Le
Castor
déchaîné

VOIR AUSSI:

Sacrifié sur l'autel de la performance

La SSJB-M récidive

Québec et les Olympiques

Le Bye Bye à Radio-Canada

Conte de Noël d'une fin de siècle

Le Cabinet Bouchard.

50 ans de violations.

Qui gagne, perd.

ARCHIVES
Tome 1
Déc. 96 @ Nov. 97

Tome 2
Déc. 97 @ Nov. 98

6 février 1999


Les médecins: de vrais professionnels !

J'ai longtemps pensé que nos médecins s'affublaient du titre de "professionnel" par pur snobisme. Or, j'avais tort. Ce sont de vrais professionnels qui se comportent de plus en plus comme tels. Comme les pros du base-ball ou du hockey, ils refusent de jouer quand la paye n'est pas assez bonne.

Ils sont les premiers à trouver indécents, voir abominables, ces médecins de la Sierra Leone qui refusent de soigner les citoyens mutilés par la guerre civil, sans être payés. Pourtant, nos urgentologues démissionnent en bloc pour les même raisons et trouvent la chose tout à fait normale. Nos disciples d'Hippocrate seraient-ils devenus hypocrites ? Il est permis de se le demander.

Que se soit à Rouyn-Noranda, Jonquière, Trois-Rivières, Sept-Iles ou à Santa Cabrini à Montréal, on menace de démissionner en bloc à cause de conditions de travail soi disant inhumaines mais du même coup on assure que l'on restera en place si la paye est meilleure. On invoque la pénurie de médecin dans les régions et aux urgences de nos grands hôpitaux mais on continue de contingenter cette "profession" pour ne pas être obligé de partager le gâteau entre trop de convives.

Le contingentement des médecins ne fait pas en sorte d'assurer une meilleur sélection de ceux-ci. La profession médicale compte un pourcentage aussi élevé de tarés et d'incompétents que dans les autres catégories de professionnels. Il est légitime de se demander pourquoi le gouvernement du Québec accepte de négocier le fusil sur la tempe avec les médecins pendant qu'il s'apprête à massacrer les autres travailleurs du secteur public et parapublic ?

Ceci étant dit, je connais, comme vous d'ailleurs, d'excellents médecins. Celui qui me traite est de ceux-là. Ils ont, pour la plus part, des frais de bureau et de secrétariat à assumer qui grèvent leur revenu annuel. Je ne suis pas en train de tous les mettre dans le même bain; mais j'en ai marre de leur pleurnichage et de leurs menaces. Qu'ils se comparent à la majorité des patients qu'ils soignent et ils verront qu'ils sont dans la classe des privilégiés.


Ce site participe au Top PPOD
VOTEZ S.V.P.

Cette page est conçue et réalisée par: les éditions fernand prince enr.