CRITIQUES

Raoul Sosa
Pour les amateurs de piano en tout genre, il n'y aura aucun doute à avoir : les oeuvres pour main gauche seule exercent une telle fascination, lorsqu'elles sont parfaitement exécutées, qu'on ne saurait résister à un tel programme, regroupant à la fois les pièces traditionnelles mais peu enregistrées, telle la Chaconne Bach/Brahms, analogue de la version pour deux mains réalisées par Busoni (à ceci près que la configuration pour une seule main maintient une lisibilité du texte plus proche de celle obtenue au violon), ou les Études de Chopin/Godowsky, Saint-Saëns ou Moszkowski, et de fascinantes transcriptions réalisées par Raoul Sosa lui-même d'oeuvres aussi intimidantes que la Fantaisie chromatique et Fugue de Jean-Sébastien Bach, ou La Valse de Maurice Ravel.

Sans doute les puristes s'exclameront-ils "à quoi bon tout cela?", la transcription étant un plaisir révolu qui répondait à un besoin précis de diffusion de la musique au XIXe siècle Mais il suffit sans doute alors d'écouter la trop fameuse Étude révolutionnaire de Chopin, déferlant loin dans les graves, ou l'enchaînement des arpèges de la Fantaisie chromatique de Bach, pour goûter sans arrières pensées une interprétation réellement superlative, tant le pianiste canadien Raoul Sosa domine des seuls cinq doigts de sa main gauche la totalité d'un clavier de piano. En plus d'une maîtrise technique que tous ceux qui se sont frottés à ce répertoire, de Léon Fleischer à Michel Béroff, ou encore Ian Hobson pour les Chopin/Godowsky, ne peuvent que lui envier, il est aussi à l'aise dans les suites de traits et figures rassemblées en réels moments de musique par les meilleurs praticiens/pédagogues tels Saint-Saëns ou Moszkowski, que dans les compositions spécifiquement écrites pour main gauche seule, telle la délicieuse Sonatine de Dinu Lipatti, ou les oeuvres hautement évocatrices des compositeurs contemporains Antoine Tisné ou Thérêse Brenet.

Prenant tous les risques, tant dans ses propres transcriptions, que dans l'exécution des partitions des autres, Raoul Sosa s'affirme comme un prodigieux musicien, à la très riche palette sonore, qui réussit, somme toute, à faire entendre un piano comme l'on n'en a pas l'habitude, ce qui suffit déjà à donner à ses prestations un réel intérêt musical. Écoutez et savourez ces plaisirs pervers pour passionnés de l'instrument qui rêvent de le pousser dans ses ultimes retranchements
Paris, France : Répertoire des disques compacts ­ Gérard Honoré avril 1997

Création du très beau Quatuor de Raoul Sosa
Une très bonne oeuvre et une très belle oeuvre
En un seul mouvement d'une durée de presque un quart d'heure, au tempo d'andante presque inchangé, l'oeuvre met généreusement en valeur la sonorité du quatuor comme tel tout en laissant occasionnellement la parole à chacun des instruments. L'alternance entre les séquences vigoureuses en doubles cordes aux quatre instruments et les solos de durée plus ou moins longue produit une intéressante variété de climats et une audition qui reste stimulante jusqu'à la fin.
Affinités ­ bien nommé ­ est le fait d'un grand musicien, qui a quelque chose à dire et qui écrit admirablement pour le quatuor.
Montréal : La Presse ­ Claude Gingras

Il a complètement transcendé sa technique pour rejoindre les plus grands ­ je pense à Pollini, à Brendel ­ chez qui il n'y a plus de "technique" mais seulement de la musique.

Un grand pianiste et un grand interprète
Sosa joue son Prokofiev (en première à l'OSM) avec une vélocité et une force extraordinaires (il faut voir cette main unique courir et faire presque office de deux mains), tout en y apportant à chaque instant sa grande musicalité.
Montréal : La Presse ­ Claude Gingras

Monsieur Sosa a joué avec une seule main du début à la fin du récital d'une façon si colorée et riche, que la seule chose que le public pouvait dire était : "merveilleux!"
Chine, Nankin : Le Quotidien du peuple

Raoul Sosa : Une découverte
Il nous a donné tout d'abord l'impression rassurante d'être admirablement sûr de son métier et de sa technique : l'effort ne se remarque jamais dans ses exécutions. Mais, au-delà de cette aisance, il y a un vrai musicien, raffiné, sensible, qui fignole ses interprétations dans le moindre détail, et qui ne se refuse aucune volupté sonore.
Paris : Le Figaro ­ Pierre Petit

Raoul Sosa, un très grand pianiste.
Québec : Le Soleil

Sosa a conquis l'Everest.
Montréal : Le Devoir ­ Gilles Potvin

Le Mozart immaculé de Raoul Sosa
Il a donné du Concerto en la majeur, K.414, une interprétation immaculée : très en place sur le plan pianistique, parfaitement équilibrée sur le plan de la sensibilité, sublime sur le plan sonore.
Montréal : La Presse ­ Claude Gingras

