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14 août 1999


Le Drapeau de Montréal est en berne.

L'ex-maire de Montréal, Monsieur le maire comme on l'appelait affectueusement, Jean Drapeau s'est éteint cette semaine à l'âge de 83 ans. D'aucuns dirons, parmi ses adversaires les plus farouches, que si il s'est éteint c'est qu'il était un illuminé.

Illuminé? Le terme est fort, C'était certes un rêveur mégalomane mais qui poursuivait un but bien précis: faire de Montréal une grande ville internationale. Force nous est de constater qu'il a réussi même si nous payons encore les coûts économiques de ses projets mirobolants.

Mon père avait pour cet homme et pour le politicien, un respect et une admiration sans borne. N'avait-il pas été un des premiers adhérents au Parti Civique de Montréal, créé par Jean Drapeau. Il avait reçu à ce titre, deux exemplaires autographiés du livre: Jean Drapeau vous parle exemplaires que mon frère Claude et moi possédons encore aujourd'hui.

Il était donc normal, lorsque j'ai commencé à m'intéresser à la politique municipale, de travailler à son élection; d'autant plus que Jean Drapeau se présentait contre un espèce de mollusque nommé Sarto Fournier qui n'était qu'un pantin. J'ai commencé à déchanté sur Jean Drapeau lorsque celui-ci a fait voir son vrai visage. La Parti Civique n'avait de civisme que le nom, son chef menait la barque de la Ville sans ce soucier des pauvres et des laissés pour compte, préférant masquer les taudis de Montréal plutôt que d'investir pour moderniser le parc immobilier de la Ville.

Bien sur, la réalisation de ses projets, a eu des grandes retombées pour l'ensemble des montréalais, voir des québécois et québécoises. Mais ce sont des effets indirects. Le Métro de Montréal, tout comme les autoroutes qui facilitent l'accès à la Ville, ont été nécessité par l'Expo 67, idem en ce qui concerne la construction de l'Ile Notre-Dame. Le prolongement du Métro vers l'est tout comme la revitalisation de ce secteur de l'Ile sont des reliquats des Jeux Olympiques. Bref, seule la Place des Arts est un projet isolé et, faut-il le rappeler, destinée au départ à la classe bourgeoise de Montréal.

Pendant que "monsieur le maire" s'adonnait à sa phobie des grandeurs, les sièges sociaux fuyaient la métropole et les citoyens s'installaient en banlieue sans que celui-ci ne lève le petit doigt pour les retenir. Sous son règne, Toronto a supplanté Montréal sans que Jean Drapeau s'en aperçoive, occupé qu'il était à assurer son prestige et celui de "SA" Ville. Le malheur c'est qu'il a fait des p'tits et le maire Bourque est de ceux-là; mais il n'a ni le talent ni l'envergure qu'il faut pour laisser une marque aussi profonde et indélébile que le défunt maire.

N'est pas Jean Drapeau qui veut !

Francité
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