Métier pilote d'hélicoptère

P e r s p e c t i v e d 'e m p l o i

Les statistiques révélaient qu'en 1982 il y avait environ plus de 3000 brevets de pilote en force et que, de ce nombre, un peu plus de 300 pilotes œuvraient au sein de grandes compagnies et avaient par le fait même des conditions plus que respectables. Les autres crevaient de faim et acceptaient des conditions souvent misérables pour acquérir de l'expérience. L'association des gens de l'air du Québec écrivait en 1982 un article intitulé '' On achève bien les pilotes '' rédigé par Monsieur Marcel Deschamps, le secrétaire de l'association, qui décrivait et résumait assez bien la situation existante pour cette période.

Heureusement, après les années 1984, l'année des grands voiliers à Québec, l'industrie a lentement corrigé ses lacunes, l'économie s'est lentement redressée et le tout est presque revenu à la normale.

Au Canada, les perspectives d'emploi sont normalement bonnes.

Plus de 70 % des pilotes d'hélicoptère ont plus de quarante ans ce qui annonce beaucoup de retraites - 2111 licences sur 3825 en 2000. Le travail existe. Par contre, la difficulté majeure consiste à décrocher le premier emploi et à acquérir les quelques 300, 500 ou 1000 heures de vol d'expérience pour ensuite trouver un emploi plus stable dans ce domaine. Les principaux employeurs sont les petites et moyennes entreprises de transport par hélicoptèreDe plus, les possibilités de travail sont définitivement meilleures dans l'Ouest Canadien autant pour un pilote d'hélicoptère à la recherche d'un emploi que pour un pilote d'avion.

En 1994 et 1995 la demande pour un pilote d' hélicoptère s'est accrue, une conséquence directe des activitées minières pour cette période. En janvier 2000 on comptait plus de 3825 licences de pilote d'hélicoptère au Canada. Soit, 331 licences de pilote privé, 2795 licences commercial, 699 licences de pilote de ligne.

Selon un recencement effectuée

par la revue 'Canadien Helicopter', il y avait en janvier 2000 approximativement plus de 210 compagnies commerciales à travers le Canada ( 205 compagnies en 2001 et 212 compagnies en 2002 ) dont plus de 25 de ses compagnies étaient en opération au Québec ( 20 compagnies en 2002 ). Plusieurs ont fusionné en 2000-2001.

Pour ce qui est de l' Est du Canada, il y avait 9 compagnies majeures opérant principalement dans la région de Nain et Voisey's Bay au Labrador reliées aux activitées minières, également à Terre-neuve et dans les provinces Maritimes pour des activitées de forage ou d' exploitation des puits de pétrole sous-marins. ' Hibernia ' par exemple.

Pour les provinces Maritimes ( Terre-Neuve- Labrador - Nouveau-Brunswick - Nouvelle Écosse - Iles du prince Edward ) nous retrouvons plus de 9 compagnies commerciales dont le siège social est situé dans ces provinces et ces compagnies offrent dans leur ensemble plus de 35 bases secondaires réparties à travers le Canada et le Monde, dont 12 de ces bases secondaires sont situé uniquement dans les provinces maritimes. Soit plus de 21 points de services offerts dans ces provinces pour le nolisement d’hélicoptère.

Au Québec

Au Québec nous retrouvons plus de 20 compagnies commerciales dont le siège social est situé dans cette province et ces compagnies offrent dans leur ensemble plus de cinquante bases secondaires réparties à travers le Canada et les États-Unis, dont dix de ces bases secondaires sont situées uniquement au Québec. Soit un total de plus de 30 points de services offerts dans cette province pour le nolisement d’hélicoptère.

En Ontario

En Ontario c’est 42 compagnies commerciales qui ont leur siège social dans cette province et ces compagnies offrent dans leur ensemble plus de 55 bases secondaires réparties à travera le Canada, dont 32 de ces bases secondaires sont situé uniquement en Ontario. Soit plus de 74 points de services offerts dans cette province pour le nolisement d’hélicoptère.

La Colombie-Britanique

En Colombie-Britannique nous retrouvons plus de 82 compagnies commerciales dont le siège social est situé dans cette province et ces compagnies offrent dans leur ensemble plus de 98 bases secondaires réparties à travers le Canada, dont 72 de ces bases secondaires sont situées uniquement en Colombie-Britanique. Un total de 154 points de services offerts dans cette province pour le nolisement d’hélicoptère.

Dans le ciel Canadien circulent

quotidiennement près de 1360 hélicoptères et que de ces 1360 aéronefs, plus de 15 constructeurs de voilure tournante se partagent un marché de plus de 70 modèles différents d'hélicoptères et que ces compagnies emploi à temps plein ou temps partiel entre 2200 et 2620 pilotes d'hélicoptères et plus de 1500 mécaniciens d'entretien d'aéronefs. Les Provinces Maritimes revendiquent de 60 à 70 pilotes d' hélicoptère sur leur territoire, une augmentation de 20 pilotes depuis 1995.

