Le
Castor
déchaîné

VOIR AUSSI:

Lucien Bouchard s'est peinturé dans l'coin

Internet & la maladie

Une île, une ville

Le verdict: 5 ou 10 ans avec sursis

L'homme propose et ???? dispose

La Religion dans les écoles

OTAN en emporte le vent.

L'horreur boréale

ARCHIVES
Tome 1
Déc. 96 @ Nov. 97

Tome 2
Déc. 97 @ Nov. 98

Tome 3
Déc. 98 @ Nov. 99

10 juillet 1999


Traitable ou intraitable.

L'article du Devoir de ce matin, portant sur la grève illégale des infirmiers-ères, est coiffé du titre: " Bouchard est intraitable." Quel titre ambigu ! Veut-on dire qu'il est intransigeant face aux revendications de ce groupe de travailleurs-euses ou si, comme moi, il ne peut se faire traité parce que ses rendez-vous sont remis à cause de la grève.

J'appuie les revendications des infirmiers-ères mais leurs moyens de pressions sont devenus sources de frustrations et d'inquiétude. Je ressent de vive douleurs dans la hanche droite. Sont-ce là des reliquats de mon opération à la colonne vertébrale ou est-ce le résultat de la formation d'une autre tumeur cancéreuse transmise par mon cancer à la prostate? J'aurais, sans doute, pu avoir réponse à cette question si j'avais pu avoir mon rendez-vous avec le chirurgien qui m'a opéré et qui était prévu pour la fin juin.

L'urologue qui me soigne pour la prostate m'a dit que mon cancer est INTRAITABLE car il a été détecté "trop tard". J'ai du me faire jouer dans la colonne vertébrale car on a diagnostiqué mon pied tombant "trop tard". On ne peut rien faire pour enrayer mes douleurs aux mollets suite à la marche parce qu'il est "trop tard" pour opérer. Mes vaisseaux inférieurs sont INTRAITABLES. Je ne voudrais pas me faire dire qu'il est "trop tard" pour apaiser ma douleurs à la hanche. Si mon rendez-vous, prévu pour la fin juillet est reporté encore une fois, je vais me présenter à l'urgence de l'hôpital et n'en ressortirai que lorsque j'aurai eu des réponses à mes questions.

Une chose est certaine, je n'ai pas l'intention de laissé qui que se soit interférer sur le nombre de jours qu'il me reste à vivre. N'en déplaise aux médecins de médecine générale, aux spécialistes de tout acabit et aux infirmiers et infirmières qui les secondent, je passerai l'arme à gauche que lorsque le moment sera venu et ça ne sera ni trop tôt, ni "trop tard".

Francité
VOTEZ S.V.P.

Cette page est conçue et réalisée par: les éditions fernand prince enr.