalisable compte tenu du peu de temps qu'il restait avant la Fête et des lourds dommages moraux et matériels que l'organisme de charité avait subis. On a donc reporter le projet d'un an. Donc, aux alentours du 24 juin 1999, les itinérants de l'Accueil Bonneau célébreront notre Fête nationale comme tout l'monde.

D'ailleurs, à mon point de vue, ce serait une excellente idée de faire preuve d'autant de générosité et d'amour envers les démunis et les laissés pour compte à l'occasion de la Saint-Jean que nous faisons preuve de compassion envers eux à l'occasion de la fête de Noël. Deux fêtes annuelles où nous nous préoccupons de notre prochain, ça ne serait pas trop.


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