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Castor
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1er juin 1999


Le verdict: 5 ou 10 ans avec sursis !

L'opération pour retirer une tumeur maligne à la colonne vertébrale semble s'être bien déroulée.(VOIR: L'homme propose et ???? dispose) Mes engourdissements aux membres inférieurs et mon pied gauche tombant sont en voie de normalisation. J'ai été choyé durant les 25 jours qu'a duré mon hospitalisation au Sacré-Coeur. Suivi par des équipes de médecins très compétents et consciencieux et par des infirmiers et infirmières vigilant-e-s et attentionné-e-s, bien qu'épuisé-e-s par un manque flagrant d'effectifs, je suis venu à bout de savoir ce qui se passait dans mon corps.

Selon le dernier spécialiste rencontré, un urologue, c'est un cancer avancé de la prostate qui bombarde ainsi mes vieux os de métastases. Comme il croit qu'il serait plus dangereux de l'enlever ou le brûler que de le contrôler, il a choisi un traitement aux hormones qui équivaut à une castration chimique. Tant pis pour mes fantasmes non réalisés, ils resteront où ils sont: dans la tête !

Je l'ai interrogé sur mon espérance de vie. Il dit que j'ai encore de belles années devant moi. Combien? Au moins 5, peut-être 10, selon moi. Je suis en sursis, comme tout le monde d'ailleurs. Pensez au syndrome de la mort subite du nourrisson, à l'ado qui se suicide par désoeuvrement ou par souffrance, au jeune père de famille qui meurt dans un accident de travail ou de la circulation, à la jeune femme emportée par un cancer du sein. J'ai déjà vécu 60, 5, 3, 2 fois plus longtemps qu'eux et elles.

J'en ai discuté avec ma conjointe et nous nous sommes mis d'accord: je ferai tout ce qui est de mon ressort pour vivre le plus longtemps possible tant que ma qualité de vie avoisinera ce qu'elle est en ce moment. Pour le reste, je m'en remets à ???? comme je l'explique dans l'article précédent. J'ai déjà toutes les difficultés du monde à bien gérer ce qui dépend de moi que je n'ai aucune envie de me casser la tête avec ce sur quoi je n'ai aucun pouvoir.

Ceci étant dit, il semble qu'il ne soit pas rare de voir des hommes atteints de cancer de la prostate vivre jusqu'à 20 ans avec la maladie et mourir bêtement de vieillesse ou d'une grippe mal soignée.

C'est la grâce que je me souhaite.

Francité
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