Connaissez-vous la plage naturiste libre d'Oka ? (ce lien est désuet, ça ne travaille pas fort à la FQN... mais les indications pour se rendre à notre plage sont toujours bonnes, notre communauté naturiste grossit chaque année, nous avons trois zones de baignade, deux dans le secteur familial où se trouve le volleyball et une dans le secteur sauvage où l'on butine les fleurs) Elle est révolutionnaire :
 
 

Été 2004,

Bienvenue parmi les Poissons Dorés d'Okapulco!

Qui sont les Poissons Dorés? Ce sont les naturistes qui vivent nus sur la plage d'Oka et deviennent intégralement bronzés quand ils ne sont pas nés avec un beau bronzage. Notre secteur de plage est naturiste et libre parce que la communauté des naturistes y fait régner le respect de la Nature, dans la compréhension et l'acceptation de la diversité de l'humanité, sans rejeter les personnes qui refusent de se mettre nues, au contraire, elles sont nos amies si elles vivent avec nous dans le respect et la joie.

Il a existé en 1993 et 1994 une association de naturistes, appelée "Société naturiste des Poissons Dorés", qui a compté 101 membres. (Oka signifie "poisson doré" en algonquin.) J'en fus le président et ma compagne Capucine la secrétaire. Cette association a formulé des demandes aux autorités du parc et au gouvernement. La première et la plus importante de ses demandes était la reconnaissance officielle du droit de pratiquer le naturisme sur notre secteur de plage. Les autres demandes étaient une patrouille régulière et sympathique pour nous aider à maintenir la paix, et des services sanitaires modestes. Dix ans plus tard, vous pouvez constater que notre demande principale n'a pas été satisfaite : on nie toujours notre existence. Mais nous avons quand même une patrouille, des toilettes chimiques, un BBQ mobile... et on nous propose trois blocs sanitaires, une terrasse et son bar... et pourquoi pas une marina et un hôtel!... De plus, un carré d'arbres vient d'être rasé afin de construire une station de pompage de l'eau. Nous sommes dans une "zone d'ambiance", c'est-à-dire une zone écologique où la présence humaine est autorisée mais pas les activités industrielle et commerciale, ce que les promoteurs de cette transformation radicale de notre secteur de plage semblent avoir oublié. Les naturistes et les écologistes ne l'oublient pas! Capucine et moi aimons notre plage naturelle et nous désirons qu'elle le demeure, nous voulons toujours que le droit de pratiquer le naturisme soit reconnu, et nous sommes encore très déterminés à lutter pour ça. Nous ne sommes pas contre l'exploitation contrôlée de l'eau, tant mieux si cela nous permet d'avoir l'eau potable dans notre secteur, mais cela ne doit pas servir à détruire le caractère naturel de notre plage. Les aménagements futurs devront plutôt s'intégrer à ce caractère naturel, donc être écologiques, modestes et discrets. Le gros capitalisme n'est pas bienvenu!
 
L'été dernier, la patrouille du parc a beaucoup fureté dans le secteur sauvage à l'est du secteur familial, là où il n'y a plus de chemin. Pendant ce temps-là, nous avons éprouvé dans le secteur familial des problèmes avec des exhibitionnistes et des voyeurs et avec une bande inamicale de "textiles". La patrouille n'était pas là pour nous aider dans ces moments-là. Autour de notre jeu de volleyball (je rappelle qu’il est la propriété des naturistes et que la priorité est accordée aux naturistes), j'ai dû intervenir plusieurs fois auprès d'exhibitionnistes qui ne me souriaient pas du tout… D'habitude, je les aborde avec le sourire même s'ils me font une "face de beu", mais l'été dernier j'en ai perdu ma bonne humeur. Curieusement, je n'ai pas eu à le faire autant les étés précédents... Je ne pense pas que je vais continuer à prendre trop de risques pour ma santé, moi aussi j'aime m'amuser et me reposer... Il faut que la patrouille se donne pour objectif principal de sécuriser le secteur familial en y demeurant la plupart du temps, plutôt que de s'égarer pour d’obscures raisons sur des kilomètres de plage sauvage et radieuse! D'ailleurs, en allant déranger ce secteur pacifique, cela peut provoquer un déplacement pervers dans le secteur familial abandonné à lui-même.
 
