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20 février 1999


Paul Martin : l'anti Robin des Bois

Le célèbre héros de la légende, détroussait les riches pour en faire profiter les pauvres. Depuis 5 ans, Paul Martin, le sinistre des finances d'Ottawa, fait exactement le contraire. Depuis qu'il a décidé d'atteindre le déficit zéro, il vole l'argent des travailleurs et des chômeurs, détrousse les provinces des sommes que devraient leur rapporter le fédéralisme canadien et continue ses largesses envers les amis du Parti Libéral et des gros financiers.

Pendant qu'il demandait aux uns de se serrer la ceinture, il dépensait des centaines de millions pour faire en sorte que des contrats signés par Mulroney et qui avantageaient ses amis Conservateur, soient résiliés pour lui permettre de passer le même genre de commandes à des amis libéraux. Qu'on songe aux hélicoptères et à l'aéroport de Toronto.

Mardi dernier, lors de la lecture de son dernier budget, il revêtait ses habits de généreux donateur pour tenter de nous faire croire qu'il était bon administrateur. Il remettait de l'argent dans la santé, moins du tiers de ce qu'il a volé aux provinces en 5 ans, il baissait les impôts des contribuables d'une infime partie des surplus accumulés sur leur dos et il faisait profiter le Québec d'une somme de 1,5 milliards de dollars qui, de son propre aveu, aurait dû lui être versé durant les trois dernières années.

Rien dans le budget de Paul Martin pour forcer les compagnies à verser leur juste part du fardeau fiscal. Aucune mesure pour amener Seagram à payer l'impôt sur le 2 milliards de $ qu'il a sortis en douce du pays. Rien pour forcer Paul Martin, tiens donc, à payer les taxes sur ces navires qui battent pavillons étrangers pour échapper au fisc canadien. Rien non plus pour faire en sorte que la famille Irving, dont le fondateur a, par testament, défendu aux héritiers d'investir au Canada, soit au moins tenue de payer les dégâts causés à l'environnement par la perte de leur prétrolier.

Autre aberration, la nouvelle formule de transfert de crédits pour l'union sociale basée sur le nombre d'habitants de chaque province plutôt que sur leurs besoins réels. C'est comme si un patron décidait, du jour au lendemain, de payer ses employés selon leur poids et, ce qui plus est, si les plus obèses décidaient de se mettre à la diètes, cela réduirait d'autant la pitance des plus rachitiques. Voilà l'ossature du budget Martin lorsque le dépouille des chiffres trompe l'oeil qui l'habille. Y a pas de quoi être fier


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