Nos Souvenirs de République Dominicaine


Collaboration spéciale Sara Labrecque-Boucher et Sébastien Michaud-Léger
Le pays

La République Dominicaine est un pays tropical des Caraïbes. Il occupe la partie Est (2/3) de l'Ile d'Hispanola qu'il partage avec Haïti. La frontière internationale, entre les deux pays, est longue de 275 Km. Il a une superficie d'environ 48,300 kilomètres carrés, soit environ 3% de celle du Québec. Sa population s'élève à 8,1 millions d'habitants, soit 10% de plus que chez nous. C'est donc un pays densément peuplé, surtout si l'on tient compte qu'une bonne partie de l'Ouest du territoire est montagneux et que la population se concentre dans les vallées près de la mer.

Les alizés qui soufflent à longeur d'année adoucissent le climat de l'île. La période des pluies débute en mai et s'étend jusqu'en novembre. Cependant, la saison estivale, de juin à septembre, est propice aux tempêtes et aux cyclones.

L'économie de la République Dominicaine repose essentiellement sur l'agriculture (canne à sucre, riz, café), l'exploitation des ressources minières (nickel, bauxite, or et argent) et le tourisme. La transformation de la canne à sucre (rhum), du tabac ainsi que les secteurs des télécommunications et des services occupent également une part importante de l'économie.

La devise nationale est le Pesos oro. Un dollar canadien vaut près de 10 pesos.

L'histoire

L'Histoire moderne de la République Dominicaine commence lors du premier voyage de Christophe Colomb en Amérique, en 1492. Parti d'Espagne, cet explorateur était persuadé de pouvoir gagner les Indes en naviguant toujours vers l'ouest. Au lieu de cela, il atteint les Caraïbes et découvrit des terres encores inconnues à son époque, dont il prit possession au nom de la Reine d'Espagne: Isabelle lère. C'est ainsi qu'après s'être arrêté à l'île de San Salvador, il accosta sur l'île d'Hispaniola le 5 décembre de la même année.

La colonisation espagnole de l'île s'en suivit, la ville de Santo Domingo fondée en 1496 devenant la première ville des Amériques. L'arrivée graduelle d'Européens s'intensifia au cours du XVII et XVIII sciècle, entraînant la disparition des Indiens Arawak qui occupaient déjà le territoire. La présence française s'étant concentrée dans la partie Ouest de l'île, c'est ainsi qu'en 1697, la colonie est divisée entre les deux puissances européennes, Haïti étant sous la protection française à l'ouest, et la colonie espagnole perdurant à l'Est. Cette cohabitation des deux puissances sur l'île devait durer près de cent ans. Toutefois, les problèmes qui se déroulent en Europe trouvent leurs échos en Amérique, et la colonie espagnole de l'île est cédée à la France en 1795 par le traité de Bâle.

Toutefois, cette situation ne plaît pas aux habitants de culture espagnole de l'île qui, à peine quatorze ans plus tard, chassent les Français. Une période plus ou moins tumultueuse s'en suivit, alors que les batailles se succèdent périodiquement entre les Haïtiens et les espagnols de l'île qui s'en échangent le contrôle de la partie Est.

Le pays accède finalement à l'indépendance politique en 1865, alors que la «République» est proclamée. Cependant, le pouvoir politique a peine à s'y organiser, et l'anarchie s'installe. La proximité et la puissance montante des États-Unis n'est pas sans se faire sentir. Finalement, les troupes américaines débarquent en République Dominicaine et occupent le pays de 1916 à 1924. Ils favorisent la prise du pouvoir par Rafael Leonidas Trujillo, qui gouverne sans interruption 1930 à 1961, alors qu'il meurt assassiné. Craignant une contagion de la révolution cubaine, les États-Unis interviennent à nouveau militairement en République Dominicaine en 1965.

Le Président Joaquim Balager est élu lors des élections de 1966. Il gouvernera le pays pendant 12 ans, jusqu'en 1978, alors qu'il est défait lors des élections générales. Ses deux successeurs sont égalements élus au suffrage de la population, puis en 1986, M. Balaguer est réélu. Il gouvernera pendant deux autres mandats, jusqu'en 1996. Depuis, le pays fut dirigé par Leonel Fernandez jusqu'en août 2000, et maintenant par le Président Rafael Hipolito Mejia.

La Fête nationale est le 27 décembre.

La Culture

La presque totalité des habitants de la République Dominicaine sont de langue maternelle espagnole. Dans les centres touristiques, on peut aussi être compris en anglais et en allemand, bien que ce soit l'exception. Si vous envisagez une excursion hors des sentiers battus, mieux vaut être accompagné d'un guide, pour la quiétude morale autant que physique...

Ceci dit, les Dominicains sont catholiques à 95%. Et tout ira mieux demain (magnana), grâce à Dieu... Rien ne sert de courir, il suffit de savoir patienter!

La devise du pays est Dios, patria, libertad. Je vous laisse traduire!

J'ai vu

Les magnifiques plages aux vagues majestueuses et au sable blond, la limpidité et la douceur des eaux de la mer Atlantique, les petits marchés pittoresques (ci-dessus...), les "boutiques" colorées et vivifiantes de Sosua, la végétation luxuriante, la ville de Puerto Plata, les couchers de soleil paradisiaques (ci-dessous...), les plages de Playa Dorada et de Cabarete.

J'ai aimé

L'humidité et les vents doux qui caractérisent le climat de cette île donnent l'impression de mieux respirer! Ou est-ce la sensation de liberté que drainent les vacances? Ce climat est tout aussi bénéfique pour la flore: l'éclat des fleurs, le gigantisme des plantes, le vert dans toute sa splendeur, une extravagance de la nature pour le plus grand plaisir des yeux!

L'accueil que nous réservent les Dominicains est des plus chaleureux: sourire étincelant, rires et taquineries dans les yeux, corps souple et dansant, ils nous incitent à constater que la vraie richesse et la joie de vivre ne résident pas dans les biens matériels. "Magnana", telle est leur devise, qui témoigne bien de leur propension à profiter pleinement du temps qui fuit.

J'ai bien apprécié l'ambiance qui règne à Sosua ainsi qu'à Playa Dorada, tout y est tellement hétéroclite: coqs, musique, voitures, vendeurs, bars, ânes, rires, c'est la cohue! Je ne me lassais pas d'arpenter ces rues.

Le soleil est omniprésent, du bleu mur à mur. A chaque jour, on se dit: "il va faire beau encore aujourd'hui!"

Et que dire des fruits? C'est comme mordre à pleines dents le soleil. Une provision de vitamines naturelles pour affronter le reste de l'hiver au Québec.

J'ai moins aimé

À Sosua, d'énormes vagues, fascinantes à regarder mais fort dangereuses pour les baigneurs, ont freiné mes élans vers la mer. Heureusement, les eaux de Cabarete et de Playa Dorada sont plus calmes.

La ville de Puerto Plata m'a un peu déçue: la circulation y est périlleuse ( même pour les piétons! ), c'est poussiéreux et les gens semblent moins accueillants.

J'aurais apprécié prendre davantage de bains de foules, m'éloigner des endroits touristiques mais sans guide, cela comporte des risques... Peut-être un jour, je l'espère, aurai-je l'opportunité d'explorer les mille et une facettes de cet attrayant pays.

Sara Labrecque-Boucher et Sébastien M.-Léger


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Cette page a été créée le 27 mars 2000 et mise à jour le 4 janvier 2003.


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