|
Visiteurs
|
Jean Charest et le Parti Libéral du Québec 
Outre son semblant de côté charismatique (qui disparaît de plus en plus soit dit en passant), qu'a-t-il à offrir au peuple québécois ? Les mêmes idées que ses prédécesseurs libéraux ? Personnellement, j'ai toujours pensé qu'il essayait debien paraître, pour qu'on le trouve beau et gentil. Il a d'ailleurs commis sa première bévue lorsqu'il a affirmé qu'il n'oserait pas retarder l'objectif du déficit zéro, alors que l'Assemblée nationale était unanime sur ce point, y compris les libéraux ! Sans oublier qu'il a déclaré que notre langue française a survécu grâce aux anglophones et non pas à cause de nous-mêmes, de quoi dire que les René Lévesque, Robert Bourassa et compagnie n'y sont pour rien ! De plus qu'avait-t-il à déclarer sur la proposition de Calgary ? On ne le saura jamais je crois bien. De plus, durant les élections québécoises 1998, il affirmait haut et fort : « Fini les référendums » Au juste, qu'est-ce qu'un référendum ? N'est-ce pas un des outils les plus démocratiques existant pour que le peuple décide de son avenir ? Je pense bien que oui. Alors ce que nous propose le parti libéral, ce n'est donc plus de référendums, plus de consultations populaires, une dictature quant à y être ? J'exagère peut être un peu ici, mais dans le fond, le référendum est l'exercice pur et simple de la démocratie.
Jean Charest n'a qu'un parcours politique parsemé d'opportunisme. Par exemple, sa trouvaille du siècle : la défusion qu'il propose aux villes. Même Gérald Tremblay dit qu'il faut maintenant unir la ville. Mais, Jean Charest persiste et signe, pour tenter de s'accaparer les votes de frustration des anti-fusionnistes. Il a même ajouté que 5 à 10 % de personnes contre la fusion dans une ville était nécessaire pour enclencher le processus. De plus, quel serait le pourcentage des voix requises pour faire la défusion ? Ferait-on appel à la fameuse majorité claire dont parle notre cher ministre libéral Stéphane Dion, et qui n'est bien sûr pas encore définie ?
De plus, au début de l'année 2001, le conseil du Parti libéral voulait rapatrier les symboles du Québec, disant que ceux-ci étaient vus comme étant péquistes. Le parti libéral nationaliste, qui l'aurait crû !!! Mais, on a bien vu la grogne que ceci a suscitée dans les rangs libéraux et cette idée fut reléguée aux oubliettes. Puis, en novembre 2001, on a appris que Jean Charest signerait bien la Constitution de 1982 avec quelques changements mineurs, notamment de reconnaître la spécificité du Québec, au lieu de reconnaître la société distincte. Mais, Stéphane Dion lui même refusa quoi que ce soit. Pauvre Jean Charest, à force d'essayer de se trouver une position constitutionnelle claire, plus il s'embourbe !
Le Gouvernement fédéral et le Parti Libéral du Canada 
Le gouvernement fédéral libéral d'Ottawa fait bien rire. En effet, lorsque le gouvernement du Québec s'oppose à quelque chose, Ottawa affirme bien souvent que Québec ne se bat que pour des niaiseries. Un exemple de cela est la fondation des bourses du millénaire par le fédéral. Rappelons-nous tout d'abord que l'éducation est de juridiction provinciale... En effet, si ce dernier affirme que c'est stupide de s'opposer à ce projet, pourquoi ne laissait t-il pas ce projet dans les mains du Québec ? Ottawa affirmait que c'était pour montrer d'où provient l'argent, avec la feuille d'érable. Mais, le gouvernement québécois était même prêt à laisser cette feuille symbolique, pour contrôler l'octroi de ces bourses. Le fédéral s'opposait toujours. Peut-être que ce projet serait plus important que l'on ne pourrait penser ? Il est évident que ce projet sert à spécialiser les provinces, dont le Québec, en allouant les bourses dans certains domaines, contrôlant ainsi la diplômation par secteurs, et ce, au détriment du Québec. Ainsi, il y aurait plus de bourses dans certains secteurs que d'autres, que le Québec voudrait développer pour concurrencer l'Ontario. Mais Ottawa ne l'entend pas ainsi...
Le Premier ministre canadien Jean Chrétien a procédé au début de l'an 2002, à un remaniement ministériel. Il est intéressant de voir Denis Coderre comme ministre de l'immigration. Si on se souvient bien, monsieur Coderre avait dit au député du Bloc Québécois, Oswaldo Nunez, Chilien d'origine, de retourner dans son pays d'origine, simplement parce qu'il était souverainiste.