Raoul Sosa, une révélation.
La Presse française

Son interprétation du Concerto No. 1 de Tchaïkowsky avec l'Orchestre Symphonique de Toronto lui a valu une ovation debout.
Toronto : The Toronto Star ­ Ronald Hambleton

Un tel goût, une telle connaissance du répertoire, une telle conscience professionnelle et une telle volonté de servir avant tout la musique sont dignes des plus grands éloges.
Montréal : La Presse ­ Claude Gingras

Dans le Gaspard de la Nuit de Ravel il tira de son instrument les sonorités les plus riches et les plus envoûtantes qu'on puisse souhaiter.
London : The Times

Sosa m'a toujours impressionné non seulement par sa puissante technique, l'étendue et la variété de son répertoire qui va de Bach à Stockhaussen et la richesse de sa musicalité, mais encore et surtout par son très grand sérieux et sa grande humilité devant la musique. Sosa est un "pur", comme Brendel, comme Arrau.
Sosa a donné de la Sonate en si mineur de Liszt une interprétation de grande classe, comparable aux meilleures.

Un des plus beaux Mozart qui se puissent imaginer.
Montréal : La Presse ­ Claude Gingras

Un pianiste à la fois vigoureux et raffiné, ses interprétations ont de l'autorité et de la distinction.
Bruxelles : Le Soir ­ J. Stehman

Voilà hors de tout doute une interprétation de grande classe de la Sonate en fa mineur de Brahms, une interprétation comme on n'en entend que trop rarement, et qui prenait en plus la forme d'une grande leçon de piano.
Québec : Le Soleil ­ Marc Samson

Pianiste et artiste prodigieux.
Ottawa : A.M. Gillmor

Dans l'exécution des Variations sur un thème de Chopin de Rachmaninoff il nous donna une démonstration éclatante de ce qu'on appelle "la grande manière" pianistique, réussissant pleinement à vaincre les formidables problèmes techniques de l'oeuvre.
Ottawa : B. Young

Le public avait devant lui un musicien (pianiste et interprète) tout à fait exceptionnel, comparable aux plus importants.

Les "Waldszenen" de Schumann avaient sous ses doigts une profonde poésie et son instrument chantait merveilleusement.

La salle est restée paralysée, écrasée par la puissance du message, si magistralement transmis. Du programme entier, le sommet à atteindre était, bien sûr, l'Adagio sostenuto de la sonate Hammerklavier de Beethoven. Ce fut également, le sommet de l'interprétation entière de Sosa. Ces vingt et une minutes de suspense trouvèrent le pianiste complètement habité par la musique.
Montréal : La Presse ­ Claude Gingras

Très beau pianiste, égal et brillant.
Paris : Clarendon

Un grand artiste.
Paris : La Presse Française

Son exécution de la "Wanderer-Fantaisie" de Schubert était digne de l'enregistrement.
Paris : Le Figaro ­ Pierre Petit

Il a fait preuve à la fois d'une maîtrise technique peu commune et de dons d'interprétation également hors de l'ordinaire. Dans la Sonate en si mineur de Liszt, il a utilisé un registre de nuances qui semblait illimité. Son interprétation de la Sonate "Waldstein" de Beethoven fut exemplaire, maintenant le juste milieu entre le classicisme et le romantisme. Quant à la sonate de Bartok, il en maîtrisa les embûches techniques et rythmiques avec une facilité et une lucidité admirables.

Raoul Sosa a donné de la célèbre sonate "Hammerklavier" de Beethoven une traduction remarquable par sa fidélité au texte et son intensité expressive. Le caractère épique du premier allegro et de la monumentale fugue finale ont été vigoureusement soulignés. Le Scherzo, avec son climat fantastique et ses sorties tumultueuses a été très réussi. Le long Adagio où "la douleur s'irrite jusqu'aux sanglots" a également été magnifiquement rendu, le pianiste prouvant une exceptionnelle capacité de concentration artistique, qu'il a d'ailleurs fait partager à son auditoire.

Raoul Sosa est un pianiste et un artiste de première grandeur, dont nous sommes privilégiés d'avoir parmi nous la présence.
Montréal : Le Devoir ­ Gilles Potvin

C'était l'exécution d'un maître, et une des plus merveilleuses soirées musicales de cette saison.
Son interprétation de la Sonate Hammerklavier de Beethoven fut exemplaire. Le fameux Adagio fut rendu dans tout son contenu émotionnel et toujours dans une même ligne de pensée. L'aisance avec laquelle il joua la monumentale Fugue finale, nous permettait de nous interroger pourquoi cela nous avait toujours paru si difficile lors d'autres exécutions!

C'était une démonstration de musicalité et de prouesses techniques dont on se souviendra très longtemps. Son interprétation de la sonate de Liszt était à la hauteur des plus grandes.
The Montreal Star ­ Eric McLean

Le concert que nous présentait hier l'Orchestre Symphonique de Québec nous a mis en présence d'un pianiste au talent exceptionnel, d'un artiste au sens le plus large du mot. Une véritable révélation. Son interprétation du Concerto no. 2 de Brahms le révéla comme un maître dans son art.
Québec : Le Soleil