ESSA MULHER

Ce disque de 79 serait, selon une biographie, le 26 ième album d'Elis Regina et le premier sur étiquette WEA. Il y a une belle version de de la chanson "As aparências enganam" et aussi le grand succès "O bêbado e a equilibrista", une superbe composition du duo Bosco et Blanc. Cette chanson qui fut écrite pour le frère de Henfil (célèbre caricaturiste) qui était exilé au Canada, est devenue l'hymne de l'amnistie au Brésil. J'ai lu dans la biographie d'Elis que lors de la première écoute, Henfil a senti que l'introduction avec seulement de l'accordéon voulait dire "écoutez car ce que je vais vous raconter est important.

Sur "Cai dentro", une chanson de Baden Powell c'est très rythmée. Elis Regina est vraiment merveilleuse sur ce style de chanson où il y a des passages que pas beaucoup de chanteurs ou chanteuses peuvent chanter aussi rapidement. Tous les musiciens doivent réussir à jouer vraiment très rapidement, le piano est vraiment très bon et les "punchs" de la fin sont très bien réussis.

Sur cet album il y a plusieurs belles douces chansons et pas vraiment de mauvaises chansons. Parmi les douceurs il y a "Bolero de sata" avec des beaux vocaux en arrière plan, et Cauby Peixoto chante en duo avec Elis.  Et il y a aussi la pièce titre de l'album "Essa mulher". Une belle douce composition de Joyce avec un fond de bossa, superbement bien interprétée avec une belle émotion et de beaux arrangements.         

"Basta de clamares inocência" a un beau tempo de douce samba. Une autre belle interprétation d'Elis sur cette belle mélodie. Et comme belle douce mélodie il y a aussi "Beguine dodói". "Eu hein Rosa !", est une chanson très rythmée, avec de très beaux "punchs". Elis s'amuse beaucoup avec sa voix en prenant des intonations différentes, comme elle le fait si bien. Les percussions sont excellentes tout comme le piano très rapide joué par César Camargo Mariano. Un album de qualité, les arrangements de César Camargo Mariano vont très bien avec les interprétations de la superbe Elis Regina.

©  Écrit par Louis Briand en Octobre 2001
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