Info. Web Transports Canada

Sur le site Web de Transports Canada vous pouvez trouver toutes les informations relatives aux différentes licences et permis de pilotage en aviation. Vous pouvez également y trouver quelques statistiques des licences émises par ces derniers.

 

Hu 500E - Ciment - centre alpin | Hu 500D - Travaux de construction au Parc du Rocher Percé N48 31 00 W64 12 00 et de l'Ile Bonaventure N48 30 00 W64 10 00 - photo Brigitte Therrien | Claudie et mon fils Antoine - Aéroport de Rimouski - 1993 | As 350 - Upper Kangalaksiorvik Lake - Torngat Mountains - Au Nord du Labrador NFLD N59 24 30 W64 11 00 | photos Michel Careau

Les pré-requis

Que ce soit l'avion ou l'hélicoptère, les aptitudes requises sont les mêmes :

Être sérieux, avoir une bonne réputation, avoir beaucoup de sang froid, avoir une bonne coordination, avoir la capacité de travailler dans des situations de stress pendant de longues périodes de temps, une facilité d'intégration et d'adaptation aux individus et groupes de travail différents - ses clients, son mécanicien, ses confrères de travail - le respect du bien d'autrui et des individus, une bonne condition physique - visite médicale obligatoire.

La visite médicale

Comme le dit si bien Transports Canada - ref : AIP - renseignements médicaux - État de santé général :

'' l'état de santé du pilote est un élément aussi essentiel à la sécurite du vol que l'état mécanique de son aéronef ''.

Visite médicale à tous les ans et même, après quarante ans à tous les six mois qui renouvelle la licence professionnelle ainsi que des tests en vol ( P.P.C. - test de compétence pilote ), des séminaires sur la mise à jour des connaissances, avoir un bon moral et accepter les conditions de travail telles qu'elles sont, ne pas se prendre pour un '' Top gun '' et surtout aimer ce que l'on fait même si parfois on nous l'impose.

Il y a milles et une raison d'être interdit de vol et chaque situation doit être évalué par un médecin examinateur de l'Aviation Civile et par la suite être soumise au bureau médical du ministère des transports. La loi fédérale oblige également tous les pilotes et aspirant pilote à rapporter toute maladie ou invalidité au médecin examinateur de l'aviation. Une information élémentaire qui contribuera à la sécurité de tous et vous évitera bien des surprises.

Concernant la vue

il est vivement recommandé de consulter son médecin examinateur ainsi que le bureau médical de Transports Canada.

VUE - Selon le bureau médical de Transports Canada: ''sans correction, les valeurs ne doivent pas être inférieur à 6/60 ou 20/200. On notera une différence de tolérence entre professionnels ( médical, cat. 1) et privés ( médical, cat. 3) quant à l'erreur de dioptries: cette tolérence est évidemment moindre pour les premiers. Important: les candidats à la chirurgie laser (lasik et autres) ou traditionnelle (bistouri) doivent savoir que toute kératotomie invalide la licence, parfois définitivement. Avant de se soumettre à une intervention, il est vivement recommandé de consulter son médecin examinateur ainsi que le bureau médical de Transports Canada. Les pilotes ayant subi une correction chirurgicale aux yeux pourront récupérer leur - médical - si leur vision est aux normes de T.C., que leur vue est stable et qu'ils n'éprouvent aucunne complication.''

Dans tous les cas, que ce soit pour le diabète, les médicaments, l'alcoolisme, l'ouïe, la grosesse, les fractures, les maladies contagieuses, la vue, l'hypertension et bien d'autre, parlez-en à votre médecin ou interrogez Transports Canada !

Élémentaire, primordiale, sécuritaire et une question de bon sens


Être pilote demande toujours des périodes d'études personnelles et de recyclage.

Il faut également avoir un certain goût pour l'aventure,

avoir un bon jugement, être prudent et manifester un réel professionnalisme envers tout ce que nous entreprenons. Une bonne dextérite et beaucoup de sang froid afin de pouvoir agir efficacement en situation d'urgence. On doit pouvoir également être capable de réflechir intelligemment, parfois même rapidement, sécuritairement et avec discernement. Il faut aimer les risques calculés, être débrouillard, patient, ponctuel, prévoyant et minutieux.

Art Read, pilote d'hélicoptère à la retraite disait : ' ne vous laissez jamais un client vous intimider. Si la compagnie pour laquelle vous travaillez vous congédie, c'est qu'elle ne vous méritait pas vos services. S'il vous plaît volez toujours prudemment '.

On doit toujours tenir compte du fait que le pilote d'hélicoptère que nous sommes est un vrai professionnel, qu'il ne peut se permettre de jouer avec la vie de ses passagers.

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