Curés disparus
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Hommage aux curés disparus



Abbé Jules-Édouard Pilotte
(1912-2010)

Doyen du clergé de l'archidiocèse de Rimouski, l'abbé Jules-Édouard Pilotte est décédé au Centre hospitalier régional du Grand-Portage le lundi 13 décembre 2010, à l'âge de 98 ans et 2 mois, des suites d'une pneumonie. Il avait été admis dans cette institution le 25 novembre précédent. Ses funérailles ont été célébrées en la cathédrale de Rimouski le 17 décembre 2010. Mgr Pierre-André Fournier a présidé la concélébration, à laquelle prenaient part plusieurs prêtres du diocèse. À l'issue du service funèbre, la dépouille mortelle a été transportée au charnier des Jardins commémoratifs de Rimouski, en attendant son inhumation qui aura lieu ultérieurement au cimetière de Causapscal. L'abbé Pilotte laisse dans le deuil sa ménagère, Mme Bernadette Tremblay Roberge, les membres de la famille Roberge, ses neveux et nièces, ses confrères prêtres et de nombreux amis.

Né à Causapscal le 3 octobre 1912, il est le fils de feu Nérée Pilotte, cordonnier, et de feu Marie-Laure Tremblay. Il a fait ses études classiques au Petit Séminaire de Rimouski (1928-1933, 1934-1935) et au Petit Séminaire de Chicoutimi (1933-1934), ses études théologiques au Grand Séminaire de Rimouski (1935-1939). Il a été ordonné prêtre le 29 juin 1939 à Saint-Arsène par Mgr Georges Courchesne.

Jules-Édouard Pilotte est d'abord vicaire à Saint-Fabien (1939-1942), à Saint-Arsène (juin-décembre 1942), à Causapscal (1942-1944), à Sainte-Rose-du-Dégelé (1944-1949) et à Val-Brillant (1949-1952). Desservant à Saint-Nil de 1952 à 1956, il devient ensuite desservant à Saint-Eugène-de-Ladrière (1956-1958), curé à Saint-Marcellin (1958-1960), assistant du curé à Rimouski-Est (1960-1962), vicaire économe, puis curé à Saint-Guy (1962-1966), curé à Sully (1966-1997). Retiré à Rivière-du-Loup en 1997, il s'établit à L'Isle-Verte en 2010. Il a reçu le prix de la Reconnaissance diocésaine de l'archidiocèse de Rimouski en 1995 et fêté ses 70 ans de prêtrise en 2009.

Comme l'a exprimé Mgr Pierre-André Fournier dans l'homélie des funérailles : « La vie de l'abbé Jules-Édouard en est une d'exception non seulement parce qu'il s'est approché des cent ans, mais aussi parce qu'il a été curé de paroisse jusqu'à 85 ans. » À l'instar du vieillard Siméon, il a placé « ses vieux jours dans la prière et la confiance » (homélie des funérailles), reconnaissant dans l'Enfant-Dieu l'accomplissement de la promesse divine et la récompense de sa foi. Pour cela, il restera pour toujours « un témoin qui nous redit de ne pas avoir peur de risquer l'avenir et de faire confiance à l'Esprit qui rajeunit constamment son Église » (Mgr Bertrand Blanchet, Citation de l'abbé Jules-Édouard Pilotte à la Reconnaissance diocésaine, 9 septembre 1995). « Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur s'en aller en paix, selon ta parole » (Lc, 2, 29).


Abbé Jûles Côté
(1920-2010)

À la maison Marie-Élisabeth, le 10 octobre 2010, nous a quittés à l’âge de 90 ans L’Abbé Jules Côté. La famille vous accueillera à la Résidence Lionel Roy au 83, St-Jean-Baptiste Ouest à Rimouski, le jeudi 14 octobre de 19 h à 21 h. Le vendredi 15 octobre, il reposera en chapelle ardente à l’église St-Jérôme de Matane à compter de 11 h. Le public pourra lui rendre un dernier hommage. Les funérailles seront célébrées par monseigneur Pierre-André Fournier, archevêque de Rimouski à 14 h et de là au cimetière de Matane lieu de la sépulture.