De plus, bien qu'il ne soit plus ministre dans le gouvernement fédéral depuis un remaniement ministériel, Alfonso Gagliano est encore une fois la preuve que le patronage fait fureur à Ottawa. L'ancien ministre du gouvernement libéral, un peu comme l'a fait Jean Chrétien, s'est servi de sa puissance politique pour intervenir dans des décisions auxquelles il n'avait strictement rien à voir. Un autre député libéral a quant à lui ajouté pendant cette affaire qu'il n'y avait pas assez de patronage à Ottawa ! De plus, on se demande bien comment cet ancien ministre a réussi à devenir un important personnage au pays, ses liens avec la mafia étant bien connus. Espérons seulement que son départ n'empêchera pas de faire toute la lumière sur la corruption libérale.
Le Canada : un pays bilingue ?
Le Canada : deux langues officielles, Canada : one official language ? C'est très difficile à contredire, surtout que le premier ministre de ce pays ne parle que deux langues secondes ! En effet, on tente de bien faire paraître les mérites du Canada avec son multiculturalisme, mais je ne crois pas que le succès de celui-ci soit réel. Il n'y a officiellement qu'une province bilingue au Canada : le Nouveau-Brunswick. Allez en Ontario et demandez à vous faire servir en français, il y a d'excellentes chances qu'on ne puisse que vous répondre en anglais, car il n'y a personne de compétent en français sur place. Qu'arriverait t-il si les Québécois faisaient preuve d'une telle non-ouverture d'esprit ? On les accuserait sans doute d'être refermés sur eux-mêmes, ne voulant pas faire preuve d'ouverture d'esprit vis-à-vis les personnes n'ayant pas la même langue que la leur.
Ainsi, avec la sortie des résultats du dernier recensement canadien, en 2001, nous avons pu apprendre que le français est encore en recul au Canada et que la seule province ou le bilinguisme est vraiment efficace, c'est au Québec. Ce n'est pas vraiment surprenant, car cette politique n'est pas vraiment bilatérale, dans le sens qu'elle semble s'appliquer pour les francophones seulement.
De plus, on se rend bien vite compte que le gouvernement fédéral est lent à réagir dans des dossiers où les droits des francophones sont brimés. Air Canada, la plus importante compagnie aérienne canadienne n'est même pas capable de fournir des services adéquats en français depuis des années et le gouvernement n'a pas encore bougé ! Air Canada, pendant ce temps, s'en lave les les mains.
Le Canada anglais
Certains peuvent bien se demander pourquoi les Québécois aiment plus ou moins certains Canadiens anglais. Et bien c'est fort simple, qui nous ont conquis ? Qui tentent de nous assimiler ? Qui ont eu une quasi-exclusivité sur l'économie pendant de nombreuses années ? Je pourrais parler longtemps ainsi ... Mais, il ne faut pas oublier que certains anglophones sont de farouches partisans de l'indépendance du Québec, comme le furent certains patriotes de souches irlandaises. Alors, il s'agit plutôt des valeurs québécoises que ceux-ci ont assimilées. Malgré ce que peut en dire William « Pit-Bull » Johnson, ancien chef d'Alliance Québec, les souverainistes québécois ne sont pas racistes. Celui-ci, après avoir participé au défilé de la Saint-Jean-Baptiste 1998 et avoir reçu une tarte à la crème, avait déclaré qu'il y avait un problème d'anglophobie, à la base du mouvement séparatiste. Il peut bien penser ce qu'il veut, mais tel n'est pas le cas, malgré que nous aurions d'excellentes raisons d'être intolérant envers certains anglophones.
Alors, ils peuvent bien nous traiter de méchants séparatistes, ceci ne fait que confirmer leur intolérance flagrante, car certains Canadiens anglais ne nous considèrent que d'après notre opinion politique, comme lors de l'affaire David Lévine en 1998. Mike Harris appuyait les manifestants qui protestaient contre la nomination de cet ancien candidat péquiste aux élections provinciales, tandis que Stéphane Dion comprenait leurs motivations.
De plus, pour continuer dans la même veine on pourrait aussi parler de Diane Francis, éditorialiste au Financial Post, qui avait déclaré que les Québécois ne devraient pas posséder de journaux au Canada, suite à l'achat par Québécor de Sun Media.
Alors, le Canada peut bien parler de liberté, mais où est celle-ci lorsque que l'on ne peut afficher ses convictions politiques ou autres ? De plus, en affichant de tels propos, ces canadiens nient en quelque sorte notre droit d'être Canadien, et donc l'égalité des chances pour tous. Avec de tels messages, le reste du Canada ne fait ici qu'accélérer le processus vers l'indépendance du Québec.
