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| Notre arrivée à Mexico ce lundi 2
novembre en fin de soirée sur le vol d'Américan Airline nous permet
de rejoindre tardivement notre chambre d'hôtel (vers deux heures
du matin).
L'hôtel Ritz, que nous avions réservé par Internet avant le départ,
nous surprend par son décor vieillot. Son grand avantage est d'être
situé au coeur de la vieille ville, près du Zocalo, la grande
place de Mexico.
Après un coup d'oeil rapide à la chambre et au petit salon attenant,
chacun défait ses valises. À la TV, on ne parle que de l'ouragan Meach.
Rompu de fatigue, le sommeil nous gagne rapidement.
Au réveil, nous pouvons mieux apprécier notre nouveau décor. La grande
chambre que nous occupons s'ouvre sur une cour intérieure et nous
commençons aussitôt à explorer les alentours. Cet hôtel a sûrement
connu des heures de gloire et il conserve encore un cachet de
distinction. Le personnel est attentif et bienveillant, le
service courtois.
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Vue de l'extérieur, la façade de l'hôtel Ritz est
assez sobre et ne laisse pas présager du luxe relatif que l'on
retrouve à l'intérieur. Pour les prochains jours, ce sera notre
point de départ pour explorer la vieille ville de Mexico. Mais
déjà, nous cherchons un logement moins onéreux tout en
poursuivant notre découverte des alentours. |
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C'est fait! Le 5 novembre, nous sommes emménagés dans notre nouveau
gîte, l'hôtel Avenida; on y a perdu en qualité et en luxe mais
le coût est six fois moins élevé.
Une nuit très agitée pour Louise; elle en passe une bonne partie
à faire la guerre à quelques bestioles qui courent
sur les murs de la chambre.
Ce jeudi matin, nous planifions notre journée: on se rendra au
bureau du tourisme dans le cartier «Polanco».
Puis, après avoir colligées les informations, nous visiterons
le musée d'anthropologie situé tout près de là. On nous le
recommande fortement.
Un taxi nous transporte à un bureau du tourisme où l'on apprend
qu'il n'est possible de prendre un vol vers San José qu'à
partir de Mexico. Nous aurions aimé partir d'Acapulco. Nous apprenons
aussi qu'un vol aller-retour coûte 200$US de moins qu'un aller simple.
Drôle de façon de calculer!
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C'est à pied que nous allons de l'agence de voyage au musée d'anthropologie
situé dans le parc Chapultepec. Les trois heures qu'a durée notre visite
nous a à peine permis de voir la moitié de cette immense exposition.
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On retrouve ici des trésors de l'époque aztèque, zapotèque et
toltèque dont des sculptures, des poteries et des bijoux innombrables.
Le musée est divisé en plusieurs salles : ·introduction à
l'anthropologie, ·la Méso-Amérique (1 700 av. J.-C. à 900),
·Teotihuacán, ·Toltèque, ·Mexica,
·Oaxaca, ·Golfe du Mexique, ·Maya. À la fin,
le temps nous manque pour visiter le 1er étage.
On peut prendre des photos à l'intérieur du musée à condition de
payer une taxe spéciale et les flashes sont interdits.
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Notre excursion à Oaxaca à durée 11 jours, du 7 au 18
novembre. C'est le sujet de la page suivante. Nous sommes donc de retour
à Mexico en attendant notre vol pour le Costa Rica.
Déjà, on ne voit plus la ville du même oeil. Notre stress et notre
appréhension du début font progressivement place à de l'intérêt et
de la curiosité. Nous prenons le temps regarder les gens vivre et
de découvrir le milieu où ils évoluent.
Nous sommes encore attentifs à votre environnement, mais une
certaine confiance s'est installée. Nous en profitons pour poursuivre
nos pérégrinations au centre de Mexico.
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Nos pas nous dirigent vers le Zocalo, l'immense place de Mexico, témoin
de tous les grands évènements. C'est impressionnant de se trouver au
milieu de cet espace avec, tout autour, des édifices coloniaux présentant
une architecture d'une grande unité. Nous notons le palais national,
la cathédrale, le «Templo Mayor», le «Gran Hotel» et plusieurs autres.
Au moment de notre visite, des ouvriers s'affairent à terminer les
préparatifs en vue de la fête de l'indépendance qui se célèbre le
20 novembre, c'est-à-dire demain.
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Nous nous dirigeons vers la cathédrale; la vieille est condamnée et la
plus récente en complète rénovation. C'est une église immense; Jean-Paul II
y a célébré la messe lors de sa dernière visite. À l'intérieur, ce ne
sont qu'échafaudages et les travaux sont loin d'être terminés.
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Ce matin du 20 novembre, dès 9h45, nous prenons place en première
rangée sur la rue du défilé. C'est frisquet et dans l'immobilisme
de l'attente, nous sommes transis. Les rayons du soleil, bloqués
par les édifices, n'atteignent pas encore la rue.
Mais dès le premier déferlement, nous oublions le froid. Sur toute
la largeur de la rue et sur près d'un kilomètre, des milliers de
jeunes soldats, culottes courtes et chandails colorés scandent des
chants patriotiques au rythme de leurs pas.
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Se succéderons, sans intermission, des équipes mexicaines de toutes les
disciplines sportives séparés par des groupes d'animation, des fanfares
et des acrobaties équestres. Nous restons là, debout, jusqu'à 13 heures.
Puis nous prenons le métro, direction place Garibaldi; c'est l'endroit
pour écouter de la musique populaire espagnole.
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Sur les lieux, quelques «mariachis» et une foule clairsemée;
il est trop tôt dans la journée. Nous revenons à pied sur l'avenue
«Lazaro Cardenas», bifurquons vers le parc Alameda que nous traversons
en participant aux regroupements qui se forment à certains carrefours.
Des musiciens, des chanteurs et des tribuns s'exécutent au grand plaisir
des spectateurs.
À la hauteur du Palais des Beaux Arts, il y a foule
et plusieurs groupes folkloriques exhibent leur savoir-faire.
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Leurs costumes très colorés ajoutent un effet visuel particulier aux
rythmes de la musique mexicaine et se réalisent dans des figures de danse
originales tirées de la culture pré-coloniale. Nous louvoyons dans la foule
pour voir et entendre les différents groupes.
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Cette immersion au milieu de la population citadine en fête nous
permet de découvrir certains traits de la culture mexicaine.
Les danseuses et danseurs expriment avec rythme et vivacité les
sentiments de joie, de colère ou d'amour au gré des mélodies. Sans
en connaître tous les détails, nous percevons que ces danses nous font
revivrent différentes époques de l'histoire du pays. Les civilisations
des Olmèques, de Teotihuacán, des Chichimèques, des
Zapotèques, des Aztèques et des Mayas.
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Ainsi se termine notre séjour à «Mexico». Il nous aura permis de faire le
passage de l'insécurité du début à une certaine confiance vers la fin.
Si une mégalopole comme Mexico offre des attractions multiples, elle
n'est pas un milieu de vie reposant et sain. De loin, nous avons préféré
notre séjour à Oaxaca et c'est l'objet de la prochaine page.
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