DE LAPORTE DIT SAINT GEORGES

A propos de Jacques

Jacques de LaPorte, le père

Ma lignée paternelle

La lignée de ma grand-mère paternelle Caumartin/Commartin

La lignée de mon grandpère maternel Desroches

Photo de Rose de Lima Pilote

La lignée Duchesne

Testament de mon enfance - Robert de Roquebrune

Catherine Laporte

Le meurtre de Marie Anne Couillaud, nièce de Pierre Laporte

Pour ceux qui veulent m'écrire

Association des Laporte et Saint Georges du monde

Autre site généalogique des familles Laporte et St-Georges

Le village de Nocé


 

Dernière mise à jour: le 27 juin 2004.

Jacques de Laporte dit Saint Georges

 

 

Notre ancêtre s'appelait Jacques de Laporte dit St. Georges. Il venait de NOCÉ, petit village au PERCHE près de BELLEME et MORTAGNE dans l'ORNE, à l'ouest de Paris, où il est né le 5 mars 1627 (1).

Il est venu au Canada autour des années 1650, la date exacte est inconnue. Mais en 1655 il habite une maison à Montréal sur la rue St. Paul, côté nord, près du coin rue St. Gabriel (2). Dans ce temps là il y avait seulement quelques 250 personnes à Montréal, parmi lesquelles Jeanne Mance, Marguerite Bourgeoys, et le Gouverneur était Paul Chomedey de Maisonneuve. C'est lui qui a signé comme témoin au mariage de Jacques de Laporte et Nicole Duchesne, fille de François et de Marie Rolet le 3 septembre 1657. C'est le Sulpicien Gabriel Souarta qui le célébra (3) A ce mariage, il y avait aussi d'autres témoins importants dont: Jeanne Mance, Lambert Closse et Charles Lemoyne. Nicole était venue de Larochelle en France avec le navire "Taureau", et débarqua en juin de cette année à Québec (4). Dans ce temps-là, il fallait monter le St. Laurent en canoe pour arriver à Montréal!!! Jacques avait 30 ans, Nicole juste 20.
 

Leur premier enfant, Paul, était baptisé en avril 1659 (5). Cette même année, en mai, Jacques obtient une concession, une terre de 2 arpents par 15, là où il y a aujourd'hui la rue Iberville, du fleuve jusqu'à la hauteur de la rue Ontario (6). A l'ouest, sur la terre voisine, était Jean Valiquet, une vieille connaissance, en novembre 1657, deux mois après son mariage avec Nicole, Jacques lui a "tapé la gueule" assez fort pour que Valiquet ait dû rester douze jours chez le chirurgien de l'habitation, Etienne Bouchard! (7)
 

La paix doit être venue assez vite entre les deux, car en 1663 ils appartiennent tous les deux à la même escouade de soldats, créée par Maisonneuve pour défendre Ville Marie contre les attaques incessantes des Iroquois durant les années 1660-1666 (8)
 

Comme son mari, Nicole aussi ne semblait pas avoir froid aux yeux: suivant des records judiciaires, soit homme ou femme, à tort ou dans le droit, elle savait se défendre. Il n'y a pas de doute les deux étaient bien connu dans leur milieu. (9)
 

Au premier recensement de Montréal en 1666, la famille avait grandie: en plus de Paul, il y avait maintenant Antoine 6, Georges 4, Catherine 2 et Jacques 3 mois (10). Et ainsi de suite, avec chaque recensement. il y en avait plus: s'ajoutent Louis en 1670, Angélique en 1671, Jean en 1674, Pierre 1675, Suzanne 1676 et Jeanne en 1682 (11).
 

La famille se déplaca sur la rive sud du St. Laurent, dans la région de Boucherville (1681), Varennes, Contrecoeur, et vers Sorel. Quelques enfants meurent jeune, mais il en restait assez pour continuer a se multiplier et créer cette grande famille des de Laporte-St. Georges, à laquelle nous sommes témoin et nous appartenons (12)
 

(1) Régistre de la Paroisse Saint Martin de Noce, année 1627.
 