Il laisse dans le deuil sa demi-sœur Alice Côté de Macias-Valadez, sa nièce Katia Macias-Valadez Côté, son neveu Daniel Macias-Valadez Côté, ses confrères prêtres et de nombreux amis.

Né à Matane le 13 octobre 1920, fils d’Auguste Côté, marchand, et d’Alice Lavoie; ordonné prêtre le 22 mars 1947 à la chapelle du monastère des Ursulines de Rimouski par Mgr Georges Courchesne. Études classiques au Petit Séminaire de Rimouski (1935-1943); études théologiques au Grand Séminaire de Rimouski (1943-1947). Le jour de son ordination, Jules Côté est nommé vicaire à Trois-Pistoles (1947-1949), puis à Sainte-Rose-du-Dégelé (1949-1952) et à Sayabec (1952-1958). Il devient ensuite desservant de Saint-Nil (1958-1961), puis successivement curé de Saint-André-de-Restigouche (1961-1968) et Saint-Fidèle-de-Ristigouche (1965-1968), de Saint-Honoré (1968-1973), de Sainte-Angèle-de-Mérici (1973-1977), des Méchins et de Capucins (1977-1984) et, en dernier lieu, de Saint-Adelme (1984-1989). Entre-temps, il est président de la zone presbytérale du Témiscouata (1968-1969). Son état de santé l’incite à prendre sa retraite en 1989. Il s’établit d’abord à Matane, puis à la Résidence Lionel-Roy de Rimouski en 2007.


Abbé Honoré Saint-Pierre
(1904-1984)

Un autre ancien curé retraité, M. l’abbé Honoré Saint-Pierre, décéda au Centre Hospitalier de Matane le 10 août 1984 à l’âge de 80 ans et 2 mois. C’est Mgr Gilles Ouellet qui présida ses funérailles avec plusieurs prêtres concélébrant en l’église de Saint-Jérôme, le 13 août, et qui fit l’inhumation au cimetière de Matane.

Fils d’Aurèle Saint-Pierre, chef de train du Canadien National, et de Dame Rose-Anna Savard, l’abbé Saint-Pierre est né à Mont-Joli le 19 mai 1904. Il a fait ses études classiques et théologiques à Rimouski, et a été ordonné prêtre par Mgr Georges Courchesne le 29 juin 1933. Il commença sa carrière sacerdotale comme vicaire successivement à Sainte-Félicité et à Saint-Jean-de-Dieu en 1933-1954, comme assistant-procureur à l’Évêché de Rimouski en 1934-1935, et comme vicaire à Amqui de 1935 à 1942. Nommé alors desservant-fondateur de la colonie naissante de Saint-Nil-de-Matane, il se donna jusqu’à l’épuisement de sa santé à la tâche de pourvoir ce poste isolé d’édifices religieux, d’écoles et de principaux organismes en usage dans la vie paroissiale de cette époque. En 1952, il devint curé de Saint-François-d’Assise, et curé de Saint-Antoine-de-Padoue en 1961. Il était à sa retraite à Matane depuis 1972 et souffrait d’hémiplégie depuis neuf ans.

L’abbé Honoré Saint-Pierre était l’homme au naturel timide et réservé, qui se plaisait bien davantage dans la solitude et le silence que dans les foules et l’agitation mondaine. C’était le prêtre toujours fidèle à son ministère, dont le travail était soigné, ordonné et consciencieux. Fidèle, il ne l’a pas moins été dans l’apostolat de la souffrance auquel le Seigneur a bien voulu l’appeler, car c’est avec une résignation à base d’amour et de confiance qu’il a poursuivi sa longue montée du calvaire. Nul doute que cette purification lui a valu d’atteindre un haut degré de sainteté.

Abbé Florian Fraser
(1918-2002)

L’abbé Florian Fraser est décédé à la Résidence Lionel-Roy de Rimouski le lundi 28 janvier 2002 à l’âge de 83 ans et 11 mois. En la cathédrale de Rimouski le vendredi 1er février, Mgr Bertrand Blanchet a présidé la concélébration des funérailles à laquelle prenaient part Mgr Gilles Ouellet, archevêque émérite de Rimouski, l’abbé Gérald Roy, vicaire général, et d’autres prêtres du diocèse. À l’issue de la cérémonie religieuse, la dépouille mortelle a été inhumée au cimetière de Rimouski. L’abbé Florian Fraser était le frère de Ludger (Annette Potvin), Wilfrid (Rose Thibault), Jean-Marie (Adrienne Bégin), Doralice (Forest Paradis) et Noëlla Fraser (feu Roland Harvey). Il laisse également dans le deuil sa belle-soeur Cécile Bernard (feu Alphonse Fraser) et de nombreux neveux et nièces.

