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L'abbé Jules-Édouard Pilotte


Né le 3 octobre 1912 à Causapscal, fils de Nérée Pilotte (cordonnier) et de Marie-Laure Tremblay, il a été ordonné prêtre le 29 juin 1939 à Saint-Arsène par Mgr Georges Courchesne (à la retraite). Il a fait ses études classiques au Petit-Séminaire de Rimouski (1928-1933 et 1934-1935) et au Petit-Séminaire de Chicoutimi (1933-1934), ensuite ses études théologiques au Grand-Séminaire de Rimouski (1935-1939).

Jules-Édouard Pilotte a d’abord été vicaire à Saint-Fabien (1939-1942), à Saint-Arsène (juin-décembre 1942), à Causapscal (1942-1944), à Sainte-Rose-du-Dégelé (1944-1949) et à Val-Brillant (1949-1952). Desservant à Saint-Nil de 1952 à 1956, il devint ensuite desservant à Saint-Eugène-de-Ladière (1956-1958), curé à Saint-Marcelin (1958-1960), assistant du curé à Rimouski-Est (1960-1962), vicaire économe (mai-août 1962), puis curé à Saint-Guy (1962-1966) et à Sully (1966-1997). Il a pris sa retraite en 1997 et s’établit à Rivière-du-Loup.

Jules-Édouard Pilotte a reçu le prix de la Reconnaissance diocésaine du Diocèse de Rimouski en 1995 et a fêté ses 60 ans de prêtrise en 1999.

Le 9 juin 2009 en l'Église Saint-Pie X de Rimouski (en l'année consacrée à Saint-Paul), une rencontre eut lieu regroupant plus d'une cinquantaine de prêtres. Celle-ci fut l'occasion de célébrer le jubilé sacerdotal de plusieurs d'entre eux, dont l’abbé Jules-Édouard Pilotte qui célébrait ses 70 ans d’ordination sacerdotale.
Juillet 2009

Souvenirs et anecdotes de Marielle Croft

Je suis Marielle, la fille de Sylvio Croft de Saint-Nil. À 14 ans, j’ai moi aussi quitté quand je suis partie pensionnaire au Couvent du Bon-Pasteur de Matane, pour faire mes 10et 11années scientifiques, comme ils appelaient cela dans le temps. Après, je suis allée à Rimouski pour faire mon Brevet A (cours de 4 ans en enseignement) d’où je suis sortie avec un Bacc. es Arts et une spécialité pour enseigner l’histoire et la géographie au secondaire. L’enseignement n’était pas mon appel, cependant. L’astrologie l’est devenue et je pratique cet art depuis 1973. J’ai une clientèle à la fois locale et internationale. C’est devenu mon emploi permanent.

En lisant tes deux volumes, ce qui m’a le plus frappée, c’est la passion et la détermination de tous ces gens, leur sens de la communauté aussi. Je n’en étais pas consciente à ce point durant mon enfance. Tout le monde était plus ou moins parent aussi, ce qui certainement a aidé à traverser les épreuves. On se sent toujours mieux entouré des siens. Le témoignage de monsieur Bertrand Roussel m’a beaucoup touchée. C’est vraiment cruel d’avoir trimé toute sa vie, d’avoir construit quelque chose d’aussi beau et avec succès, pour se retrouver les mains vides à la fin de toutes ces années. Comme il le dit, le côté humanitaire n’était pas inclus dans les projets du gouvernement. C’est vraiment triste.

Dans le rang croche, on était aussi en famille. Mme Ernest Bélanger (Rachel Lavoie) était la sœur de ma mère, Anita. Nos voisins, Yvon Pelletier et sa femme Cécile, venaient de Padoue et étaient des amis d’enfance de ma mère et de tante Rachel. Mon père (maintenant décédé depuis le 29 avril 2009) n’avait pas vraiment le sang d’un cultivateur, il était davantage un intellectuel. Il faisait ses 3 acres chaque année, comme la loi le dictait, mais il a toujours travaillé en dehors. Il essayait vraiment de devenir un bon colon, mais quand ce n’est pas en nous, on ne peut pas le forcer.