(2) Montréal soous Maisonneuve, Gustave Lancelot, p. 256 et 269
 

(3) Archives de la cour supérieure de la Province de Québec.
 

(4) Le Bulletin des Recherches historiques, Vol. XLVII, No. 11,

Nov. 1940, ;. 346-350, Journal des Jésuites, p. 216
 

(5) Dictionnaire National des Canadiens-Français.
 

(6) Montréal, Formation d'une société; Histoire de Montréal,

p. 58, carte 17: l'orientation des terres de Montréal, tout

par Marcel Trudel
 

(7) La grande Recrue 1653, Roland J. Auger, p. 149
 

(8) Ville-Marie, Petites Fleures Religieuses du Vieux Montréal,

Paul Dupuy, Chap. XXIII, p. 155-163
 

(9) Montréal sous Maisonneuve, Gustave Lancelot, p. 204-210;

Régistres judiciaires Montréal 1657-1666
 

(10) Montréal sous Maisonneuve, Gustave Lancelot, p. 278-300;

Rapport des Archives de Québec 1935-46, p. 107-132
 

(11) Journal des Jésuites, vol. 6, Université de Montréal,

Recensements et mariages.
 

(12) Par: Georgette Laporte-Kastner, 5 rue Guy, Granby, Québec.

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A propos de Jacques...

"À peine osait-on paraître à sa porte pour aller y chercher de quoi vivre”, écrit Dollier de Casson dans son Histoire du Montréal. Cette phrase illustre bien à quel point le péril iroquois menaçait Ville-Marie. Or, au nombre des pionniers qui persévéraient dans ce poste si éloigné de Québec figurait Jacques de Laporte dit Saint-Georges.

Mais un tel péril ne suffisait pas à affadir l’attrait que la faune exerçait sur les Montréalistes. En 1664, donc, deux parties de chasseurs qui ont quittées le fort pour faire le coup de feu se retrouvent sur des îles situées quelque peu en aval. L’expédition a été si fructueuse qu’ils envoient en avant d’eux vers l’habitation un canot “chargé de viande”. Mais voilà, les avironneurs ne peuvent remonter le courant Sainte-Marie; il faut absolument longer la rive. C’est là que des Iroquois attendent l’embarcation: Ils tuent ou blessent trois ou quatre hommes et l’un des assaillants, voulant s’emparer du canot, est jeté “raide mort” d’un coup de fusil car “M. Debelètre (Picoté de Belestre), Saint-Georges et autres Français” sont acourus pour assister leurs amis.

Ce “Saint-Georges” était sans doute Jacques de Laporte, originaire de Nocé, au Perche. Nous ne savons pas quand il a traversé l’Atlantique. En tout cas, il ne faisait pas partie de la recrue de 1653, qui devait sauver Ville-Marie, et il n’aurait eu que 14 ans en 1641, lors du départ des pionniers qui firent voile sous l’autorité de Paul de Chomedey, qui avait reçu de la Société Notre-Dame de Montréal le mandat de construire un fort dans l’Ile.

Jacques de Laporte dit Saint-Georges avait été baptisé à Nocé le 5 mars 1627, fils d’un hôtelier-boulanger également prénommé Jacques et de Marie Hamelin, qui s’étaient mariés le 7 juin précédent et petit-fils “probablement” de Hugues de Laporte également hotelier.

Dans l’Église de Nocé, d’ailleurs, une inscription rappelle sa mémoire: ce fut la première plaque opposée le 10 mars 1863 dans les églises du Percher sous l’égide de l’Association Perche-Canada.

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Jacques de Laporte, le père

Le père de mon ancêtre, lui aussi prénommé Jacques, était marié à Marie Hamelin en France

 

Le mariage a eu lieu le 7 6 1626 à Nocé "Le septiesme jour des moys et an jacques Laporte et marye hamelin furent

espousez dans l'église de nocey"

 

Décès le 29 11 1685 de Marie Hamelin

 

"le 29 novembre audit an a esté inhumée dans l'église marie hamelin veuve de jacques Laporte agée de 84 ans assistée de claude, de marie et de louyse laporte ses enfants, de andré guyot, de henry jolot ses gendres, de madré, claude et marie les guyot, et pierre laporte ses petits fils et filles, de michel et pierre les laporte ses neveux et charles tremier et d'autres ses

voisins et amis, tous ont déclaré ne scavoir signer."

