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Castor
déchaîné

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12 juin 1999


Internet & la maladie.

Eh! bien oui, j'ai succombé. Deux semaines après avoir connu mon diagnostique: "un cancer de la prostate",(VOIR: Le verdict:...) j'ai tapé ces mots fatidiques dans le moteur de recherche AltaVista. Résultat de la recherche, quelques 650 sites, francophones, qui parlaient de ma maladie.

Devant l'ampleur de la tâche, j'ai résolu de ne consulter que les 10 premiers, sans doute les plus consultés et les plus récents. Je dois avouer que cela m'a suffi amplement. J'y ai appris que le traitement aux hormones, que je subis présentement, n'est efficace que pour deux ou trois ans, selon certains auteurs. Que, par la suite, des métastases résistantes à ce médicament prennent la relève et s'attaquent férocement soit au système urinaire, soit aux os. Ça me fera une belle jambe, si jambe il y a toujours à ce moment là.

Pour certains chercheurs, il y aura arrêt de miction et le recours obligatoire à la sonde. Pour d'autres, cela provoquera une sévère incontinence et le recours aux couches jetables. Et si pour faire plaisir à tout le monde je m'engageais, dès maintenant, à aller pisser dans une couche chaque fois que j'ai envi peut-être que cela améliorerait les statistiques.

Il y a, bien sur, quelques vendeurs d'herbes, pas de "pot" ni de "hasch" malheureusement, qui prétendent soigner, voir même guérir, le cancer de la prostate par l'absorption de "pain de vie" ou de quelques graines miracles. Si cela était vrai, plus personnes ne mourrait de cette maladie depuis belle lurette.

D'autres sites encore me prédisent d'atroces douleurs dans les os que l'on parviendra peut-être à rendre supportable avec la "chimio" mais au prix d'une kyrielle d'effets secondaires plus dégradants les uns que les autres. C'est à souhaiter que Paco Raban se trompe et que la station MIR me tombe sur la tête plutôt que sur la ville de Paris au mois d'août prochain.

Il y a aussi sur le net, une querelle qui oppose un certain docteur Roy aux autres urologues de la vieille capitale, sur un traitement à l'iode radioactif, qui serait pratique courante aux États-Unis, mais qui en est encore à ses premiers balbutiements au Québec. C'est le seul filon que j'entends approfondir. Pour ce qui est des autres sites visités, je m'en tiens à ma philosophie personnelle: "Faire et laisser braire". Pour le reste je m'en remet au spécialiste qui me soigne et à la vie, qui a toujours bien pris soin de moi dans le passé.

Francité
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