Après quelques années à Saint-Nil, mon père a construit une nouvelle maison beaucoup plus grande, à côté de celle originellement dictée par le contrat d’installation. Une fois installés dans la nouvelle demeure, la « petite maison » a servi d’atelier à tout faire. Mon père y avait ses outils et divers projets de menuiserie. Le 2e étage était une sorte de chambre de débarras pour les choses qui ne trouvaient pas leur place dans la « grande maison ». Cette maison (la grande) a été vendue à monsieur Antoine Lavoie du rang X-XI quand mes parents ont quitté Saint-Nil, le 5 août 1968. À la fermeture de Saint-Nil, cette maison fut déménagée à Saint-René, non loin de l’Hôtel Métropole, dans la courbe.

Juste en face de chez Ernest Bélanger, de l’autre côté de la route, au fond, dans le bord du bois, il y avait un petit lac vaseux qui était sur la propriété de Lionel Desrosiers. Évidemment, nous n’allions pas dans ce lac, mais nous allions par la route près de chez Roger Soucy (via le rang X-XI) pour nous baigner dans un ruisseau provenant de ce même lac, lequel ruisseau coulait jusque chez vous, Gaétan.

Tu mentionnes dans ton livre l’incendie de la maison de Roger Soucy, le 31 janvier 1957 (rang croche). À ce moment-là, ils avaient dû placer leurs enfants à gauche et à droite. Mes parents avaient recueilli leur fille Line qui était de mon âge. Elle a habité chez nous jusqu'à ce que leur maison soit reconstruite. Je me souviens d’une fois où elle voulait visiter son père. Nous l’avions trouvé seul au 2e étage, en train de clouer les planchers. Il nous avait fait partager son « snack » qui était du « poisson fumé »… pas particulièrement bon, du moins alors. Mes goûts ont changé depuis.

Au sujet de la dame (mentionnée dans ton livre) qui s’est pendue avec ses trois enfants… cette famille demeurait sur le rang en direction du pont blanc et de Saint-Jean-de-Cherbourg. Leur camp en bois rond était très isolé, loin de tout voisin. Le père était décédé tard dans l’automne et le curé a demandé à monsieur Beaulieu d’y aller avec mon père et un autre homme. Ils avaient dû mettre les chaînes sur les roues du camion afin de pouvoir se rendre au camp et cueillir le décédé. Les hommes avaient apporté une boîte en bois pour y déposer le corps et il a probablement été enterré dans le cimetière de Saint-Nil.

C’est quelque temps après, je ne peux dire combien de temps plus tard, que sa dame a commis le suicide. Elle devait être vraiment désespérée la pauvre, toute seule comme ça et loin de tout.

Analyse faite sur Saint-Nil

Concernant le village de Saint-Nil, je pense que l’avenir de la paroisse aurait peut-être été différent si l’église avait été construite là où les premiers arrivants le souhaitaient. J’ai étudié un ancien art chinois nommé « Feng Shui ». Ses principes sont de balancer les courants d’énergie de façon à supporter la santé, la prospérité, le succès, l’harmonie et le bonheur dans la vie des personnes.

L’énergie (Chi ou Ki) se manifeste selon la loi des polarités Yin (principe féminin) et Yang (principe masculin). Selon cette philosophie, les citoyens s’agglomèrent naturellement ou instinctivement là où le Feng Shui est bon.

Quand on regarde la géographie physique de la région où ton grand-père, Camille Cantin et tout votre coin se situaient, on y voit un Feng Shui assez bien balancé, avec colline derrière les maisons (protection), eau qui circule (le ruisseau du moulin) et tous les services essentiels (commerce, moulin et école). C’était définitivement l’endroit idéal pour construire l’église parce que l’énergie du lieu était forte, magnétique et balancée. De là, un village aurait certainement pu naître et devenir florissant. Dans ton livre, tu cites le curé Hallé qui faisait le commentaire que Saint-Nil portait bien son nom, car le village était « Nil », soit inexistant.