Né à Saint-Moïse le 24 février 1918, de feu William Fraser et de feu Adéline Harvey, Florian Fraser a d’abord fait ses études classiques au Séminaire de Rimouski (1935-1942), avant d’entreprendre ses études théologiques au Séminaire Saint-Paul de l’Université d’Ottawa (1942-1943) et au Grand Séminaire de Rimouski (1943-1946). Au terme de sa formation, il est ordonné prêtre par Mgr Georges Courchesne en la cathédrale de Rimouski le 29 juin 1946.

Durant la première année de son sacerdoce, il a d’abord été employé au Séminaire de Rimouski, à titre de professeur de français (1946-1947), avant d’être appelé à servir en paroisse. Mais l’initiation au ministère paroissial s’avère particulièrement éprouvante pour le jeune prêtre de santé fragile. De fait, après deux ans passés comme vicaire à Causapscal (1947-1949), il doit prendre une année de repos. Nommé vicaire à Sainte-Félicité en 1950, la maladie l’oblige encore une fois à quitter ses fonctions, après quelques semaines seulement. Trois années s’écoulent avant qu’il soit suffisamment rétabli pour reprendre son ministère. On le retrouve alors vicaire à Sainte-Félicité (1953-1954), desservant de Saint-Nil (1956-1958), curé de Saint-Jean-de-Cherbourg (1958-1960) et desservant de Grosses-Roches (1960-1963), dont il est bientôt promu curé (1963-1965). En 1965, il reçoit sa dernière affectation en qualité de curé de Saint-François-d’Assise, le plus long de tous ses ministères, qu’il doit cependant quitter en 1972 pour des raisons de santé. Retraité prématurément à l’âge de 54 ans, il se retire à la Résidence Lionel-Roy , où il accepte de rendre encore quelques services à la communauté chrétienne. Ainsi, à partir de 1975, il fournit (sans statut officiel) une assistance spirituelle aux Soeurs de la Charité de Québec établies à Rimouski ainsi qu’à de nombreux prêtres et laïcs.

Le 10 juin 2001, il est transféré au Centre hospitalier régional de Rimouski pour être opéré d’urgence d’une tumeur maligne à l’abdomen. Souffrant d’un cancer généralisé, il est admis le 11 juillet suivant au Service de santé de la Résidence Lionel-Roy pour une courte période de convalescence avant que de nouveau sa santé présente des signes progressifs de détérioration. Durant cette période, il a démontré au personnel soignant une grande patience et une reconnaissance absolue pour les soins qui lui étaient prodigués.

Dans l’homélie des funérailles, Mgr Blanchet a dessiné un portrait sensible de la personnalité de l’abbé Fraser : homme de Dieu, sincèrement pénétré du caractère sacré de son état sacerdotal et qui vouait une intense dévotion à la Mère de Dieu. En raison de sa santé fragile et de la maladie qui s’est manifestée très tôt chez lui, il n’a sans doute pas réalisé le ministère dont il rêvait. Obligé de se retirer à un âge où ses confrères étaient encore actifs, il a certainement souffert de sa condition, qu’il a d’ailleurs acceptée avec courage et humilité. Cet état d’esprit lui aura sans doute été des plus bénéfiques pour affronter la maladie et ses conséquences, particulièrement lorsqu’il a appris qu’il souffrait d’un cancer généralisé. Ceux qui le fréquentaient alors n’ont pas manqué de constater la sérénité qu’il démontrait dans ces moments, sérénité qui ne s’est jamais démentie, puisqu’elle était soutenue par une prière sincère. « Demandons que notre frère continue de là-haut à prier Dieu et Marie pour nous et pour notre église diocésaine » (Homélie de Mgr Blanchet).