Un code d'éthique a été adopté par l'assemblée générale des Poissons Dorés en 1993. Je tiens à rappeler cet excellent article : « Respectez autrui, ses propriétés et son intimité ; le nudisme est une affaire personnelle, évitez tout harcèlement ; une personne curieuse n’est pas un « voyeur », les voyeurs sont ceux qui, nudistes ou non, vous regardent avec une persistance grossière et désobligeante. » Évitez de fixer votre regard sur les autres jusqu'au point de les gêner et de les dégoûter. La nature est belle, c'est normal de la regarder, à condition de ne pas considérer les êtres humains comme des autos dans une salle d'exposition. La belle personne que tu fixes comme un loup affamé, elle risque de ne plus revenir à cause de toi! Messieurs, laissez donc les femmes respirer et profiter calmement du soleil.

En 1993, les autorités voulaient casser notre mouvement et nous savions que la police préparait une descente sur la plage. Les Poissons Dorés pensaient que le secteur sauvage, qui commence à environ 500 mètres à l'est du volleyball, après la fin du chemin, qui est appelé avec humour la Baie des Chaleurs, qui est la portion la plus grande de notre plage, la plus naturelle et la plus belle, qui est fréquenté principalement par une population gaie et libertine, ne devait pas et de toute façon ne pouvait pas être soumis à une éthique familiale stricte. L'Amour dans la Nature est naturiste, nous étions tous d'accord là-dessus. Le puritanisme qui impose partout sa névrose par la force est un fascisme. Mais en 1993, nous avons pensé que défendre ouvertement la réalité gaie et libertine de la Baie des Chaleurs provoquerait la descente de police, alors, nous avons décidé de ne tenir compte que du secteur familial et d'écrire dans notre code d'éthique : «L'amour dans la nature fait rêver tout le monde, naturistes et non-naturistes : ne vous faites pas accuser de grossière indécence, évitez de vous adonner à des activités sexuelles en public.» Notre retenue n'a pas empêché la police de venir nous harceler en 1997. Les naturistes ont résisté et aujourd'hui notre mouvement est beaucoup plus fort, nous sommes souvent plus de mille naturistes sur la plage, alors je n'hésite plus à écrire : Évitez de vous adonner à des activités sexuelles en  public dans le secteur familial où se trouve le volleyball. Dans le secteur sauvage, les naturistes se comportent en adultes responsables, respectueux et prudents ; ne provoquez pas les rares familles qui le visitent occasionnellement ; n'oubliez pas que les autorités, mal éduquées au sujet du naturisme, peuvent vous criminaliser pour vos actes d'amour doux et pacifiques.

Une personne peut légalement vous photographier sans votre permission. La loi est écrite en fonction des intérêts de la police (qui filme d'ailleurs actuellement un secteur de la rue Saint-Denis à Montréal) et ceux des journalistes qui ne pourraient plus travailler s'ils devaient toujours obtenir la permission de filmer ou de photographier. Cette loi est parfaitement normale. Si vous craignez de subir un préjudice en étant photographié sans votre permission, vous pouvez protester, mais vous ne pouvez pas vous emparer par la force de l'appareil du photographe et détruire son film. Si vous le faites, vous commettez un acte criminel contre la propriété d'autrui. Vous pouvez bien sûr tenter de poursuivre en justice le photographe et affirmer au juge que vous avez subi un préjudice parce que la photo de votre corps nu pourra être diffusée mondialement grâce à l'internet, je ne serais pas étonné que le juge vous réponde que si vous craignez d'être photographié nu en public, cessez de vous mettre nu en public. Bien sûr, un gentil photographe aura la courtoisie de vous demander la permission de vous immortaliser.   

Le mouvement des Poissons Dorés n'est pas mort, au contraire, il se métamorphose pour devenir beaucoup plus grand et puissant, obtenir la reconnaissance officielle et maintenir le caractère naturel de notre superbe plage naturiste libre. Nous avons besoin de votre aide pour son entretien et de votre appui pour sa défense.

