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Aujourd'hui, c'est un peu comme une fenêtre ouverte sur le monde
qui vient de se refermer. C'est aussi notre boite de souvenirs
qui s'est enrichie de visages basanés, d'images inédites, de
montagnes imprenables, de chemins sinueux, de vols incertains,
d'accueils chaleureux et de quoi d'autre encore.
Nous avons chevauché alternativement la Sierra Madre et la Cordillère
des Andes et les routes que nous avons sillonnées nous déplaçaient
presqu'autant à la verticale qu'à l'horizontale.
Nous avons connu les nuits froides de La Paz (3 500 à 4 000 m) et la
moiteur amazonienne de Santa Cruz. Nous nous sommes endormis dans
des lits douillets et sur des paillasses inconfortables. Nous avons
mangé des mets surprenants et en avons délaissé d'autres. Nous avons
tour à tour été omnivore, végétarien puis entre les deux.
La route nous a séduite par les paysages qu'elle nous laissait
entrevoir et elle nous a rendu nerveux par ses mauvaises conditions
et par l'état déplorable des véhicules qui l'empruntaient.
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Nous avons traversé des zones désertiques et d'autres couvertes d'une
végétation luxuriante. Nous avons gravi des montagnes et cheminé en
train au fond de vallées.
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Nous sommes restés ébahis à la vue du site grandiose offert à nos
yeux par le Machu Picchu. Nous avons apprécié le repos et la
sérénité que nous a apporté notre séjour à Baños. Nous avons
surmonté notre crainte lors de la traversé à pied de la frontière
Équateur - Pérou.
Nous avons évolué, nous avons appris. Notre mémoire s'est imprégnée
de nouveaux visages et de nouvelles coutumes. Nous avons été déstabilisés,
sortis de notre quotidien monotone.
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Nous ne serons jamais plus comme avant quand on nous parlera du Mexique,
du Costa Rica, de l'Équateur, du Pérou, de la Bolivie ou du Chili. Ces mots
sont maintenant bien vivants et représentent une réalité autrement que
quelques espaces sur une carte géographique.
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