Le racisme « canadian »
On peut dire que certains Canadiens anglais considèrent les Québécois selon leurs opinions politiques. À l'intérieur de son livre intitulé « Le livre noir du Canada anglais », le journaliste Normand Lester recense plusieurs cas de racisme « canadian » à travers le temps. Je vous invite donc à le lire. Pour ma part, j'en ai noté quelques-uns qui me paraissent frappants. Voici donc quelques exemples, s'étant déroulés durant les dernières années.
Il y a d'abord eu l'affaire David Lévine en 1998. Celui-ci fut nommé au poste de dirigeant de l'hôpital d'Ottawa. Tous ont vu les belles manifestations mettant en scène « un groupe de petits vieux grincheux et enragés », voulant la démission de Lévine parce qu'il s'est présenté pour le Parti Québécois lors d'une élection provinciale. On le soupçonnait de séparatisme ! Quel crime odieux n'est-ce pas ? Mike Harris appuyait les manifestants dans leur lutte et Stéphane Dion comprenait les manifestants contre la nomination de monsieur Lévine. Quelle belle démocratie canadienne, où la liberté de pensée et d'expression y règne en maître incontesté ! Le message est clair : Soyez un fédéraliste, de préférence anglophone, et vous serez voué à un bel avenir. À cette même époque, on se rappelle que Ottawa, capitale fédérale d'un Canada « bilingue » était menacée de devenir unilingue anglophone, et ce, avec le consentement de Mike Harris. De plus, le seul établissement hospitalier francophone de cette ville, l'hôpital Montfort, était lui aussi précaire.
Je pense aussi à Diane Francis, maintenant éditorialiste au National Post, qui avait déclaré en 1999 que les Québécois ne devraient pas posséder de journaux au Canada, suite à l'achat de Sun Media par Québécor. De plus, Pierre Karl Péladeau n'est même pas nécessairement souverainistes, bien que son père le fut.
En parlant d'écrivains, il y a aussi eu le « grand » Mordecaï Richler, heureusement mort à l'heure actuelle, qui a écrit un livre intitulé « Les bâtards ». Qui pensez-vous sont les bâtards décrient par cet écrivain ? Et oui ! les fameux Québécois, plus spécifiquement, les séparatistes. Et c'est sans oublier qu'il qualifiait les mères canadienne françaises de truies, bien que ses partisans affirme qu'il disait plutôt que c'était le clergé qui les considéraient ainsi...
Toujours en 1999, nous apprenions qu'un professeur de microbiologie générale à l'Université d'Ottawa, Robert L. Charlebois, avait demandé à ses étudiants, dans le cadre d'un travail de fin de session, d'identifier une stratégie bactériologique pouvant exterminer les séparatistes québécois sans atteindre les fédéralistes. Ceci fut porté à l'oreille des médias et celui-ci fut bien obligé de s'excuser. Voici ses excuses :
« Je suis vraiment désolé pour l'erreur de jugement dans l'énoncé de la dernière question de mon examen final pour BIO3524 Microbiologie générale, donné le 15 décembre 1999. J'espère très sincèrement que les étudiants et la population canadienne accepteront mes excuses. Ça n'a jamais été mon intention d'offenser qui que ce soit. »
Ses pseudo excuses sont méprisantes envers le peuple Québécois, étant teintées de racisme, ne s'excusant même pas envers celui-ci ! Que serait-il arrivé si le projet avait visé les noirs ou les juifs ? Tous se seraient soulevés contre cet agissement. Mais en tant que petit peuple n'ayant supposément jamais été opprimé, ceci n'est encore une fois pas bien grave...
De plus, ceci rappelle un peu le scénario que l'armée canadienne utilisait lors de ses entraînements, mettant en oeuvre une armée indépendantiste de l'autre côté de la rivière des Outaouais...
Il y aussi eu l'affaire Patrice Brisebois, en début d'année 2000, ayant été traité de « Fucking frog » par un joueur des Sénateurs d'Ottawa, Vaclav Prospal, un Tchèque. Il ne s'est même pas excusé auprès de Patrice Brisebois, mais seulement auprès des Canadiens-francais. Il écopa d'un cours de diversité culturelle. Partout à travers le pays, on a défendu le joueur des Sénateurs, affirmant que Brisebois ne faisait que se plaindre pour rien. Moi-même, à la radio, sur les ondes de CKAC, j'ai entendu un journaliste affecté à la couverture des Sénateurs d'Ottawa dire que ce n'était vraiment pas très grave, que ce n'était pas comme si le joueur avait été juif, ceux-ci ayant été tués en grand nombre. N'est-ce pas stupide de dire une telle chose ? Est-ce qu'un peuple est obligé d'avoir été presque exterminé pour qu'on le respecte ? Dans ce même ordre d'idée, on pourrait toujours apporter certains éléments, tels que le déportement des Acadiens, la répression anglaise lors des soulèvements patriotes de 1837-1838, la mort de milliers de Canadiens-français lors de la bataille de Dieppe, les Anglais les ayant utilisé comme « testeurs » des défenses allemandes, etc.. Mais bon, il paraît qu'il n'y a rien de grave là-dedans... Comme dans l'histoire précédente, s'il y avait été question d'un juif ou d'un noir, l'histoire en aurait été tout autre.