Capucine et moi nous vous souhaitons un superbe été 2004 à Okapulco, dans l'harmonie, l'humour et la douceur de vivre.
 

Myriade,
responsable du comité naturiste provisoire pour la création d'une nouvelle association naturiste démocratique qui défendra les intérêts de tous les naturistes de la plage naturiste libre d'Oka (la chroniqueuse Marie Plourde, du Journal de Montréal, l'a nommée Okapulco, après avoir entendu, semble-t-il, des usagers anonymes prononcer ce nom — j'aime imaginer qu'il s'agit d'une moquerie affirmant que la plage libre d'Oka est en vérité beaucoup plus riche que la plage d'Acapulco où règne le gros capitalisme touristique).
Ce texte est personnel et n'exprime pas la pensée de tous les membres du comité.
 

XXX
 

Mardi 22 juin 2004,

Je me décide à vous raconter un phénomène extraordinaire dont j’ai été le témoin vers la fin du mois de mai 2003. Ça devrait vous aider à comprendre pourquoi j'ai ressenti l'urgence de faire des changements à la plage. Sur le coup, je l'ai raconté à Capucine, puis je l'ai oublié, et ça ne m'est revenu que lorsque messieurs Yvan Patry, maire d'Oka, et Richard Rozon, directeur du parc d'Oka, sont venus nous proposer le méchoui à la fin de l'été dernier, et particulièrement quand ils nous ont appris qu'ils avaient l'intention de construire trois blocs sanitaires dans notre secteur et une terrasse pour vendre de la bière à côté de notre jeu de volleyball. À ce moment-là, je me souviens que j'ai parlé du phénomène à nos amis naturistes Claude et Marie.

Donc, un jour de semaine vers la fin du mois de mai 2003, je suis allé seul à la plage. Il n'y avait pas grand monde dans le stationnement, à peine une dizaine d'autos. Je me suis garé dans la deuxième allée, j'ai mis mon sac à dos et j’ai commencé à marcher. Alors, j'ai vu un gros camion de Coke sortir à folle allure du chemin qui est barré par une chaîne au bout de la première allée, chemin qui mène à notre secteur de plage naturelle. Il roulait beaucoup trop vite, soulevant un nuage de poussière. S'il y avait eu un cycliste surgissant devant lui il n'aurait jamais eu le temps de freiner. Je me suis dit : "Qu'est-ce que c'est que cette histoire de fou? Et pourquoi ce gros camion sort-il de là puisqu'il n'y a aucun bâtiment commercial dans notre secteur?" J'étais parfaitement lucide et j'ai très bien vu ce camion qui roulait à une vitesse très dangereuse vers la sortie du stationnement. Arrivé devant le chemin barré par une chaîne, j'ai dû constater que cette chaîne était bien en place, que personne n'était en train de la remettre, il n'y avait personne dans le secteur, sauf moi. Donc, ce camion a passé au travers de la chaîne sans la briser… À moins qu'il n'ait sauté par-dessus... Troublé, je me suis demandé si j'avais mal vu, si ce camion ne venait pas plutôt de la
boucle menant au Bistrot du Lac, petit restaurant-comptoir avec terrasse dans le secteur commercial le plus proche d'Okapulco. Je suis donc allé au Bistrot : il était fermé, il n'y avait personne. Là, j'ai été convaincu que j'avais bien vu ce camion sortir à grande vitesse du chemin barré par une chaîne, et que c'était une "vision" fabriquée à mon intention par nos Elohim. Ce camion n’aurait pas pu sortir de la boucle menant au Bistrot à cette haute vitesse car il lui aurait fallu négocier beaucoup plus lentement la courbe à 90º pour entrer dans le stationnement et se diriger vers la sortie. De toute façon, je l’ai  clairement vu sortir du chemin barré par une chaîne, tabarouette! J'en ai parlé à Capucine, mais à personne d'autre, jusqu'à ce que Patry et Rozon viennent nous proposer un méchoui à la fin de l'été dernier... Précédemment, au début de cet été 2003, ils avaient interdit à notre ami Claude de continuer à vendre de la bière parmi nous, ce qu'il faisait depuis une dizaine d'années, et ils ont essayé de s'emparer de son marché. Claude a réagi en portant plainte, car la loi les oblige à construire une terrasse fixe pour vendre de l'alcool.

