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17 avril 1999


La religion dans les écoles.

Après le temps qu'il fait et les coupures dans la Santé, l'École est l'autre sujet de conversation préféré des québécoises et des québécois. C'est dire qu'on s'en intéresse comme on s'intéresse aux autres sujets de conversation à la mode, pour se défouler un peu.

Au Québec, on a noirci des pages et des pages de journaux, de livres, de rapports, sur les "décrocheurs", ces élèves qui ne terminent pas leur secondaire, mais rien sur les parents qui ont "décrocher" depuis plus de 30 ans.

Depuis 30 ans, en effet, on demande à l'École québécoise de refléter les valeurs de la famille, sans se soucier du fait que la famille québécoise a changé et sans se donner la peine de faire en sorte de vivre une véritable vie de famille. Alors, l'école devra suppléer au manque de temps des parents d'éduquer les enfants.

C'est ainsi qu'au début des années 70 on demandait aux directeurs-trices d'écoles de réglementer la longueur maximale des cheveux des garçons et la longueur minimale des jupes des filles parce que les parents étaient incapables d'imposer leurs propres critères à leurs propres enfants. Aujourd'hui, les enfants des parents d'alors, voudrait que l'école diffuse des valeurs religieuses parce qu'eux n'ont ni le goût ni le temps de pratiquer quelque religion que ce soit.

L'école est un lieu d'apprentissage, d'acquisition de connaissances, un tremplin pour permettre aux élèves d'atteindre le plein épanouissement de leur potentiel. Elle ne doit pas être inféodé à quelques croyances ni à quelques doctrines que ce soit. La religion étant un engagement personnel de l'individu, c'est l'individu et non la collectivité qui doit assumer la responsabilité de sa diffusion et de sa propagation. En cela le rapport Proulx a raison de recommander que l'École québécoise devienne non confessionnelle.

Mais, contrairement au rapport Proulx, je ne crois pas qu'il faille privilégier le recourt à l'École Privé pour donner satisfaction à certains parents car c'est encore l'État québécois qui devra les subventionner à plus de 80% de leur budget de fonctionnement. Je crois que la religion concerne les Églises et leurs adeptes et que c'est à eux que revient la tâche d'éduquer les enfants dans la croyance de leur choix.


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