LES PHILION DE L'OUTAOUAIS
Par Raymond Ouimet
(Chronique réalisée en collaboration avec la Société de généalogie de l'Outaouais, Inc.,
et parue le 4 janvier 1993.)


Quatre Filion se sont établis en Nouvelle-France au XVIIe et au XVIIIe siècles. Il y a eu Joseph Filion, originaire du diocèse de La Rochelle, qui a épousé Marie-Suzanne Lecours à Québec en 1719, et Mathurin Filion, originaire de la Bretagne, qui a épousé Madeleine Charrier en 1757 à Québec. Cependant, nous ne savons pas s'ils ont laissé une descendance parmi nous. Michel Filion, notaire royal à Québec, était originaire de Paris et plus précisément de la paroisse Saint-Germain-l'Auxerrois. Il avait épousé la veuve Marguerite Aubert en 1661 à Québec. Mais il n'a pas eu de descendance. Son frère, Antoine Filion, a transmis son patronyme jusqu'à nous. Maître chaudronnier, il avait épousé Anne d'Anneville vers 1656 en France. De ce mariage sont nés quatre enfants dont trois ont laissé une postérité. C'est en 1665 que la famille Filion a quitté la France pour s'installer en Amérique, plus précisément dans la seigneurie de Saint-Ignace, près de Charlesbourg. Antoine Filion est décédé entre 1667 et 1669 et son épouse, qui s'est remariée à Jean Charron en 1669, est morte en 1711 après avoir donné la vie à neuf autres enfants.

En Outaouais, il semble bien que Félix Philion ait été l'un des premiers de ce nom à s'établir à Hull. Originaire des Deux- Montagnes, il avait épousé Lovide Martel en 1837, à Sainte- Scholastique, au cours de la fameuse rébellion des patriotes. En 1872, les Philion se sont établis à Hull où ils ont construit une maison à l'angle nord-ouest des rues Leduc et Hôtel-de-Ville. Mais lors de la conflagration de 1880, appelée le Feu de Sabourin qui détruisit plus de 400 habitations, leur maison a été totalement détruite. Prenant leur courage à deux mains, les Philion ont reconstruit leur logis qui cette fois a échappé, presque miraculeusement, aux conflagrations de 1886 et de 1900.

Du mariage de Félix Philion et de Lovide Martel sont nés 13 enfants dont 7 ont vécu, 6 garçons et une fille, et seulement 5 se sont mariés. En 1908, les Philion comptaient 5 générations vivantes composées de 31 petits-enfants, 22 arrière-petits-enfants et 17 arrière-arrière-petits-enfants. Mais si la mort n'avait pas fauché si tôt les enfants, le couple aurait eu, à cette époque, plus de 200 descendants. Parmi les 7 enfants de Félix Philion il y a eu Joseph, un des plus gros cultivateurs de la région de Nominingue; Prosper, un marchand de Hull, Philibert, marchand à Ottawa et Jean- Baptiste, père de 20 enfants dont 10 ont vécu.

Félix Philion est mort à Hull en 1895 à l'âge de 74 ans et son épouse est décédée au même endroit en 1912 à l'âge de 92 ans. Tous deux ont été inhumés au cimetière Notre-Dame de Hull.
 


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