 

Décès dle 08 10 1680 pour Jacques Laporte "le 8° d'octobre 1680 a esté inhumé en l'église jacques laporte agé de 90 ans assisté de marie hamelin sa femme, de claude, de barbe, marie louyse laporte ses enfants, de andré guyot son gendre, de michel laport son neveu, de anne epinette son cousin, de pierre guyot et jouin dourdoigne ses voisins et de plusieurs autres amis, tous ont déclaré ne scavoir signer fors ledit epinette assisté aussi du corps de notre charité"

 

Le père de Jacques Laporte, le premier canadien, que tous nommaient Jacques de La Porte, apparaît pour la première fois dans les documents notariés en 1625, il est dit hôtelier. Il est probable que son père était Hugues de La Porte. On ne retrouve toutefois pas de trace de lui dans les contrats après 1625.

Jacques de La Porte fur hôtelier et boulanger. Il signait d’une écriture élégante. Philippe de La Porte, hôtelier au lieu de la Commune, en la paroisse de Nocé, et Jacques de La Porte signent très correctement, avec quelques recherches d’élégance chez le second, aux actes passés devant Me Jean Gauthier, notaire de Nocé, dont les plus anciens qui nous soient parvenus ne sont que de deux ans antérieurs à 1624.

Jacques de La Porte a exercé le métier de boulanger depuis son mariage. Avec un intermède de quatre ans, soit d’août 1639 à juin 1643, où il a repris sa profession d’hôtelier à la Commune, où était en 1624 Hugues de La Porte, son père présumé.

Jacques de La Porte, hôtelier et sa femme.

Nous avons des traces de leur séjour à la Commune par la location le 21 août 1639 d’une maison appartenant à François Sursin dont ils jouissent depuis le 22 juillet. Il apparaît comme témoin les 19 juin 1640 et 10 mars 1641 à un bail où il signe Jacques de La Porte, hôtelier. On peut penser que Jacques de La Porte, hôtelier, boulanger, marchand, a de l’ambition pour ses enfants. Il a lui-même de bonnes relations avec son curé, avec son seigneur et, malgré ses occupations et ses enfants, prend des activités sociales qui lui font honneur et le classent parmi les habitants de Nocé les plus en vue.

Il existait dès le haut-moyen age des confréries pieuses connues sous le nom des “Frères de Charité” ou “Charitons” Ces confréries ont repris vie au XVe ou XVIe siècle.

A la tête de la Charité sont l’échevin et le prévôt qui ont l’administration des biens et sont choisis parmi les notables.

Jacques de La Porte fut prévôt de la Charité en 1637 après le seigneur de Nocey qui le fut en 1622. Dans un acte du 24 mars 1622, on constate que Florimond de Barville, seigneur de Nocey est prévôt de la Charité.

En 1637, dans un acte daté du 17 mars, c’est Jacques de La Porte qui est mentionné comme prévôt de la Charité érigée en l’Église de Nocey.

Le 11 novembre 1635, messire Laurent Cadiou, curé de Nocey, à son lit de mort et faisant son testament a auprès de lui Jacques de La Porte et Mr Jehan François, chirurgien, qui sont témoins de ses dernières volontés.

En 1654 il loue une partie de sa maison à Marie Beaumont, veuve de Gervais Espinette.

Dans de nombreux actes notariés, de 1634 à 1667, Jacques de La Porte agit comme témoin.

En 1658 il est témoin à un acte passé entre le nouveau seigneur de Nocé, André de Barville, époux de Barbe Girard et Etienne de la Gernivière, seigneur de Saint-Hilaire des Noyers et maître d’hôtel de Mademoiselle, fille unique de Monsieur le Duc d’Orléans.