Abbé Lorenzo D’Auteuil
(1922-1984)

M. l’abbé Lorenzo D’Auteuil, curé de Saint-Hubert, décéda au Centre Hospitalier Régional de Rimouski le 24 août 1984, après plusieurs mois de maladie. Il était âgé de 62 ans et 5 mois. C’est Mgr Gilles Ouellet, assisté de Mgr Louis Levesque et d’une soixantaine de prêtres, qui célébra ses funérailles à Saint-Hubert le 27 août en présence d’une foule qui remplissait l’église jusque dans ses jubés. L’inhumation eut lieu au cimetière des Trois-Pistoles.

Fils de M. Omer D’Auteuil et de feu dame Ernestine Boulanger, l’abbé D' Auteuil est né à Saint-Jean-de-Dieu le 20 mars 1922. Après ses études classiques et théologiques au Petit et au Grand Séminaire de Rimouski, il avait été ordonné prêtre par Mgr Georges Courchesne, le 6 septembre 1948. Il fut employé d’abord au Petit Séminaire comme professeur et régent jusqu’en 1953, puis à l’École d’Agriculture de Rimouski (pour les mêmes fonctions) jusqu’en 1961. Il avait assumé de plus, en 1954, la charge de missionnaire colonisateur pour la partie « est » du diocèse. Il fut curé de Saint-Nil de 1961 à 1964, curé de Saint-Juste-du-Lac de 1964 à 1973, et curé de Saint-Jean-Baptiste de L’Isle-Verte de 1973 à 1982. Il terminait sa deuxième année à Saint-Hubert.

On ne saurait mieux décrire la carrière pastorale de l’abbé Lorenzo D’Auteuil qu’en reprenant le thème développé par Mgr l’Archevêque à son homélie des funérailles. Appliquant au disparu le texte des Béatitudes, Monseigneur parla de douceur, de justice et de paix comme des traits caractéristiques de sa personne. Tant par son apparence extérieure, ses façons d’agir ou de réagir et même sa voix, l’abbé D’Auteuil fut en effet un homme doux, toujours respectueux de ses semblables, un ami de la paix. Sa grande bonté et son sens de l’accueil en firent un prêtre attentif à dépasser les conflits, un pasteur aimé et respecté de son peuple en même temps qu’une personnalité très attachante pour ses confrères du presbyterium. « Pour lui, de conclure Mgr Ouellet, le Royaume de Dieu est arrivé. »

Abbé Charles-Aimé Langlois
(1920-2007)

L’abbé Charles-Aimé Langlois est décédé à l’Hôpital régional de Rimouski le mercredi 8 août 2007, à l’âge de 84 ans et sept mois. Il avait été admis dans cette institution pour une intervention chirurgicale le vendredi précédent, intervention à l’issue de laquelle son état s’est détérioré jusqu’à son départ 5 jours plus tard. Ses funérailles ont été célébrées le vendredi 10 août à la cathédrale de Rimouski. L’archevêque de Rimouski, Mgr Bertrand Blanchet, a présidé la concélébration à laquelle prenaient part l’archevêque émérite, Mgr Gilles Ouellet, et plusieurs prêtres du diocèse. La dépouille mortelle a ensuite été conduite au cimetière de Saint-Eusèbe pour y être inhumée. L’abbé Langlois laisse dans le deuil sa soeur Marie-Claire, sa belle-soeur Colette Nadeau (feu Roger Langlois ), ses neveux et nièces, ses amis ainsi que ses confrères du clergé diocésain.

Né le 9 décembre 1922 à Saint-Eusèbe, il est le fils de feu Paul Langlois, fromager, et de feu Dorilda St-Pierre. Il a fait ses études classiques au Petit Séminaire de Rimouski (1939-1947) et ses études théologiques au Grand Séminaire de Rimouski (1947-1951). Il est ordonné prêtre le 1er juillet 1951 à Saint-Eusèbe par Mgr Charles-Eugène Parent.