Je n'ai aucune confiance en Patry, le passé ne me le permet pas. Quand Capucine et moi l'avons rencontré en 1993, sa première phrase fut : "Vous êtes des naturistes vous? Ben vous êtes tous des pédophiles parce que vous vous promenez nus devant vos enfants!" Il a toujours été méprisant à notre égard. Aussi, quand il nous a proposé le méchoui à la fin de l'été dernier, nous étions ahuris : chevreuil, sanglier, boeuf et salades, pour 10 $ par personne! Soi-disant qu'ils voulaient briser la glace... Puis, durant la semaine suivante, ils ont "découvert" qu'ils avaient organisé, pour le même jour que notre méchoui, un concours de châteaux de sable dans le secteur commercial et qu'ils n'avaient pas assez d'employés pour les deux événements... Donc, notre méchoui de "réchauffement" n'a pas eu lieu... Tu parles d'un beau délire révélateur! Si Patry réussit à nous amener un gros camion de Coke dans notre secteur, tandis que le naturisme n'y est toujours pas officiellement reconnu, ça risque de nous créer plus que des gros problèmes! Pour parler avec l’image de ma vision : le Coke est plus dangereux que la bière, parce qu’une population textile grandissante, plus intéressée par la consommation que par la Nature, va vouloir profiter du Coke et des installations qui vont avec, et une bonne proportion nous sera hostile au nom de leurs enfants. Il y aura des plaintes contre nous et les autorités auront beau jeu de soutenir la "famille" pour nous chasser. Heureusement, ma vision me permet de nous alerter avant qu'il ne soit trop tard. De plus, une amie m'a affirmé qu'un architecte était déjà passé sur notre plage et qu'il lui avait demandé si elle aimerait ça que notre secteur devienne commercial, avec une marina et un hôtel!... Et une personne ayant assistée à une réunion à Oka est venue m'avertir qu'ils avaient l'intention d'installer une marina dans notre secteur, des quais étant déjà en attente dans la forêt du parc! Il y en a effectivement, je les ai vus. Mais sont-ce là des quais pour une marina dans notre secteur?... Une autre amie m'a parlé de documents qu'elle avait pu lire, qui avaient été rédigés par des avocats, et dans lesquels il était question d'un plan de commercialisation de notre plage qui pourrait permettre l'extinction du mouvement naturiste. La menace de transformer notre plage naturelle et naturiste libre en plage commerciale est donc très réelle. C'est un projet délirant qui menace aussi la vocation écologique de notre zone, mais ce n'est pas parce que c'est délirant qu'il faut croire qu'il ne sera jamais réalisé : le gouvernement actuel du Québec est tout à fait capable de faire des choses délirantes pour empêcher le progrès du naturisme! Ils n'ont pas réussi à nous éliminer avec leur police en 1997, il est raisonnable de craindre qu'ils tentent maintenant de nous étouffer avec le gros capitalisme. Seule une association démocratique pour la défense de notre plage naturiste libre, capable de se bâtir un solide appui politique dans la société et de se défendre juridiquement, pourra empêcher la réalisation d'un tel délire.