Le 21 décembre 1659, il est témoin à un bail à ferme. Le 25 1661, il est témoin à un acte où il est question de Michel Laporte, collecteur de taille.

Le 19 février 1664, il est témoin pour le vieux seigneur Florimond de Barville qui a remis la seigneurie de Nocé à son fils André.

Le 2 juin 1667, il est témoin pour messire André de Barville, seigneur de Nocé. Tous ces faits montrent bien à quel point Jacques de La Porte était impliqué dans son entourage et témoin fidèle de son temps.

NDRL. Ce rappel historique est largement tiré d’un article paru dans “Les mémoires de la Société généalogique canadienne-française” sous la plume de Madame L._Montagne.

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Ma lignée paternelle

Mon père, Dieudonné Laporte et ma mère Marie-Anna Desroches, mon frère Michel, mes soeurs Denise, Gabrielle, Micheline Diane et moi-même, Hélène.

Hughes LAPORTE /inconnue
né en France en 1566
décédé en 1625 à Nocé, Perche, France

Jacques de Laporte dit Saint-Georges / Marie Hamelin
né en 1596 à Nocé, Perche, France marié le 7 juin 1626 à Nocé,
décédé en 1680 à Nocé

Jacques de Laporte dit Saint-Georges / Nicole Duchesne
né le 6 mars 1627, marié le 3 septembre 1657 à Montréal, Notre Dame, Qc
décédé en 1698

Pierre de Laporte dit Saint-Georges / Marie Anne HAN-CHAUSSE
né le 30 avril 1678 à St-Sulpice, marié le 27 juillet 1703.à Montréal, Notre-Dame
décédé le 5 septembre 1751 à Lavaltrie St. Antoine Qc

Pierre-Sulpice Laporte dit Saint-Georges / Angélique Charbonneau
né le 21 septembre 1732 à Saint-Sulpice, marié le 18 janvier 1752 à St. Sulpice
décédé le 22 février 1810 à Bertier, Qc.

Pierre-Sulpice Laporte / Marie-Félicité Denomme
né le 19 décembre 1752 à Lavaltrie St. Antoine, Qc., marié le 22 novembre 1773
Berthierville, Qc.

Laurent Laporte......./Thérèse Faucher-St-Maurice
marié le 14 janvier 1799 à St. Cuthbert, Qc.

Joseph-Louis Laporte /Judith Coutu
né en 1802 marié le 9 juillet 1821 à Berthierville, Qc.
décédé le 2 juin 1868

Louis Laporte /Eloise Denis
né en 1828 à St. Norbert, Qc.marié le 10 octobre 1848 à St. Cuthbert, Qc.
décédé le 18 septembre 1865
a St. Norbert, Qc.

Napoléon Laporte / Alexina Caumartin
né le 4 avril 1860 à St. Norbert, Qc. marié le 13 janvier 1885 à St. Barthelemy

Dieudonné Laporte / Marie-Anna Desroches
né le 18 juillet 1889 à St. Barthelémy
marié le 15 novembre 1926 à Montréal Notre Dame du Rosaire, Qc
décédé à Montréal en juillet 1977

Napoléon Laporte à gauche. Il y a un débat au sein de la famille Laporte sur l'identité de la personne de sexe féminin à droite. Napoléon Laporte est né le 4 avril 1860 à Saint-Norbert, Québec. Marié le 13 janvier 1885 à Saint-Barthélémy, décédé le 25 décembre 1924 à Saint-Barthélémy.