Donc, le Canada peut bien parler de liberté, mais où est celle-ci lorsque que nous ne pouvons affirmer nos convictions politiques et s'afficher en tant que francophones fiers de leur langue et de leur culture, sans subir l'affront des Canadiens ?
Les raisons de rester dans le Canada, selon les fédéralistes
Les fédéralistes canadiens sont s'en cesse à la recherche d'arguments pour nous garder avec eux, notamment lors des référendums. Parmi celles-ci, ils évoquent bien souvent que les personnes âgées n'auraient plus de pensions de vieillesses, ce qui est faux. De plus, toujours selon eux, le Québec aura beaucoup de difficultés économiques, ce qui a de très bonnes chances d'être faux, car il récupérera d'importantes sommes d'argent qui sont présentement dépensés par le gouvernement fédéral, et ce, dans des programmes ayant parfois des intérêts contraire aux besoins des Québécois. Et c'est sans compter sur le déséquilibre fiscal canadien ! De plus, les fédéralistes disent que l'incertitude politique nuit considérablement au Québec. Ils semblent ne pas comprendre que lorsque que l'on répète une phrase, certains commencent à croire que c'est vrai. Aussi, en étant indépendant il n'y aurait plus de problèmes politiques de séparation, comme ils le disent si bien, donc il n'y aura plus d'instabilité politique. Une de leurs trouvailles, à la suite du référendum gagné in-extrémis en 1995, est la menace de partition du Québec. Ils affirment que si le Canada est divisible, le Québec est divisible. Mais, la partition du Québec est impossible, car le Québec forme un peuple. De plus, en étant un peuple, le Québec peut s'autodéterminer lui-même, quoi qu'en dise la loi sur la clarté référendaire, C-20.
Les fédéralistes sont très peureux à ce que l'on peut remarquer. C'est donc dire que ce qui ferait l'unité du pays, c'est la peur, un peu comme dans le temps de l'empire russe... Est-ce que la peur est signe de progrès ? Je ne crois pas... De plus, les fédéralistes tentent de dire que la souveraineté du Québec va à l'encontre des grands courants internationaux d'union, comme me le disait si bien un certain candidat libéral dans mon comté en 1998, Jean Morin pour ne pas le nommer, qui soi dit en passant n'aime plus parler de politique lorsqu'il sent que ça chauffe un peu trop pour lui et qu'il ne sait plus quoi dire. Quel mensonge ! Ainsi, à ce que je vois, les pays européens ont encore des frontières bien distinctes et ceci n'empêche pas certains peuples de vouloir être indépendants. Ensuite, ils ne mettent au point que des politiques communes pour favoriser l'économie de l'Europe : libre-échange, monnaie commune, etc.. Dans la future République du Québec, personne n'a dit que celle-ci se refermerait sur elle-même, outre les fédéralistes, qui sont bien paranoïaques. Grâce au Québec, le libre-échange existe et rien ne nous empêche d'avoir une monnaie commune avec le Canada, car nous possédons un important lot de la masse monétaire canadienne. Sinon, il y a encore la solution de la monnaie américaine, qui risque de plus en plus de se réaliser. De plus, à l'intérieur de ce vaste courant de mondialisation, l'accession à la souveraineté est l'unique issue pour permettre au Québec de décider elle-même de son avenir. En effet, en y accédant, notre pays pourra voter ses lois, signer les traités internationaux, entre autres. Ainsi, son avenir ne sera plus entre les mains du gouvernement d'Ottawa, dont les priorités sont plus ou moins les mêmes que celles du Québec. Par exemple, lors des négociations sur les Accords multilatéraux d'investissements (AMI), seuls les pays souverains pouvaient y participer. Ces négociations étant entretenues dans le plus grand secret, le gouvernement du Québec n'aurait jamais été au courant si la France ne s'était pas levée contre l'AMI. Pourtant, ces négociations auraient pu avoir des conséquences graves quant à la souveraineté des pays. Mais, l'accord sur la zone de libre-échange américaine (ZLÉA) pourrait bien avoir les mêmes visés. C'est pour cela que nous devons être un pays lors de la conclusion de ce pacte.
|