L’église a été construite sur un site relativement défavorable selon les lois du Feng Shui. Même petite, alors que je ne connaissais pas cet art, je ressentais que l’énergie y était froide. L’église se situait entre deux côtes descendantes – l’une vers le cimetière et l’autre vers le rang X-XI. L’énergie de l’église (et du supposé village) ne pouvait donc pas s’accumuler, puisque le Chi s’écoulait constamment au loin de ce centre. L’emplacement pour le village n’avait donc aucune possibilité de prospérité et de fertilité. L’énergie Yin (passive ou froide), y prédominant, a souffert encore davantage quand ils y ont construit une patinoire. Le magnétisme Yang, qui attire, ne s’y trouvait aucunement. Le curé de l’époque avait bien du mérite à vouloir animer la place mais, comme il le dit lui-même, personne ne venait patiner. Le « Feng Shui » n’était pas propice pour attirer et développer. Je pense que Saint-Nil existerait peut-être toujours si l’église avait été construite près de chez vous. Je ne saisis pas bien la logique, de l’évêque du temps, d’avoir voulu construire ce bâtiment si loin. Il savait sûrement que tes ancêtres espéraient l’église chez eux. Il n’y avait donc aucune raison pour ne pas les satisfaire par ce geste encourageant, car ils formaient déjà un groupe solide, capable de soutenir la création d’une communauté et d’un village.

Enfin, ce qui est fait, est fait, comme dirait ma grand-mère. Merci beaucoup pour tes efforts de recherche, Gaétan. Tu as fait un travail monumental. Tes livres sont un apport précieux pour les personnes qui y ont vécu et qui se souviennent.

Marielle Croft , Astrologue

 
Site WEB : www.croftastrologer.com

Ernestine Fortin-Gagné

Voici quelques souvenirs racontés par Madame Louis Gagné (Ernestine Fortin) lors des retrouvailles du 21 juillet 1991. Ce témoignage fut enregistré par Madame Gagné en septembre 1992 sur cassette audio.

Voici donc ce témoignage…

Je voudrais bien maintenant vous faire part de quelques-uns de mes souvenirs que j’ai revus par la pensée de ces 22 ans que j’ai passé à Saint-Nil.

Tout cela est raconté dans ma biographie que je vous ai donnée à chacun et chacune de vous chers enfants et que vous pourrez relire lorsque vous en aurez le désir ou peut-être l’ennuie de votre famille.

Je suis une des pionnières de Saint-Nil, ayant suivi mon mari avec nos deux enfants, Bertrand et Jean-Réal déjà surnommé Loulou (2 ans en mars 1935). Dans un petit camp de bois rond (10x12) bâti en pleine forêt au milieu de notre lot, car mon mari y a fait un peu de bois marchand pour être vendu au moulin des Gagnon & Frères établi sur le lot de Michel Gagné à la rivière Matane.

Mais à la fonde des neiges, il a fallu l’abandonner pour cause d’insécurité. N’ayant pas de chemin, nous sommes allés demeurer dans le camp de Clofasse Lachome, plus tard propriétaire de mon beau-frère Luc Gagné. J’ai donc vécu le gros feu de forêt parti de Saint-Vianney en juin 1935 et qui a fait tant de ravage aux premiers colons établis le long de la rivière Matane jusqu’au dépôt de la John. Je suis alors retournée à Matane chez mes beaux-parents avec mes deux enfants pour l’été pendant que mon mari continuait à travailler pour quelque temps au moulin des Gagnon.

C’était encore la crise, le chômage qui a suivi le revers économique d’octobre 1929. Il n’y avait pas d’ouvrage, les salaires étaient tombés et le gouvernement donnait comme aide le secours direct, c’est-à-dire : 0,50 $ par personne par semaine. C’était la misère noire, surtout pendant l’hiver 1934-1937.

C’est alors que le Ministre de la colonisation a commencé à offrir des lots de colonisation et le plan Vautrin fut mis en marche. Ce fut aussi le début de Saint-Nil. Dès août et septembre 1935, on commençait à établir des baraquements pour la cuisine et pour les hommes qui abattaient les arbres à faire scier pour la construction des futures demeures des colons.