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La lignée de ma grand-mère paternelle Caumartin/Commartin

Pierre Commartin / Jeanne Baque
France

Joseph Commartin/Geneviève Drapeau
né en 1721 à Beaumarché, Gascogne, France

Joseph Gabriel Commartin/Charlotte Ruel
né le 16 août 1755 à Québec, marié le 22 janvier 1781 à St. Cuthbert, Qc

Joseph Antoine Caumartin/Félicité Sylvestre
né en 1787 marié le 21 juillet 1817 à St. Cuthbert

François Xavier Caumartin/Georgina Barrette  2ème mariage
né en 1823 à St. Cuthbert, Qc. décédé en 1894 à St. Barthelemy, Qc

Alexina Caumartin/Napoléon Laporte
marié en 1885

Dieudonné Laporte/Marie-Anna Desroches
Né à St. Barthelemy, Q.c.18 juillet 1889, marie le 15 novembre 1926 à Notre Dame du Rosaire, Montréal et décédé en Juillet 1977

toutes ces dates à vérifier
 

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La lignée de mon grand-père maternel Desroches

Tinon/Deslauriers/Desroches

François Tinon / Marie Crespy
Montigne, Angoulême, Périgord France

Marc Tinon dit Deslauriers dit Desroches / Aimee Roux
Mariés à St Augustin le 6 février 1670

Jean Ignace Tinon / Marguerite Amiot
Mariés à St. Augustin le 12 juin 1708

Charles Desroches / Thérèse Denis
Mariés à St. Augustin le 17 février 1738

Charles Desroches / Marie Josephte Dorval
Mariés à St. Augustin le 29 octobre 1770

Augustin Desroches / Marie Angelique Letarte
Mariés à St. Augustin le 21 septembre 1801

Thomas Desroches / Marie Talon
Mariés à La Malbaie le 16 juillet 1844

Thomas Desroches / Delphine Girard
Mariés à La Malbaie le 17 janvier 1865

Théodore Desroches / Diana Duchesne
Mariés à La Malbaie le 7 janvier 1891

Joseph Dieudonné Laporte / Marie Anna Desroches
Mariés à Montréal le 15 novembre 1926

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Mon arrière grand mère: ROSE DE LIMA PILOTE

 

Aussi connue sous le nom de Délima Pilote


Parents:
Père: Jean Arcade Pilote
Mère: Sophie Tremblay

Époux: Joseph Duchesne 
Mariage: 13 Aug 1866 Place: St Irénée,Québec,Canada

Mariage:
Époux: Georges Boivin
Mariage: 17 Jul 1876 Place: St Hilarion,Charlevoix Ouest,Québec,Canada

Rose de Lima Pilote, mon arrière grand-mère, qu'on appellait Mémère Boivin. Devenue veuve jeune, elle s'est remariée avec un Boivin. Elle est décédée à 96 ans. Cette photo figurait dans une brochure touristique de la Malbaie.

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La lignée Duchesne

Lignée maternelle. Ma grand-mère maternelle; Diana Duchesne

C. Becquet (notaire)

Le Parchemin Notaire R. Becquet Contrat de mariage entre Pierre Duchesne de Lapierre, fils de feu Jean Duchesne et de Catherine Poullet, de la paroisse de St. Georges, évêché. Damiens et Catherine Rivet, fille de feu Pierre Rivet et de Marie Sergeault, de la paroisse de St. Marqs de la ville d'Etampe, évêché de Chartre. Doc.No. 16660107 Pa000843

Pierre Duchesne /Catherine Rivest mariage le 7 janvier 1666 à Notaire C. Becquet

Jacques Duchesne /Elisabeth Petit marié en 2e noce le 28 juillet 1716 à La Baie St. Paul

Jacques Duchesne /Anne Thibault marié en 2e noce le 28 novembre 1747 à P. Rivière

René Duchesne /Elisabeth Desbiens marié en 2e noce le 27 novembre 1787 à I. Coudres

Paul Duchesne /Elisabeth Tremblay marié le 25 janvier 1820 à La Malbaie

Joseph Duchesne /Delima Pilote marié le 13 août 1866 à S. Irénée

Diana Duchesne /Théodore Desroches mariée le 11 janvier 1891 à La Malbaie

Marianna Duchesne-Desroches /Dieudonné Laporte marié le 15 novembre 1926 à Montréal paroisse Notre-Dame du Rosaire

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Robert de Rocquebrune dans LE TESTAMENT DE MON ENFANCE écrit....

