Le
Castor
déchaîné

VOIR AUSSI:

OUF! Un gros merci.

Soigner la maladie ou le malade?.

Le Drapeau de Montréal est en berne.

Les choses se précisent

Traitable ou intraitable

ARCHIVES
Tome 1
Déc. 96 @ Nov. 97

Tome 2
Déc. 97 @ Nov. 98

Tome 3
Déc. 98 @ Nov. 99

11 septembre 1999


Maurice Duplessis, 40 ans après.

Quelle mouche a donc piqué nos pseudo-historiens québécois pour vouloir réhabiliter la mémoire de Maurice Duplessis 40 ans après sa mort. Sont-ils atteint d'une crise d'Alzheimer collective ou sont-ils à la solde des tenants du plan "B" qui veulent réduire le Québec à une terre folklorique où on glorifierait la roublardise, la mesquinerie, la dictature, l'hypocrisie et le machiavélisme? Prétendre que Maurice Duplessis a été le plus grand Premier ministre du Québec, c'est déformer la réalité et faire croire, à ceux qui ne l'on pas connu, que cet individu avait du génie alors qu'il n'était qu'un assoiffé de pouvoir.

Entendre Conrad Black vanter les mérites de Duplessis en faisant valoir qu'il a fait construire 3 000 écoles, qu'il a ouvert des autoroutes et qu'il a électrifié le Québec rural sans en même temps faire état que 20% de la valeur de tous les contrats octroyés sans soumissions allait dans la caisse de l'Union Nationale, c'est volontairement faussé les motifs qui animaient le Premier ministre. Ne pas dire que les 3 000 écoles étaient, pour la plupart des écoles de rang ou de paroisses où des enseignantes religieuses ou laïques dispensaient les cours de la 1ère à la 9e année, c'est évacuer une partie de la réalité. Lorsque j'ai complété mon cours secondaire en 1952, les enseignants ne cessaient de nous rabattre les oreilles en nous disant que nous étions des privilégiés car seulement 3% de la population québécoise atteignait ce niveau. Et va tenter de nous faire croire que Maurice Duplessis était préoccupé d'éducation.

Autre ineptie entendu récemment: "Duplessis devait être un bon premier ministre car il était réélu." Avec la machine qu'il avait mise sur pied, avec la complicité de Bégin et Martineau, il était imbattable; d'autant plus que la division de la carte électorale le favorisait et lui permettait d'avoir une majorité de députés avec une minorité de voix. Le temps où Duplessis a été au pouvoir un la période la plus sombre pour la démocratie québécoise et on a raison de parler de ce temps comme de la "GRANDE NOIRCEURE"

Comment peut-on qualifier Duplessis de grand premier ministre lorsqu'on connaît la sauvage répression qu'il exerçait envers ses opposants et particulièrement envers les syndicats. Qu'on songe au grèves d'Asbestos, de Murdochville ou de Valleyfield sauvagement réprimées par la Police Provinciale, cette bande de fier à bras au service de Duplessis comme Papa Doc avait ses Tontons-Macoutes. Pourquoi n'a-t-on pas demandé à Madeleine Parent ce qu'elle pensait de l'humanisme de Duplessis. Pour une fois, je suis d'accord avec le sénateur Jacques Hébert, la plus grosse erreur de René Lévesque fut de sortir la statut de Duplessis du trou sombre où elle gisait, pour l'installer sur la colline parlementaire à Québec. On est pas obligé de montrer ce que l'on a de pire à la visite.

Francité
VOTEZ S.V.P.

Cette page est conçue et réalisée par: les éditions fernand prince enr.