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4 septembre 1999


OUF!
UN GROS MERCI.

Début août, lors d'une consultation avec mon médecin traitant pour la haute tension, et voyant que celui-ci me faisait faire une prise de sang, je lui demande de vérifier, en plus de ce que lui voulait connaître de l'état de mon encre rouge, le taux de l'APS que j'avais à ce moment précis. L'APS c'est, en terme clair, la quantité de cochonneries que mon cancer de la prostate dirige vers d'autres endroits de mon corps, notamment, mes vieux os.

Fin août, lors d'une visite de routine chez mon médecin de famille, je lui demande de me donner les résultats de cet analyse sanguine. Le taux de glucose est normal, il y a une légère carence en hémoglobine et l'APS est, tenez-vous bien, de 0,3. Du coup, les bras, la mâchoire, le menton, tout à tombé pour aller rejoindre ce que ma castration chimique avait déjà fait tomber.

De toute évidence, comme me le disait une responsable de l'information médicale de la Fondation Québécoise du Cancer, je réponds très bien à l'hormonothérapie. Je ne doute pas de cette affirmation, pas plus que je ne doute que les excellents soins que j'ai reçus lors de mon séjour à l'hôpital du Sacré-Coeur, ont leur part de responsabilité dans le fait que, cette bombe à fragmentations, qu'est mon cancer de la prostate, ait été, du moins pour le moment, désamorcée.

Traitez moi de naïf si vous voulez mais je crois qu'un résultat aussi fantastique que celui-ci: passer d'un taux d'APS de 351 fin avril à 0,3 début août, n'est pas dû exclusivement à la médication, aussi bonne soit elle. C'est pour cela que je dois un énorme MERCI à tous ceux et toutes celles qui m'ont témoigné, affection, appui, soutien, encouragements et qui ont tissé cette toile de solidarité humaine qui m'a protégé et qui me protège encore.

Au premier chef, merci ma conjointe Mariette qui, dès l'annonce de la découverte des métastases, n'a cessé de me prodiguer toutes les attentions et tous les soins dont elle était capable, avec amour et patience et ce, bien que la situation fut encore plus pénible et plus angoissante pour elle, qui ne pouvait savoir à quel point je me sentais vraiment bien à certains moments. Merci mes frères, belles-soeurs, neveux, nièces, ami-e-s proches comme Monique, Fabiola, Anna et Huguette, qui m'ont également soutenu à cette occasion.

Andrée, cette ancienne copine de travail qui, il y a tout juste un an, a livré une courageuse et victorieuse bataille contre un cancer du sein. Son attitude face à la maladie a été une inspiration pour moi dès l'annonce de la découverte des métastases qui grugeaient ma colonne vertébrale. Puis, il y a eu toute cette bande de joyeux drilles, formée d'anciens et d'anciennes camarades de travail et dont les voeux de prompt rétablissement ont accompagné ma sortie des limbes après une opération d'une durée de 5h30. Parmi ceux-ci et celles-ci mentionnons Line, Raymonde, Martine, Liette, deux Diane, deux Johanne, Micheline et la même Andrée que tout à l'heure et qui formaient ce qu'on appelait: "la gang du café". Il y a aussi: Pauline, Guylaine, Thérèse, Ronald, Denis, dont les courriels m'ont apporté un réconfort certain.

Idem pour ces ami-e-s abitibien-ne-s: Yvette, Denis et Yolette, de Val d'Or; Jojo et Paul, d'Amos; Lise, Francine et Claudette de Rouyn-Noranda. Un gros merci également aux lecteurs et lectrices de La Page @ PRINCE qui m'avaient fait parvenir, durant mon séjour à l'hôpital, une soixantaine de courriels d'appui et de bon voeux mais qu'un "Crash", dont seul Windows a le secret, m'a fait perdre et les messages et la plupart des adresses de courriel. De mémoire, mentionnons: Diane Gagnon, Lorène, Jean-Paul, Pierre-Yves, Pierre, Dominique, Francine et Fabienne.

Que dire du soutien de Lorraine Pilon, une amie de Verdun, atteinte elle-même d'une grave maladie et qui pense à me recommander aux bons soins du Frère André; de Guy Bouthillier et de Jocelyne Dion qui, en visite à Paris, arrête la voiture pour aller faire brûler un lampion à mon intention, à Montparnasse; de cette sympathique anglophone de la rue voisine, dont le mari est atteint de la même maladie que moi, et qui m'inclut dans ses prières, même si je suis un méchant séparatissss. Je crie pas au miracle, je ne m'attendris pas sur ce que d'aucuns appelleraient des "bondieuseries" mais je sais reconnaître l'effet de la solidarité humaine et j'ai confiance que le bouclier que vous avez contribué à ériger, va me protéger encore longtemps. Sachez que je m'efforcerai, dans le temps qu'il me reste, de redonner à vous et aux autres ce que j'ai reçu si gratuitement et si généreusement de vous tous et toutes

Francité
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