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19 juin 1999


Lucien Bouchard s'est peinturé dans l'coin.

La ronde des débrayages, légaux ou illégaux, ne fait que commencer dans la fonction publique québécoise. Mis très largement à contribution lors des coupures qui ont permis au gouvernement Bouchard d'atteindre le déficit zéro un an plus vite que prévu, les travailleuses et travailleurs de la fonction publique et parapublique du Québec entendent bien passer à la caisse et retrouver, en plus d'un pouvoir d'achat décent, des conditions de travail plus près du siècle nouveau que du siècle dernier. Les membres de la Fédération des infirmiers et infirmières du Québec, sont les premier-e-s à utiliser ce moyen de pression pour se faire entendre.

J'ai été à même de constater, lors de ma récente hospitalisation de 25 jours, le marasme dans lequel baigne les conditions de travail de ce groupe de travailleurs et travailleuses. Il ne se passait pas une seule journée sans que les haut-parleurs de l'hôpital ne réclame des infirmiers et infirmières pour du temps supplémentaire. C'est la preuve qu'il y a un manque flagrant d'effectifs. et il y a un manque flagrant d'effectifs parce que tous ceux et celles qui en avaient raz le bol de travailler dans des conditions inhumaines et qui pouvaient le faire, ont sauté sur l'occasion de partir lorsqu'on leur a offert une retraite prématurée sans pénalité.

J'ai fréquenté assez longtemps la fonction publique tant fédérale que provinciale et municipale pour savoir qu'il est plus difficile de sortir "le bureau" d'un fonctionnaire que le fonctionnaire d'un bureau. Ils y reviennent tous, tel des oiseaux migrateurs ou des pots de colle, comme si la suite du monde n'était plus possible après leurs retraite. Or, chez les infirmiers et infirmières rien de tel, ils refusent de revenir même payés. C'est dire à quel point ils et elles sont écoeuré-e-s.

Lucien Bouchard demande à ce groupe de travailleurs et travailleuses de respecter les services essentiels alors qu'en temps normal, le compressions de son gouvernement dans la santé, ne leur permettent pas d'assurer de tels services. Peut-on parler de respect de services essentiels lorsqu'il faut attendre un an, voir un an et demi, pour une opération de routine ou attendre plus de 6 mois pour un rendez-vous chez un spécialiste. Qui sait, mon cancer de la prostate serait peut-être traitable s'il avait été détecté au début d'octobre 1998 plutôt qu'à la mi-avril 1999.

Francité
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