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28 août 1999


Soigner la maladie ou le malade ?.

Mon expérience avec la maladie grave est assez récente, en fait, elle remonte qu'à la mi-avril de cette année. En effet, malgré de nombreux accès dans le boire et dans le manger, dans le travail et le manque de repos réparateur, j'avais, jusqu'alors, été épargné par la maladie. Il est donc possible que je tombe des nues devant des évidences pour plusieurs d'entre-vous.

Ayant, encore aujourd'hui, confiance que la vie va continuer à me gâter comme elle l'a toujours fait, je refuse de me laisser abattre par ce cancer de la prostate que l'on a décelé chez moi au mois de mai. J'ai entière confiance dans les connaissances du spécialiste qui me traite, tout comme je crois qu'il a vue juste tant dans la gravité de la maladie que dans le traitement initial qu'il applique.

Je refuse, cependant, d'être considéré comme une "prostate cancéreuse" appartenant accidentellement à un homme; mais désir être vu comme un homme souffrant d'un "cancer de la prostate". Cela fait toute la différence au monde. Que cet urologue ait vu des cas semblables à satiété et qu'il en ait quelque peu soupé, je veux bien le croire; mais moi, c'est la première fois et probablement la dernière que ça m'arrive; je veux donc un minimum d'attention.

Or, lundi dernier, le 23 août, c'était le 2ième fois que je rencontrais ce spécialiste. Comme je me sent excessivement bien depuis l'opération qui a fait disparaître ma tumeur à la colonne, j'avais de nombreuses questions à lui poser comme: qu'elles sont les symptômes auxquels je dois m'attendre si le cancer s'aggrave, combien de temps va durée le traitement aux hormones et que va-t-il se passer après. Je me suis rendu compte, dès l'arrivée du médecin, avec plus d'une demi heure de retard, qu'il avait donné rendez-vous à 7 ou 8 personnes en même temps et qu'il entendait soigner les maladies en série mais ne pas s'occuper des malades. J'ai alors reçu une injection d'une capsule de Zoladex dans le ventre, fait par une infirmière, il a renouveler ma prescription de Cazodex pour une année et bonjour, on se reverra dans 3 mois. Lorsque ma conjointe et moi avons osé demander la différence entre ce traitement aux hormones et la chimiothérapie, la honte nous a envahi comme si nous venions de rater une question facile nous privant d'un "fellowship" en médecine.

Nous avons été profondément choqué par la façon cavalière dont nous avons été traité, non pas que je recherche la moindre compassion, loin s'en faut, seulement un peu de respect comme on devrait respecter tout être humain fusse-t-il galeux ou pouilleux. Pour nos questions nous allons nous tourner, Mariette et moi, vers les intervenant-e-s de la Fondation Québécoise du cancer. Je suis sur qu'il vont prendre le temps d'écouter et d'expliquer. Si tout citoyen a droit à la vie, il a droit, également de tout savoir ce qu'il veut s'avoir, sur ce qui risque de le tuer à plus ou moins bref échéance.

Francité
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