Ils épousaient des jeunes filles de la colonie, les filles des compagnons de M. de Maisonneuve le fondateur de Montréal. Et comme il n'y avait pas assez de femmes pour tous ces soldats le roi en envoyait de France par les navires marchands. Elles arrivaient à Québec sous la conduite d'une dame de la colonie appelée Mme Bourdon, parfois d'une religieuse. C'étaient des filles d'officiers pauvres. Le roi leur donnait une dot. Les jeunes colon allaient chez le gouverneur à Ouébec, lequel donnait de petite fêtes au château Saint-Louis pour permettre aux jeunes gens de faire connaissance. quinze jours après l'arrivée des navires de jeunes filles, toutes étaient mariées. On partait en canot d'écorce de la rade de Québec pour rejoindre sa concession « en bas de Québec » ou dans le gouvernement des Trois-Rivières et de Montréal. Chaque canot portait un jeune couple qui venait d'être uni par Mgr l'évêque. L'avenir de bien des familles canadienne fut dans ces canots d'écorce qui voguaient sur le grand fleuve. « Philibert de Roquebrune n'alla pas chercher une femme à Québec car il la trouva à Montréal, dans la maison d'un habitant. Il se nommait Jacques de La Porte de Saint-Georges, possédait un concession au lieu dit de Sainte-Marie et était un des plus riche colons de l"île. En Berry, la terre de Saint-Georges a été possession des La Porte depuis le XVe siècle. Jacques de La Porte avait quitté le calme Berry pour se faire « habitant » de l'île de Montréal. C'était une aventure singulière. An milieu du fleuve immense, la grande île et sa montagne formaient un paysage bien différent de la terre berrichonne. Ces Français qui vinrent fonder la colonie devaient être des âmes tourmentées par le désir de l'évasion, quelque secret besoin de changement. Le Canada exerçait un attrait sur certains hommes. La propagande des Jésuites, celle de la pieuse Mme de Bullion s'était.....

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Catherine Laporte

Dans un de ses livres Robert de Roquebrune écrit..

A la fin de son contrat de 3 ans, Philibert décide de s'établir à Montréal. On le retrouve comme colon à Montréal. Un acte notarial signé par Bénigne Basset le 24 septembre 1667 déclare que "Roquebrune, de la compagnie de Contrecoeur" possède un arpent de terre sur l'Île de Montréal. Au bas de l'Acte Jean-Philibert signa "Rocbrune". En 1669 il est confirmé par son parent, Monseigneur François de Montmorency Laval au Fort Chambly. En 1676, Philibert Couillaud vivait dans sa maison fortifiée de Saint-Martin près du fleuve St-Laurent. Ses voisins étaient Élie Baujon et Jacques Brias. Il trouve épouse chez un habitant de Montréal, Jacques de Laporte. On n'a jamais trouvé l'acte de mariage ou le contrat. On croit que Philibert Couillaud aurait épousé Catherine de LaPorte à Québec en 1676. Le mariage aurait pu être célébré à Contrecoeur ou à Montréal, on ne le sait pas. L'écrivain et historien Robert de Roquebrune un descendant de Philibert Couillaud raconte dans son livre "Testament de mon enfance" qu'il aurait voulu être marié par son parent Mgr de Laval. Pour ce faire, il se serait rendu à Québec. Catherine de LaPorte avait 12 ans et lui 35.

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Le meurtre de Marie Anne Couillaud

Marie Anne Couillaud était la fille de Catherine de La porte, et nièce de Pierre De La Porte, dernier fils de Jacques, dont je suis la descendante directe.