Mon mari était entré tout de suite dans le premier groupe de colons ayant déjà son permis de location en main depuis mars 1935. Il avait pu se faire aider à transporter notre petit camp près de l’emplacement de notre future demeure que nous avons habitée en novembre 1935. J’avais 25 ans, j’étais jeune et courageuse, et j’ai suivi mon mari sur la colonie avec nos d’eux enfants où nous y avons demeuré 22 ans, soit 9 ans sur le rang XII et XIII et 13 ans sur le rang XIV près de la Moreau.

Le salaire de ces courageux colons était de 1,30 $ par jour, mais ils ne recevaient que 0,30 $ par jour ouvrable. Le dollar complémentaire ne devait être payé qu’après les premiers travaux d’abattis qui seraient faits au printemps suivant.

En attendant cet argent gagné mais en réserve, quelques marchands acceptaient un papier officiel délivré par le responsable du plan Vautrin qui garantissait le salaire gagné. Ce fut l’époque des pitons, dont plusieurs se souviennent. Nous avons eu aussi deux salaires à location qu’on pourrait appeler « familial » pendant quelques mois d’hiver. Ainsi, pour mes deux enfants et moi, notre montant était de 14,00 $ par mois. Cependant, j’attendais la naissance d’un autre enfant et Patrice est donc le premier bébé né à Saint-Nil le 14 mai 1936.

Cette naissance, dans des circonstances vraiment exceptionnelles et providentielles – devrais-je dire – car nous n’avions pas encore de garde-malade à notre service, est une preuve que Dieu ne nous abandonne pas quand nous avons confiance en lui et la vie continue.

Des familles commençaient à s’établir dans leur nouvelle demeure, car la crise économique n’était pas encore finie. Il fallait quitter la ville. C’était l’exode vers les terres nouvelles et nous avions tenté notre chance nous aussi. La paroisse a commencé aussi avec quelques volontaires désireux de faire vivre leur famille sur des terres nouvelles. Tout a continué ainsi année après année, progrès après progrès. Installation d’un presbytère, construction d’école pour permettre à nos enfants de s’instruire et continuer leur vie, et enfin construction d’une église et avoir une paroisse canonique en 1942, c’est-à-dire Saint-Nil.

J’ai continué à suivre les progrès, comme des cours offerts par le ministère de l’Agriculture aux femmes courageuses sur cette colonie, soit : cours de couture, tissage, cuisine et reste. J’ai profité de tous ces cours qui m’ont été bien utiles. Des marchands se sont établis, des colons aussi et des moulins à scie permettaient aux gens établis de faire scier leur bois et même vendre leur bois marchand récolté dans leur défrichement permis.

Malheureusement, comme l’agriculture ne pouvait pas faire vivre son monde, on commençait à délaisser la paroisse pour aller travailler en dehors et c’est ainsi que la paroisse s’est éteinte définitivement en 1974 après bien des incitations et des sacrifices de ceux qui ne voulaient pas abandonner après temps d’années, d’efforts et de courage.

Il ne reste plus que quelques demeures d’été ou chalets où les familles aiment encore se rencontrer, surtout l’été ou en temps de chasse. Mais avec les retrouvailles du 20 juillet 1991, Saint-Nil ne sera pas oublié. Son souvenir restera gravé dans la mémoire des premières familles qui ont vécu et qui en parleront encore quelques fois avec regret à leurs descendants.

C’est une époque qui a marqué la vie de plusieurs parents et amis, dont plusieurs sont maintenant disparus.

Quant à moi, j’ai maintenant 81 ans depuis mai 1991. L’arthrose ronge mes vieux os. Je suis courbée, j’ai besoin de l’aide d’une canne pour me déplacer plus facilement. Avec les quelques compagnons et compagnes des premières années de Saint-Nil, dont quelques-uns d’à peu près mon âge qui sont encore vivants, nous demeurons comme de vieux arbres encore debout ici et là dans une forêt dévastée. Un vent léger soufflera un bon jour sur l’un ou l’autre de nous et sera un nouveau départ pour un monde meilleur.