Charles-Aimé Langlois est d’abord régent et professeur à l’École de commerce de Rimouski en 1951-1952, puis vicaire à Sainte-Angèle-de-Mérici (1952-1953), à Squatec (1953-1960), à Saint-Léon-le-Grand (1960-1962), au Très-Saint-Rédempteur de Matane (1962-1965) et à Saint-Louis-du-Ha! Ha! (1965-1966). Il devient desservant de Saint-Nil de 1966 à 1969, puis curé du Bon-Pasteur de Matane (1969-1974), de Saint-Léon-le-Grand (1974-1982) où il travaille à la construction d’un nouveau presbytère (1980), et de Sainte-Jeanne-d’Arc (1982-1991). De 1985 à 1992, il fournit une assistance spirituelle aux membres de l’Ambulance Saint-Jean de la région (Sainte-Anne-des-Monts à Rivière-du-Loup). En 1991-1992, il est animateur de pastorale au Centre d’accueil de la Vallée et chapelain de la maison mère des Servantes de Notre-Dame, Reine du Clergé, à Lac-au-Saumon. Durant sa carrière sacerdotale, il a suivi des études en théologie et en liturgie lors de cours d’été à Rimouski, Québec et Montréal. Il prend sa retraite en 1992 et demeure à la Résidence Lionel-Roy de Rimouski. En 1998, il a été nommé frère servant de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

Dans l’homélie des funérailles, Mgr Blanchet a repris les paroles du Christ dans l’Évangile, en qualifiant le défunt de « serviteur bon et fidèle » : « Bon et fidèle, car c’était un homme consciencieux qui avait un sens profond de son devoir envers Dieu et envers les personnes, dont il avait la charge pastorale. Il était également soucieux de demeurer en communion avec son évêque. » Dans ces différentes formes de service, l’abbé Langlois aura fait l’offrande de sa vie, offrande d’autant plus méritoire qu’elle s’accompagnait d’une grande fragilité émotive.

Abbé Roland Lauzier
(1915-1978)

La nouvelle du décès de l’abbé Roland Lauzier, curé de Saint-Eugène-de-Ladrière, survenu inopinément à l’Hôpital de Rimouski le 17 avril 1978, nous a plongés dans la stupeur. Il était le troisième prêtre en charge d’une paroisse à partir pour la maison du Père en moins d’une semaine. Mgr Gilles Ouellet, archevêque de Rimouski, a présidé la cérémonie de ses funérailles en l’église de Saint-Eugène le 20 avril, et il fut inhumé le même jour dans le cimetière de Saint-Pascal de Kamouraska.

Fils d’Alfred Lauzier, chef de gare, et de Marie-Antoinette Dubé, l’abbé Lauzier est né à Saint-Pascal le 28 juin 1915. Après ses études classiques, il était entré au Grand Séminaire de Québec pour une première année de théologie, puis il avait continué ses études théologiques au Grand Séminaire de Sherbrooke. Il fut ordonné prêtre par Mgr Philippe Desranleau le 4 mars 1944 pour le diocèse de Sherbrooke. Il travailla dans ce diocèse jusqu’en 1965. On le vit d’abord dans la paroisse de Sainte-Jeanne-d’Arc comme vicaire jusqu’en 1951, puis successivement à l’Institut familial de Sutton comme aumônier, à Bishopton, à Bromptonville comme vicaire, à l’Archevêché comme assistant aux archives et membre du Comité de la musique sacrée, chez les Servantes du Très-Saint-Sacrement comme chapelain, enfin en service pastoral dans les paroisses de Saint-Boniface et de Saint-Patrice.

En 1965, l’abbé Lauzier obtenait la permission de s’absenter pour un temps indéterminé parce qu’il y avait de la maladie dans sa famille. Pendant deux ans, il fit du ministère dans son diocèse d’origine, notamment à Saint-Antonin et à Saint-Éleuthère. En 1967, comme sa mère venait demeurer à Causapscal, il demanda du travail dans le diocèse de Rimouski. Mgr Louis Lévesque le nomma vicaire au Très-Saint-Rédempteur de Matane. Deux ans plus tard, il lui confia la desserte de Saint-Nil. Enfin, en 1971, il procédait à son incardination et le nommait curé de Saint-Eugène-de-Ladrière.

L’abbé Roland Lauzier était un musicien de renom; on a même dit qu’il était né pour la musique. Ce talent ne l’a pas empêché d’accomplir avec une grande fidélité les tâches sacerdotales qui lui ont été confiées.