Les premiers colons a venir au Canada n'étaient pas tous des saints et l'historien Robert Lionel Séguin en a fait le sujet d'un de ses livres, "La VIE LIBERTINE EN NOUVELLE-FRANCE AU XVIIe SIÈCLE. Un des chapitres de ce livre publié en deux tomes se rapporte au Meurtre Passionnel. Dans ce chapitre on retrouve la fille de Philibert Couillaud et de Caterine Laporte,qui de connivence avec son amant aurait assassiné son mari. Voici donc cette histoire

.***

Commis avec préméditation, le meurtre passionnel n'en est que plus sordide et moins excusable. Tel cet attentat survenu à Saint-Ours au tout début du XVIIIe siècle. En ce temps-là un nommé La Chaume et son épouse, Marie Couillau, habitent à cet endroit. Pour leur malheur, Pierre Viau dit Larose, soldat de la Compagnie du sieur de Saint-Ours, loge chez un voisin. Histoire de tuer le temps, Larose va souvent causer chez les La Chaume. Beau parleur, le militaire a vite fait de bouleverser le coeur de son accueillante hôtesse. Cette passion la mène droit au crime. Maintenant qu'elle est la maîtresse de Larose, Marie Couillau décide tout bonnement de se débarasser de son mari. Elle a tôt fait de mettre son amant au courant du projet. Le 28 fév rier 1702, Marie Couillau et Pierre Viau décident d'en finir avec La Chaume «dans le temps quil Estoit Endormy». La nuit même, le mari aurait été transpercé de trois coups d'épée par l'amant de sa femme. La mort est instantanée. Marie Couillau reste introuvable pendant que son présumé complice est incarcéré à Montréal. La disparition de la femme La Chaume tient du roman-feuilleton. Pour la soustraire aux poursuites de la justice, son oncle, Pierre Laporte dit Saint-Georges se serait mis en frais de la conduire en Nouvelle-Angleterre. En route, il rencontre des indigènes à qui il confie sa nièce pour qu'ils l'escortent jusqu'à destination. Entre temps, le procès se poursuit à Québec. Finalement convaincus de meurtre, les deux amants sont «condamnez à faire amande honorable nud Teste Et En Chemise La corde au Col Tenant En leur mains vne Torche de Cire ardente du poids de deux Liures au deuant de la porte Et prinsipalle Entrée de lEglise parroissialle de la ville de Montreal ou Ils Seroient menez par l'Executeur de la haute justice Et la Estans nuds Teste Et genoux declarer que mechamment Et Sans aucun Sujet Ils ont commis Et fait led meurtre dont Ils Se repentent Et En demandant pardon a Dieu, au Roy Et a Justice, apres quoy Estre conduits par led Executeur En la Place publique ed lad ville pour y Estre pendus Et Etranglez Jusqu'à ce que mort Sensuiue a vne potence qui pour cet Effet Seroit dressée En lad place, Leur corps y demeurer douze heures Et Ensuite leurs Testes portées par led Executeur Et mise chacune Sur vn pieu debout Sur le lieu ou Ils ont fait led assassinat Et dans l'Endroit le plus passant».