Déjà cinq sont partis depuis juillet 1991, nous aurons suivi la trace des autres dans les sillons des années et fini le pèlerinage. Mon mari, lui aussi est allé rejoindre le père le 30 avril 1988 à 81 ans.

Mais avec les retrouvailles de 1991, les souvenirs de ceux qui ont fait la paroisse de Saint-Nil resteront gravés dans la mémoire des survivants. Pour les présents, les absents et les disparus, leur nom pourra être gardé quand même en souvenance dans les écrits ou les mémoires qui rappelleront certainement ces retrouvailles.

Il ne faut pas oublier ces gens qui ont été les pionniers de Saint-Nil, qui ont peiné et payé. Il ne faut pas que leurs souvenirs se perdent dans la brume du passé sans y percer l’opacité. Il faut donner de la lumière à ses gens courageux, tenaces et généreux.

Ma famille et moi sommes demeurés 22 ans à Saint-Nil où j’ai enseigné 6 ans à l’école du rang XIV avant de quitter définitivement en juin 1957.

De retour à Matane, mon mari et moi avons continué à rencontrer – surtout à l’occasion de décès – les anciens de Saint-Nil, ayant toujours eu de bonnes relations d’amitié avec tous et chacun. C’est un plaisir pour moi d’évoquer d’anciens souvenirs avec eux, et chacun et chacune sont invités à venir me rencontrer, si désirés, pour parler de Saint-Nil. Car les années passées sont là, mais ont bien marqué notre vie.

Mon amitié vous est toujours acquise. Un beau bonjour à tous !

Une ancienne de Saint-Nil – Madame Louis Gagné (Ernestine Fortin) – Septembre 1992.

Je m’excuse d’avoir temps tardé à faire cet enregistrement, mais mieux vaut tard que jamais.

Amitiés !

Bonjour

Ernestine.

Paul Dionne

M. Paul Dionne, Saint-Nil, comté de Matane – 883 points (2e lauréat de la médaille de bronze)

Tableau des points du concours
(rapport du mérite agricole de 1949)

 

Points alloués

Points conservés

Construction

175,0

150,0

Outillage

50,0

46,0

Bétail

200,0

172,5

Système d'exploitation

300,0

264,5

Défrichement

100,0

1,0

Potager

100,0

90,5

Divers

75,0

68,5

Total

1000,0

883,0

M. Paul Dionne, qui s’est classé 2e de sa section, est sur son lot (lot no 40, rang XII, Tessier) depuis 1937. Il a 20 acres en labour et 15 acres en souches. Cela n’entrait pas en ligne de compte dans le pointage, mais notons que M. Dionne acquérait en 1948 un second lot en face de chez lui et qu’il y a établi l’un de ses fils (Léonard, lot no 40, rang XIII, Tessier) qu’il aide d’ailleurs dans ses travaux.

Quand l’on étudie le pointage des concurrents de cette section par item, on constate qu’aucun des deux premiers lauréats de la médaille de bronze ne s’est classé premier, à l’un ou l’autre poste. C’est leur force dans l’ensemble qui leur a fait mériter leur classement.

M. Dionne est particulièrement bien bâti de grange. Sa maison y gagnerait cependant à être améliorée.

Ce défricheur est bien outillé et possesseur d’un cheptel approprié à son exploitation; il a 2 chevaux, 3 vaches, 1 taureau, 2 génisses, 3 veaux, 2 porcs et 
9 moutons.

M. et Mme Dionne cultivent cette année deux jardins vastes et bien fournis. À noter que ce colon se fait annuellement du compost. Il cultive une fraisière, mais la sécheresse de l’été lui a beaucoup nui.

Le lot de ce concurrent n’est pas plus facile à développer à cause des accidents de terrain, mais M. Dionne y met tout le cœur qu’il faut.

Avec ses trois filles, Mme Dionne consacre un temps appréciable aux travaux d’art ménager et les quatre font de la belle besogne. De plus, les conserves abondent dans le garde-manger.

Voilà des gens qui veulent visiblement arriver et ils arriveront.

Des 11 enfants de M. et Mme Dionne, il en reste 5 au foyer.