XXX

La pancarte contenant le texte suivant : "Peut constituer une infraction au code criminel, la nudité dans un endroit public, sans excuse légitime. "(a. 174C. cr.), que les autorités du parc d'Oka mettent chaque été depuis au moins une quinzaine d'années pour intimider les naturistes et décourager ceux qui seraient tentés de se joindre à notre mouvement, n'est vraiment rien d'autre qu'une tentative d'intimidation discriminatoire, car le contenu de l'article 174 du code criminel canadien ne s'applique pas aux naturistes de la plage d'Oka. En effet, il existe au Canada une jurisprudence établie depuis 1975, donc depuis presque trente ans, qui affirme que la nudité sur une plage ne constitue pas en soi un acte indécent et criminel. La nudité en soi n'est pas indécente, tel que le rappelait M. le juge Hutcheon dans l'arrêt Bennet rendu par la cour suprême du Canada où il disait que "the mere state of nudity on a public beach was not sufficient, in law, to constitute the offence of doing an indecent act". La tradition naturiste qui a plus d'un quart de siècle sur la plage d'Oka est totalement légitime! La pancarte qui insinue que notre naturisme peut être criminel cherche à nous effrayer et maintient contre nous un tabou discriminatoire, lequel n'est pas légitime car il ne respecte pas la jurisprudence prononcée par la cour suprême du Canada en 1975! Si nous nous organisons démocratiquement et bâtissons un fonds de défense légale pour notre superbe plage libre, nous pourrions engager un avocat et faire reconnaître notre légitimité. Peut-être même que nous pourrions obtenir un dédommagement pour toutes ces années d'intimidation discriminatoire!

Le gouvernement québécois s'appuie sur une vieille loi puritaine du Canada pour nous dénigrer, tandis que les plages libres de Toronto et de Vancouver sont officiellement reconnues! Certains naturistes de la plage d'Oka me reprochent d'aller trop vite ou d'être trop en avance... Mais nous sommes en retard, bande de vaches effouèrées dans l'individualisme!

Il existe un plan de commercialisation de notre plage libre qui ne correspond pas à nos besoins. Le caractère naturel et écologique de notre plage doit être préservé. Le droit d'y pratiquer le naturisme doit être officiellement reconnu. C'est fondamental, sinon notre plage libre et écologique sera transformée en complexe touristique hostile au naturisme. Il n'y a qu'une seule manière de nous faire respecter : nous organiser démocratiquement.

On nous a accordé des toilettes chimiques et une petite patrouille. Ce n'est pas rien, mais la patrouille a le mandat absurde de contrôler 7 km de plage et de forêt, d'imposer une éthique familiale dans le secteur sauvage où il n'y a quasiment jamais de famille, ce qui fait que notre secteur familial est généralement abandonné, livré aux exhibitionnistes inconscients, aux voyeurs grossiers et stupides, aux voyous!

On refuse de nous reconnaître, de nous protéger, de nous respecter!

Unissons toute la plage, le secteur familial et le secteur sauvage, et imposons le RESPECT!

XXX

Mardi 29 juin 04,

On vient de me faire parvenir le commentaire suivant provenant d'un naturiste impliqué dans le mouvement canadien :

"I agree that we need to fight for the beach however I should point out that there is an error in Myriade's analysis of the law. The 1975 ruling only applies to section 173 (indecent act) and not to section 174 (public nudity). There is no question that being nude on a beach is not considered an indecent act. However, being nude on a beach could be a breach of section 174 which is about being nude in public. There are ways to defend against a charge under 174 (in fact it would be unlikely that you would be charged) but the defense is NOT the 1975 ruling."

Cette remarque est pertinente, mais ne me convainc pas que la jurisprudence de 1975 n'a pas d'effet substantiel sur l'article 174. La jurisprudence de l'arrêt Bennett s'applique effectivement à l'article 173, lequel condamne "l'indécence" sans la définir, ce qui implique que c'est forcément la jurisprudence qui définit ce qu'est l'indécence, donc la décence. L'article 174 condamne "la nudité en public, sans excuse légitime", puis définit la nudité ainsi : "Est nu, pour l'application du présent article, quiconque est vêtu de façon à offenser la décence ou l'ordre public." Or, la définition légale de la décence, par conséquent de l'indécence, dépend de la jurisprudence relative à l'article 173. Donc, j'estime que l'article 174 est logiquement assujetti à la jurisprudence de l'article 173. Je ne suis pas avocat, il y a matière à débattre, c'est mon opinion de philosophe.

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Lisez mon bilan de l'été 2004 à Okapulco.

Okapulco 2005
Okapulco 2006

 
 

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