*****

Cette horrible mise en scène est conforme à la mentalité du temps. En frappant le peuple de terreur, on pensait l'éloigner à jamais des sentiers du crime. Enfin, les biens des condamnés sont confisqués; il en sera prelevée une amende de trois cents livres au bénéfice du roi. Mais la femme Couillau, qui a la jambe aussi légère que la cuisse, échappe à toute sentence, si sévère soit-elle. Pour sauver la face, le tribunal décide que «Seroit Icelle Sentence Executée par Efigie allencontre de lad Marie Couillau defaillante qui pour cet Effet Seroit pinte dans vn tableau qui Seroit attaché a lad Potence par led Executeur de la haute justice, au bas de laquelle Sentence Est mention de la prononciation d'Icelle» C'est tout simplement pendre quelqu'un en effigie. Chose surprenante: telle parodie n'est plus l'oeuvre de manifestants mais bien de responsables de l'ordre et de la justice. Ne pouvant atteindre un condamné dans sa personne, le pouvoir judiciaire se rabattait sur son honneur et sa dignité. Le 25 du même mois, Pierre Viau en appelle de la sentence de mort que le tribunal a prononcée contre lui. De nouveaux témoins sont assignés, entre autres « vne des filles du nommé Lagazaille et Anne Bellet, femme de François Quercy dit Laviolette, habitant de Saint-Ours. « La cour prend suffisamment de temps pour étudier toute l'affaire. Finalement, le 17 octobre, Viau est amené «Entre les deux guichets du Cachot ou Il Est detenu » pour apprendre que la première condamnation est maintenue dans toute sa rigueur. N'ayant rien à perdre, le condamné « Estant nud Teste Et a genoux a dit Quil souffriroit volontiers lad question pour la Justification de son Innoncence» En Nouvelle-France, des accusés sont soumis à la question comme il est de coutume en Europe. La question est la torture qu'on donne aux criminels pour savoir la vérité de quelque crime qualifié. C'est le détecteur de mensonge du temps. Dans les causes criminelles, on donne la question si l'accusé est prevenu d'un crime capital, & qui mérite la mort, & si le crime est constant, il peut être condamné à la question, s'il y a preuve considérable contre lui, & que cependant la preuve ne soit pas suffisante pour le convaincre, & pour le condamner à mort Le brodequin est l'appareil qui sert généralement à appliquer la question ordinaire et extraordinaire. Enfin, la terre et l'habitation que la victime possédait, en la seigneurie de Saint-Ours, seront vendue «ainsy qui la moytié du bled qui Est prouenu d'Icelle par la récolte de la présente année Et ce pardeuant le Juge Royal dud Montréal pour les deniers En prouenans Estre Employez a payer tous les frais du Proces Et le Surplus sil y En a, En oeuures pieuses pour le repos de lame dud La Chaume» Le même jour, comme il en a exprimé le désir, Viau «Sera apliqué à la question ordinaire Et Extraordinaire» en présence du conseiller Delino. L'interrogatoire portera « Sur les faits contenus au Proces Et retenu qu'au cas que le corps dud deffunt La Chaume ayt Esté trouué percé de trois coups d'Eppée que led Viau a auoué donné» Cette nouvelle procédure ne changera rien au sort réservé à Viau. Il reste un fait capital qu'aurait présentement retenu tout jury. Si l'amant de Marie Couillau a avoué son crime, allant même jusqu'à dire de quelle façon il l'a executé, le corps de la victime n'a pourtant jamais été retrouvé. On a présumé que son assassin l'a jeté dans le Richelieu. Vers la mi-octobre, le procureur du roi est informé qu'«En la Seigneurie de Beaumont ou Il auroit Esté trouué des le mois de Juin dernier un corps mort Sur la riuage qui pourrit Estre celuy du dit La Chaume autour duquel le Curé dur dit lieur auroit fait amasser des pierres et du sable pour sepulturer attendu la grande corruption ou Il se trouuoit». En apprenant la nouvelle, le Conseil ordonne « que le dit Sr de lamartinière, le dit Procureur general Et Le greffier En chef Se transporteront auec le Sieur Sarrazin medecin Et Chirurgien Et auec vn huissier En la dite Seig.rie de Beaumont pour visiter le dit corps mort». Les quatre hommes s'acquittent de cette mission le lundi 23 du même mois. Malheureusement, cette démarche n'apporte rien qui puisse éclairer la justice. La mise en accusation d'un témoin donnera une nouvelle tournure à cette sordide histoire. Par compassion, Pierre Laporte dit Saint-Georges aurait favorisé la fuite de sa nièce en Nouvelle-Angleterre. C'est du moins ce qu'il a déclaré, lors d'une première audience. Mais le récit de cette pérégrination, à travers bois, n'est pas acceptable, du moins sur divers points. Si bien que l'oncle trop bavard est accusé« d'auoir tué lad Marie Couillau Sa niepce En ce quil dit lauoir conduitte vers le pays de la nouuelle angleterre Et de lauoir liurée a des Sauuages quil ne connoissoit pas.» Arrêté par « décret de prise de corps», Laporte réitère la déposition qu'il a antérieurement faite à titre de témoin. L'affaire en reste là, sans que personne ne puisse apporter aucun éclaircissement sur les mystérieuse disparitions du couple La Chaume. La femme n'est nulle part, alors que le corps du mari n'est jamais retrouvé.

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