Abbé Jean-Guy Roy
(1925-2007)

L’abbé Jean-Guy Roy est décédé à l’Hôpital régional de Rimouski le mardi 14 août 2007, à l’âge de 82 ans. Souffrant de problèmes de santé multiples, il avait été admis dans cette institution le 18 avril dernier pour une évaluation médicale en vue d’un placement dans une institution spécialisée. À partir de là, son état de santé a continué de se dégrader, entraînant sa mort quatre mois plus tard. Ses funérailles ont été célébrées le samedi 18 août à la cathédrale de Rimouski. L’archevêque de Rimouski, Mgr Bertrand Blanchet, a présidé la concélébration à laquelle prenaient part l’archevêque émérite, Mgr Gilles Ouellet, et plusieurs prêtres du diocèse. La dépouille mortelle a ensuite été conduite au cimetière de Saint-Fabien pour y être inhumée. L’abbé Roy laisse dans le deuil ses frères Sylvain (feu Berthe Fournier), Réginald et Jean (Cécile Veillette), sa belle-sœur Ghislaine Dionne (feu Pierre), son filleul Germain, ses neveux et nièces, ses amis ainsi que ses confrères du clergé diocésain.

Né le 15 juillet 1925 à Saint-Fabien, il est le fils de feu Jean-Pierre Roy, entrepreneur-peintre, et de feu Marie-Luce Côté, couturière. Il fait ses études classiques au Scolasticat des Pères du Saint-Esprit à Limbour (1939-1942) et au Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière (1942-1948), ainsi que ses études théologiques au Grand Séminaire de Rimouski (1948-1952). Il est ordonné prêtre le 7 juin 1952 à Saint-Robert-Bellarmin de Rimouski par Mgr Charles-Eugène Parent.

Jean-Guy Roy est vicaire à Saint-Honoré (1952-1954), à Amqui (1954-1959) et à Nazareth près de Rimouski (1959-1967). Il devient ensuite curé à Saint-Vianney (1967-1983), desservant à Saint-Nil (1971-1974), curé à Saint-Épiphane (1983-2004) et président de la zone pastorale de Trois-Pistoles (1984 à 1986). Il a suivi une formation continue à l’Institut de pastorale des Dominicains à Montréal (1984-1990) et à l’Université du Québec à Rimouski où il obtient un baccalauréat en théologie (1991). Il prend sa retraite à la Résidence Lionel-Roy de Rimouski en 2004.

Jean-Guy Roy a été fait membre de l’Ordre du Canada en 1980. Il a reçu la Médaille du 125e anniversaire de la Confédération du Canada en 1992, le Prix Bénévolat Canada en 1993, de même que la Médaille du Jubilé de la reine Elizabeth II en 2002. Il est président-fondateur de la Fondation Jean-Guy -Roy en 1986, de la Société généalogique du KRT (Kamouraska–Rivière-du-Loup–Témiscouata) en 1987 et de l’Association des familles Roy d’Amérique en 1995. Il a publié une quinzaine de livres en généalogie, dont un ouvrage en deux volumes consacré aux Familles Roy (Québec, 1998-2002).

Dans l’homélie des funérailles, Mgr Blanchet a choisi de porter sa réflexion sur le cantique du Magnificat en rappelant que Dieu, notre sauveur, est « le seul bien sur lequel nous pourrons toujours compter ». Une vérité qui s’est imposée d’elle-même à l’abbé Roy au soir de sa vie alors que, malade, il n’avait plus qu’une seule richesse, celle de se savoir aimé de Dieu. On se souviendra de lui comme d’un pasteur attentif, « soucieux du bien-être de ses paroissiens et paroissiennes, tant dans les réalités socio-économiques que spirituelles ».

NDLR. : Jean-Guy Roy a publié 17 volumes de généalogie, dont Répertoire des mariages de la M.R.C. de Rivière-du-Loup (Québec, 1989) 1217 p.; Répertoire des mariages de la M.R.C. des Basques (Québec, 1989) 505 p.; Répertoire des mariages de la M.R.C. du Témiscouata (Québec, 1991) 439 p.; Répertoire des naissances, mariages, décès de Saint-Épiphane.